lundi 11 février 2019

Une raison de plus pour joindre le mouvement des Gilets Jaunes !

Mme Wargon secrétaire d'Etat du minsitèrede l'écologie, qui na pas juger utile de nous recevoir avec  la Fédération Vent  de colère DC et 2 associations du patrimoine alors que le rendez-vous avait été pris depuis plus de 4 mois

Je suis scandalisé non seulement par le fait qu'elle n'ait pas jugé  utile de nous recevoir  mais surtout  plus  qu'elle n'ait même pas eu la politesse de nous en informer , alors que ce  Rendez-vous avait été pris depuis plus de 4 mois et qu'au départ nous souhaitions rencontrer  le Ministre François de Rugy

J'ai refusé au nom de la FED de discuter avec l' un des conseillers de Wargon et j'ai quitté la salle de réunion.

Bernadette Kaars administratrice dela FED qui m'accompagnait est restée en observatrice

ps: Vous noterez  certains termes  de cette lettre avec copie  au ministre de l'interieur

Lettre avec ARC de la Fédération Environnement Durable à
Mme Emmanuelle Wargon, Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.
        
Copie à :
M. le Président de la République
M. le Ministre d’Etat François de Rugy
M. le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner

Paris le 6 février 2019
                                                   Mme la Secrétaire d'État,


En tant que président de la Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe plus de 1.360 associations et collectifs de bénévoles de toutes les régions de France, je déplore de n’avoir pu vous rencontrer hier alors que ce rendez-vous était fixé depuis plusieurs mois et que certains d’entre nous étaient venus de province à leurs frais.               

N’ayant pas été prévenu de votre absence j’ai pris la décision au nom de la FED de ne pas être reçu par un de vos conseillers et de quitter le Ministère.                    
Cette situation est particulièrement regrettable au moment où la question éolienne fracture la France et ou la société civile se sent méprisée par les autorités.         

En tant que Président de la FED j’alerte à nouveau les pouvoirs publics et plus particulièrement Mr le Ministre de l’Intérieur sur la rupture sociale et l’extrême tension qui se développe régionalement concernant l’éolien terrestre français comme je l’ai signalé au cours de mon audition devant la commission de l’assemblée nationale le 17 janvier 2019.                                             
La FED lutte depuis des années légalement contre l'éolien industriel terrestre et le long des côtes pour de nombreuses raisons, économiques et environnementales, et elle dénonce les mesures prises par la commission Lecornu, notamment celles qui tentent de museler l’opposition des citoyens et des associations loi 1901, en voulant mettre en place des procédures dérogatoires au droit commun français.               
 
La FED a déposé devant le conseil d’Etat, deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir des décrets supprimant le double degré de juridiction dans le contentieux éolien et celui remplaçant les enquêtes publiques par une simple participation par voie électronique.      

La FED demande au gouvernement de prendre en urgence les quatre mesures  suivantes :
1) Eloigner les éoliennes à plus de 1.000 mètres des habitations (Les nouvelles machines pouvant dépasser 200 mètres de haut).
2) Supprimer toutes les aides financières directes et indirectes à l’industrie éolienne qui profite depuis plus de 17 ans de mesures dérogatoires, toujours renouvelées voir amplifiées et notamment la suppression des tarifs garantis relatifs aux parcs de moins de 6 éoliennes.           
 3) Faire effectuer un audit indépendant de la structure de l’industrie éolienne. Tous les indicateurs montrent que celle-ci organisée en une myriade de réseaux financiers opaques, permet à des fonds internationaux de s’enrichir et peut-être de se « blanchir » avec l’argent des consommateurs d’électricité français en accumulant à son profit, des dizaines de milliards d’euros, comme l’a mis en évidence la cour des Comptes et la commission de Régulation de l’Energie.
4) Prendre des mesures concernant les futures friches industrielles des éoliennes terrestres.           
La FED se réserve la possibilité de mettre en cause juridiquement les pouvoirs publics pour leur inaction face à la pollution du territoire générée par les déchets des éoliennes industrielles.   
La situation de l’Allemagne, confrontée à ses premiers démantèlement, révèle aujourd’hui qu’aucune précaution à la hauteur des enjeux n’a été prise par l’Etat français pour protéger l’environnement (communiqué de presse FED du 5 février 2019).

