dimanche 14 octobre 2018

Tartuffe, sort de corps!

Bonjour,

Est-ce un nouveau prophète? Aurélien Barreau fait parler de lui depuis quelques temps. Il est à l'origine d'une tribune d'alerte dans le monde depuis la démission de Nicolas Hulot. Sa prise de parole à Bordeaux au festival Climax en septembre le révèle au grand public.


Pour lui, il n'est pas trop tard pour éviter le pire.
Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.

Je vous invite à visionner cette vidéo, car je pense et j'espère qu'il sera entendu.

A voir absolument. 
Olivier DUBAR
Président de "Vent du Sud Morvan"










publié le 08/10/2018 à 15:00

vendredi 7 septembre 2018

Non, le bruit des éoliennes n’est pas atténué par le sol !

 Toutes les éoliennes en Hesse en Allemagne doivent être vérifiées à cause du bruit qu’elles produisent.

Extrait de l’émission de télévision allemande Hessenschau — 8 août 2018



"Le pire, c’est en hiver quand les arbres n’ont pas de feuilles et que le bruit peut bien se propager."

mardi 4 septembre 2018

L’écologie politique est un fonds de commerce


Jean-Pierre Chevènement critique le bilan de l’ex-ministre de la Transition écologique et les effets du « lobby écologiste » en France. Elene Usdin

Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, l’ancien ministre d’Etat revient sur la démission de Nicolas Hulot de son poste de ministre de la transition écologique.

« Dans toute démission, dans celle de Monsieur Hulot comme dans d’autres, il y a la forme et il y a le
fond.

La forme en a surpris plus d’un, à commencer sans doute par le Président de la République.
Puis-je rappeler un souvenir ? A deux reprises, sur la politique industrielle et sur la guerre du Golfe,
François Mitterrand m’a demandé de surseoir à ma démission de plusieurs jours et même de plusieurs
semaines. Vous n’allez pas démissionner la nuit, comme Rocard ? m’avait-il ainsi interrogé le 29
janvier 1991. Nous sommes convenus que la passation de pouvoirs à l’Hôtel de Brienne se ferait le
surlendemain et François Mitterrand connaissait ma décision depuis le 7 décembre 1990 !

Aujourd’hui, tout se gère à l’aune de la communication. Monsieur Hulot était pour le Président
Macron une splendide prise médiatique. Il a plutôt une bonne tête. Depuis Ushuaïa, l’émission qui l’a
rendu célèbre, il jouit de la faveur de l’opinion. De surcroît, Monsieur Hulot n’est pas vraiment
un Vert. Il était là pour permettre au gouvernement de gérer cette petite frange de l’opinion qui met la
notion vague d’écologie au sommet de ses priorités.

Soyons clairs : que les questions environnementales et la préservation des biens communs à toute
l’humanité (eau, air, sol, etc.) soient d’une importance primordiale, je suis le premier à en convenir.
Mais il va tout autrement de l’idéologie des Verts qui est une forme de millénarisme : depuis 1945,
l’humanité a substitué à son horizon la catastrophe au lieu du progrès. En réaction au nazisme, le
philosophe allemand Hans Jonas a inventé le principe de précaution. Ce principe, inscrit dans notre
Constitution, n’a rien de scientifique. Un gouvernement qui voudrait l’appliquer pleinement ne devrait pas se borner à abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes. Il lui faudrait fermer toutes les usines non seulement nucléaires mais chimiques, renoncer aux grands projets d’infrastructures, multiplier les conflits avec les agriculteurs et les entrepreneurs à force de réglementations tracassières.

Tel n’était pas l’état d’esprit de Monsieur Hulot. Depuis qu’on sait qu’il ne trouvait plus le sommeil, l’opinion s’interrogeait : que cachait depuis six mois ce chantage public et permanent à la démission ? Comment se terminerait ce ballet d’hésitations ? Sur quel grand sujet le ministre choisirait-il de tomber ?

Depuis quelques jours, on respire : ce n’était que la chasse et la présence d’un lobbyiste à l’Élysée !

Comme si les politiques ne passaient pas une grande partie de leur temps à écouter – et d’ailleurs à
juste titre – les représentants des intérêts particuliers, leur tâche étant de faire prévaloir, in fine,
l’intérêt général.

Ainsi, la chasse n’était, pour le ministre, qu’un prétexte. En réalité, Monsieur Hulot gère au plus près
son capital médiatique. L’écologie politique est un fonds de commerce et la concurrence est rude :
même Jean-Luc Mélenchon vient d’annoncer avoir découvert le problème de l’eau : chaude ou froide,
il ne précise pas…

Dans toute cette affaire, je ne vois guère le souci de l’État. Monsieur Hulot donne à Emmanuel
Macron un coup dont il se relèvera. En quoi l’avait-il mérité, sinon d’en avoir fait son ministre de
l’Écologie ?

Quelle est, sur le fond, la question qui justifie la décision de Monsieur Hulot ? Je n’en vois qu’une, à
vrai dire, c’est la place du nucléaire dans l’approvisionnement énergétique de la France. En
démissionnant à la radio, le ministre s’est lâché : il a incriminé le nucléaire, cette folie inutile,
économiquement et techniquement, dans laquelle on s’entête.