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame le Secrétaire d’État, l’expression de ma haute considération.

Cordialement
Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
contact@environnementdurable.net

poste par H.W

jeudi 24 janvier 2019

Conséquences néfast grave pour les argiculteurs cause a éol..............



Témoignage de Murielle et Didier Potiron, éleveurs à Puceul, 44

 

Nous possédons une exploitation de 350 bêtes sur 135 hectares. Nous avons un atelier lait, en race normande, et des vaches charolaises pour la viande. 


En 2006, un promoteur éolien est venu nous proposer de louer une partie de nos terres pour y installer des éoliennes. Comme à l’époque on disait avant tout que c’était écologique et sans danger, on a accepté sans hésiter d’en prendre une, et ça nous faisait un revenu complémentaire. Autour de notre ferme, on se retrouve au total avec un parc de 8 éoliennes de 150 mètres de haut dont 6 sont à 720 mètres de notre habitation, les deux autres à environ 1 km.
On s’attendait peut-être à un peu de bruit, ou à ce que ça ne fasse pas très joli dans le paysage, mais on ne s’attendait pas perdre 50 bêtes par an, depuis que les éoliennes sont là. 
Au début, on n’a pas fait vraiment le lien. On a pensé à un problème sanitaire : dans l’élevage, on peut s’attendre à tout. On a fait venir des spécialistes (vétérinaires, nutritionnistes) : mais ils n’ont rien trouvé. Pourtant, nos veaux meurent, la qualité et la quantité de notre lait est catastrophique. On a déjà eu 4 menaces d’arrêt de collecte. 

Alors, comme on ne trouvait rien, et que nos vaches continuaient à refuser d’entrer dans le bâtiment quand les éoliennes étaient en fonctionnement, on a appelé le promoteur. Un actionnaire du Luxembourg est venu sur notre exploitation. Il ne nous a pas vraiment pris au sérieux : il a envoyé un geobiologue en pensant résoudre le problème mais celui-ci n'a pas réussi et n'a rien arrangé. Nous avons donc déposé une plainte à la préfecture, ce qui a déclenché une étude GPSE (Groupement Permanent de Sécurité Electrique), et l’envoi d’un expert. Dans le cadre du GPSE des expertises scientifiques ont été réalisées nous avons signé un protocole. 


Voilà pour l’instant où on en est : il y a des failles rocheuses et de l’eau sous notre bâtiment. Je vais essayer d’expliquer simplement pour que les gens comprennent : en gros, les câbles électriques qui récupèrent l’électricité de l’éolienne passent sous la terre. Cette électricité, quand il y en a trop les jours où ça tourne à plein régime, on ne sait pas la stocker. Alors le surplus, il part dans la terre. Et il vient se « mélanger » avec l’eau des nappes phréatiques. Pour faire simple, nos vaches ont 4 pattes, et elles se prennent des décharges en permanence. Les veaux sont les plus fragiles. On a beaucoup de morts subites. Nous avons d’ailleurs décidé de condamner certaines zones de notre bâtiment, celles où les veaux tombaient malades. C’est tout ce qu’on a pu faire.
Avec le GPSE, comme nous avons signé un protocole, pendant les études nous n’avions pas le droit de divulguer quoi que ce soit à la presse pendant une durée de un an. Les documents étaient estampillés « confidentiel ». Mais à présent, nous pouvons parler librement, et nous n’avons plus rien à perdre. Le géobiologue nous a conseillé, pour notre santé, de nous éloigner de notre élevage. Mais comment voulez-vous qu’on fasse ? On vit là, on travaille là, et on prend seulement une semaine de vacances par an. De temps en temps, je me rends chez mes parents, pour faire une pause. On ressent une fatigue extrême je multiplie les crises d’épilepsie, les chutes inexpliquées. 
Nos enfants ne sont plus à la maison en permanence, Dieu merci. Mais quand ils viennent nous voir ils nous disent à chaque fois… » Mais comment faites-vous pour tenir dans cet enfer, avec ces maux de tête, cette fatigue ? »
On n’est pas les seuls dans le secteur à souffrir de tous ces maux : Céline Bouvet a une exploitation pas loin, et elle vit exactement la même chose. Ce qui est curieux, c’est que, quand on essaie de parler à la presse, c’est comme si on parlait dans le vide. C’est un scandale, et personne ne le dénonce !
Actuellement, les expertises se poursuivent pour compléter celles qui ont été faites par le GPSE. C’est l’Etat qui a mandaté ces nouvelles expertises. Ils vont percer des trous partout dans nos parcelles Un des experts a fait de l’humour un jour et il nous a dit « mettez des bottes en caoutchouc à vos bêtes pour les isoler ! »


Je joins à mon témoignage des documents, pour les plus sceptiques, et notamment une expertise qui analyse le rendement de notre robot de traite. 

Voici la conclusion : « on constate une amélioration des performances de l’élevage et du comportement des animaux au cours de l’arrêt des éoliennes, avec une dégradation rapide lors de la remise en service du parc éolien »

Faites circuler notre témoignage. Les Français doivent savoir ce qu’on leur cache. 

Les éoliennes nous électrocutent à petit feu.

Témoignage recueilli par Sioux Berger




lundi 10 décembre 2018

Quelques chiffres sur le financement des ENR

La suppression du soutien financier (tarifs de rachat ou de référence) à la vente de l’électricité renouvelable permettrait d’absorber l’annulation de l’augmentation de la taxe climat et de retrouver de la marge pour financer la transition énergétique.

Hervé Nifenecker / Président de l'Association des Cafés des Sciences du Pays Vizillois

Le gouvernement a décidé de supprimer l'augmentation de la taxe climat portant sur les carburants. Cette augmentation devait atteindre 3,7 milliards d'euros.
La fiscalité de l'Énergie a été profondément modifiée en 2016 par l'intégration dans le budget de l'État des charges et des recettes de la "Contribution au Service Public de l'Énergie", la CSPE, dans le compte d'affectation spéciale (CAS) de la "Transition énergétique".
Selon le [[http://www.senat.fr/rap/a17-109-2/a17-109-20.html]] du Sénat sur le projet de loi de finances 2018, le soutien aux énergies renouvelables électriques passerait de 3,7 milliards d'euros en 2016 à 5,4 en 2018.
La possibilité de recourir à la taxe pour assumer l'augmentation de ce soutien disparaissant, qui paiera les producteurs d'électricité éolienne et photovoltaïque ? Sera-ce EDF, qui sauf à se mettre en faillite, ne pourrait qu'augmenter ses tarifs ? Le refus d'augmentation de ces tarifs par le gouvernement ne semble-t-il pas aller, effectivement, dans le sens de rendre EDF insolvable, si une autre solution n'est pas trouvée ?
La Cour des comptes a estimé que les soutiens de la production d'électricité renouvelable, financés jusqu'à présent par la CSPE, ont coûté 27 Mds d'euros jusqu'à présent avec près de 100 Mds d'engagements. La Cour des comptes a aussi révélé que ces dépenses n'avaient pas conduit à une réduction des émissions de CO2. Elle a, essentiellement, servi à diminuer la production nucléaire et à la rendre moins rentable. Y a-t-il lieu, dans les conditions nouvelles créées par la suppression de l'augmentation de la taxe de 3,7 milliards d'euros, de continuer à subventionner la production d'électricité renouvelable qui ne diminue pas les émissions de CO2, déstabilise le réseau électrique et, faute de financement, mettrait en danger l'existence même de l'opérateur national ?
La question mérite d'autant plus d'être posée que, selon la réponse du Maître d'ouvrage à la question 609 du [[https://ppe.debatpublic.fr/montant-financement-cspe]] , les coûts de production se sont effondrés entre 2009 et 2017, de 358 à 49,5 $/MWh pour le photovoltaïque et de 135 à 45 $/MWh pour l'éolien
Le tarif de rachat de l'éolien reste fixé à 82 EUR/MWh pour les contrats souscrits avant 2016, et le [[https://selectra.info/energie/guides/environnement/rachat-electricite-gaz-edf]] servant au calcul du complément de rémunération, depuis 2016, varie entre 72 et 74 EUR/MWh, celui du photovoltaïque varie, lui, entre 60 et 200 EUR/MWh ? Ces tarifs laissent augurer de confortables profits. C'est bien ce que constatait la CRE dans son [[https://www.cre.fr/Documents/Publications/Rapports-thematiques/couts-et-rentabilite-des-enr-en-france-metropolitaine]] d'analyse sur les coûts et la rentabilité des énergies renouvelables en France métropolitaine. La CRE observait, en effet, des rentabilités bien supérieures au coût moyen pondéré du capital (CMPC, de l'ordre de 8 % net d'impôt). Pour l'éolien, les installations sont amorties au bout de 15 ans alors que leur durée de vie excède 20 ans.

Nous suggérons de reporter la diminution du revenu de la taxe sur les producteurs de courant éolien et photovoltaïque. Les taxes finançant essentiellement des projets éoliens et solaires qui coûtent cher et sont inefficaces, nous demandons à l'État d'arrêter de subventionner ces énergies dites matures. Leurs producteurs devront vendre leur production sur le marché sans soutien ou subvention.
Ces producteurs sont soit des particuliers assez aisés pour avoir investi dans des panneaux photovoltaïques leur permettant de vendre sans risque leur production à EDF, soit des entrepreneurs industriels ou bancaires intéressés par des opérations financières rentables en investissant de façon massive dans une production éolienne vendue, elle aussi, en toute sécurité à EDF.
 Que ces fournisseurs prennent enfin leur responsabilité nous semble socialement équitable. Ils devraient y être d'autant plus incités que leur production n'était pas, jusqu'à présent, soumise à la TVA.
La perte de ressource de 3,7 milliards due à l'annulation de l'augmentation de la taxe carbone serait plus que compensée par la suppression des 5,4 milliards de subventions à la production d'électricité renouvelable. Les 1,7 milliard rendus ainsi disponibles ne manqueraient certainement pas d'usage

 

mercredi 5 décembre 2018

Cantal : Toi ? Tu ne comptes pas !

Témoignage d’un éleveur du Cantal


Je m’appelle Michel Felgines, et je suis éleveur dans le Cantal. Mes vaches sont en plein air toute la journée. Et je vis auprès d’elles.

Les sociétés qui comptent construire un parc éolien ont fait des réunions d’information dans le village. Avec ma femme, on y est allés. Dans le projet, je vais avoir une éolienne à moins de 500 mètres de ma stabulation. C'est légal, paraît-il, car mon étable n'est pas considérée comme une habitation. Pourtant j'y suis toute la journée, et souvent la nuit aussi, quand mes Salers mettent bas. Voilà les questions que j’ai posées :

- Trop près des éoliennes, on sait qu’il y a des cellules trop nombreuses dans le lait des vaches, ensuite, il est invendable. Que comptez-vous faire pour cela ?

- Ma stabulation est à moins de 500 mètres de l’éolienne. L’hiver, il fait jusqu’à moins 18 degrés par ici. Que comptez-vous faire pour la projection des blocs de glace par les pâles ? Elles peuvent être projetées bien plus loin que 500 mètres. Et moi je suis toute la journée dans ma stabulation.

Réponse du représentant de la société : pas d’inquiétude ! Nous installons ce parc sur un territoire où il y a seulement 0,7 habitant au kilomètre carré…le risque est donc minime !

Je ne savais pas, avant cette réponse, que je ne représentais pas une personne à part entière en France…maintenant je le sais.

Michel Felgines, Cantal, 15

Sioux Berger :
Ce témoignage est le troisième que je poste. Je poursuis mes interviews sur le terrain. Je vous invite à lire aussi les deux précédents : témoignage d'une agricultrice Bio, éoliennes, attention arnaque et le témoignage de l'agriculteur de Trizac.
Je prête ma plume aux personnes que l'on entend peu. Si ce témoignage vous parle, partagez. Et je vous invite surtout à réfléchir avant de poser un jugement.

jeudi 29 novembre 2018

Energie et taxes : Macron marche sur la tête

Par Michel Gay
Le 28 novembre 2018
N° 422
En réponse au mouvement populaire quasi-insurrectionnel des gilets jaunes en colère 
contre l’augmentation des prélèvements divers, notamment les taxes sur les carburants
censées payer la « transition énergétique », le Président de la République française annonce
le 27 novembre qu’il décide de détruire de la richesse en fermant jusqu'à 14 réacteurs 
nucléaires (sans effet sur les fameuses émissions honnis de gaz à effet de serre) d’ici 2035,
et en dilapidant jusqu’à 8 milliards d'euros par an dans les ruineuses et inutiles énergies renouvelables.
Certes, le Président « demande à EDF de travailler à l’élaboration d’un programme de nouveau
nucléaire » pour 2021 ». Mais alors pourquoi commencer par détruire ce qui est rentable,
économique, et qui fonctionne parfaitement en toute sureté, alors que l’Etat cherche de l’argent
dans la poche des contribuables ?

                   Emmanuel Macron marche sur la tête. Qui va payer ?
Faut-il créer et faire réfléchir longtemps un comité "Théodule" pour s'apercevoir que ces
orientations sur l’énergie vont peser sur le portefeuille de tous les Français
,
même ceux qui ne paient pas d'impôt sur le revenu, du moment qu'ils se chauffent et qu’ils se déplacent en véhicule, même en vélo électrique ? L’énergie étant à la base de toute production industrielle(ciment acier, verre, plastique,..), les fins de mois vont devenir difficiles pour beaucoup de Français.

Remplacer la production pilotable et bon marché aujourd’hui et demain des centrales
nucléaires par des énergies renouvelables fatales, intermittentes, et subventionnées,
couplées à des centrales à gaz pour les nuits sans vent (puisque le stockage est un rêve inatteignable) va considérablement augmenter le coût de toutes les énergies, comme en Allemagne et dans une grande partie de l’Europe.

En effet, par un effet de vase communiquant, les monstrueuses subventions diverses aux
énergies renouvelables électriques (principalement les éoliennes et solaires) seront
compensées par des taxes en augmentation,
et même probablement par de nouvelles taxes
sur tous les carburants fossiles dont le gaz, le fuel domestique et les divers carburants. 
C’est un suicide collectif européen !

                  Un constat juste mais une réponse catastrophique !
Puisqu’il faut « atténuer tout ce qui conduit au réchauffement climatique », et donc diminuer les
émissions de gaz à effet de serre, pourquoi fermer des réacteurs nucléaires en parfait état de
fonctionnement qui n’en émettent pas ?
Il est paradoxal, voire incompréhensible pour les Français, d’écrire
- « Le nucléaire nous permet aujourd'hui de bénéficier d'une énergie décarbonée et à bas
coût (…) Le dispositif actuel, qui permet aux Français d'avoir les prix de l'électricité
parmi les plus bas d'Europe,
s'arrête en 2025.
Il est pourtant indispensable que les
Français puissent en bénéficier au-delà, tant que les réacteurs nucléaires sont toujours
en activité ».
Puis immédiatement après : « Je n'ai pas été élu pour ma part sur un programme de sortie du nucléaire, mais sur une réduction à 50 % de la part du nucléaire dans notre mix électrique. 
Et je tiendrai cet engagement ».

En clair, le Français peut aussi comprendre : « J’ai fait une promesse démagogique pour être
élu. Elle est idiote mais je m’y tiendrai car je n’ai qu’une parole,
et tant pis pour les
conséquences néfastes sur le niveau de vie des Français ».

Caprice d’enfant gâté qui refuse de voir et d’entendre la souffrance des Français ?
Puisque le Président constate « que nous avons fait trop peu pour répondre au défi du
changement climatique »,
pourquoi faire pire en décidant l’inverse de ce qu’il faudrait faire ?

Pourquoi déclarer que les dirigeants politiques ont fait trop peu et « porteront la responsabilité
principale d’avoir ajouté aux dettes économiques et sociales, que devront supporter nos enfants
et nos petits-enfants, une dette environnementale d’une tout autre nature » alors que c’est
précisément ce que vous faites en prenant des décisions coûteuses et insensées ?
La fermeture prématurée de 10 ans de la centrale de Fessenheim coutera 4 milliards 
d’euros aux Français.

                             Racket fiscal sous couvert d’écologie ?
Sur les presque 1 € de taxes diverses imposées aujourd’hui par litre de carburant automobile,
environ 10 c€ (c’est énorme) servent à alimenter directement de dispendieuses gabegies
qui ne servent pas la cause du réchauffement climatique, comme les éoliennes et les panneaux
photovoltaïques. Il faut y ajouter l’augmentation rapide des taxes sur l’électricité, le gaz et le
fuel.

Voilà où réside la véritable cause de la colère des « gilets jaunes » qui ont la sympathie de
toutes les couches sociales. Payer de force pour un service non rendu (c’est pour votre bien,
on va vous protéger) à un nom : ça s’appelle du racket !
La révolution de 1789 a aussi été portée par les nobles révoltés…

Non seulement monsieur Emmanuel Macron marche sur la tête, mais il semble que tout le
gouvernement entraine les Français dans le caniveau.

Vouloir restreindre par l’argent l’accès au chauffage et à la mobilité, et donc aux libertés
fondamentales des citoyens pour des raisons floues qui alimentent de puissants 

intérêts privés européens (pour les éoliennes) et chinois (pour les panneaux solaires),  
est extrêmement dangereux.  
Ne dit-on pas que lorsque l’avoine manque dans le râtelier, les chevaux se battent ?

                               Démagogie contre intérêt général
Pour cajoler les partis « verts » pendant sa campagne présidentielle, monsieur Macron a fait
des promesses démagogiques sur le nucléaire et les énergies renouvelables
dont le Président
est aujourd’hui prisonnier. Il rappelle aussi dans son discours du 27 novembre que « la taxe
carbone a été votée en 2009, 2014 et 2015, engageant beaucoup de responsables politiques ».
C’est exact. Alors pourquoi l’ont-ils voté à l’époque ?
N’ont-ils pas vu les conséquences néfastes de leur vote, se sont-ils fait leurrer, est-ce une
manoeuvre politique dans la recherche d’un pseudo-consensus pour acheter une paix sociale à
court terme, ou est-ce par une forme de lâcheté politique (après moi le déluge) qui ne voit pas
plus loin que la portée du mandat électoral ?

Oui, monsieur le Président et messieurs les députés,  
les Français sont en colère avec quelques raisons car ils ont le profond sentiment que, pour de mauvaises raisons politiciennes qu’ils ne comprennent pas, les orientations que vous avez prises ainsi que vos annonces stratégiques pour la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie sont contraires à leurs intérêts et à celui de la France !

Poste par HW