Nicolas Hulot sait très bien qu’Emmanuel Macron, à juste titre, juge totalement irréaliste l’objectif de
ramener à 50 % la part du nucléaire dans l’électricité produite en France en 2025. L’objectif en
question a été fixé dans le programme du PS de 2011. C’est François Hollande qui l’a fait passer dans
la loi, en 2015. Cet objectif est complètement démagogique, purement électoraliste et contraire à
l’intérêt du pays.

Le solaire et l’éolien sont des énergies intermittentes qui rendent nécessaire de maintenir le nucléaire,
source permanente, la moins chère et la moins polluante.

On voit ce que coûte aux Allemands la décision de Madame Merkel, en 2011, de renoncer au nucléaire: ils doivent recourir au charbon et acquitter, s’agissant des particuliers, une facture d’électricité près de deux fois supérieure à celle payée par les ménages français. S’engager dans cette voie serait, de surcroît pour notre pays, un terrible gâchis industriel ! Voit-on que la Chine, l’Inde, la Russie, la Grande-Bretagne, le Japon, même après Fukushima, ont renoncé au nucléaire ?

Tout au contraire ! Rosatom en Russie a, à l’exportation, un carnet de commandes de 33 projets de
centrales. Tout cela était à notre portée, si la main n’avait pas tremblé sous la pression du lobby
écologiste.

Depuis des décennies, notre industrie nucléaire s’étiole. Elle perd ses savoir-faire. Il faut dire que la
dernière centrale construite, celle de Civaux a été décidée en 1981 et inaugurée en 1999, il y a vingt
ans !

Voilà le mal français : depuis des décennies nos élites ont fait le choix de « laisser partir » nos
industries.

On en voit le résultat : une balance commerciale déficitaire de 75 milliards d’euros en 2017 quand
l’Allemagne affiche un excédent de 254 milliards ! Comment, dans ces conditions, remettre la
France au centre du jeu européen ? Notre seul vrai problème est celui de notre compétitivité. Le solde
de notre balance commerciale n’a cessé de se dégrader depuis 2003. Le déficit énergétique (38
milliards d’euros en 2017) s’ajoute au déficit manufacturier (plus de 30 milliards).

Or, l’hostilité viscérale au nucléaire est le noyau, si je puis dire, de l’idéologie verte, fondamentalement réactionnaire et technophobe.

Le choix du nucléaire est un choix de longue portée, une affaire de générations.

Un rapport commandé par Nicolas Hulot préconise de construire six EPR à partir de 2025 pour une
entrée en service en 2035. Le centre d’enfouissement des déchets ultimes de Bure dans la Meuse
n’entrera en service que dans la décennie 2040. Or le centre de Bure concentre déjà l’hostilité violente des Verts, à l’échelle européenne ! Et cela ne fait que commencer !

L’avenir d’un atout industriel majeur de la France est ainsi l’objet d’un bras de fer entre, d’une part,
une minorité de décideurs qui se refusent à brader l’héritage des générations en même temps que
l’avenir du pays et, d’autre part, une petite minorité extrémiste (à peine 3 % des électeurs) qui entend
prendre en otage l’opinion, à travers un système politico-médiatique dont l’indépendance de la France est devenue le cadet des soucis. Sur ce dossier vital, Nicolas Hulot n’avait pas la capacité de trancher en homme d’État.

Tel est l’éclairage de fond qui donne sens à sa démission : d’un côté les fantasmes d’une idéologie
millénariste, de l’autre le souci de maintenir la France dans l’Histoire. Monsieur Hulot a bien raison de dire : Il ne faut pas se mentir ! Il y avait, en effet, de quoi perdre le sommeil pour un homme d’État!

Si cette hypothèse d’une contradiction intenable pour Monsieur Hulot, ministre, s’avérait exacte, alors il faudrait lui dire sincèrement : Bonnes vacances, Monsieur Hulot ! »

http://www.leparisien.fr/politique/jean-pierre-chevenement-bonnes-vacances-monsieur-hulot-01-
09-2018-7872783.php

vendredi 31 août 2018

Démission de Hulot : le lobby écologiste est le plus puissant

Par Michel Gay.
Nicolas Hulot a démissionné avec fracas en stigmatisant les lobbies qui paralysent l’action publique.
Cette « sortie » tonitruante donne l’occasion aux médias de s’associer à sa vertueuse chasse aux groupes de pression en oubliant de signaler que le plus puissant lobby en France est celui des  écologistes politiques. Ce dernier a réussi à faire « croire l’incroyable » aux Français, notamment sur les énergies renouvelables, grâce à une propagande efficace.

Les bons et les mauvais lobbies

Manifestement, comme il existe « des bons et des mauvais chasseurs », il y aurait aussi des bons et des mauvais lobbies.
Les mauvais seraient, bien entendu, les entreprises et les multinationales qui sacrifient l’environnement à leurs intérêts.
Les bons seraient les ONG et les associations qui font pression sur l’État pour qu’il s’engage dans de ruineux et inutiles programmes aux effets incertains, voire franchement néfastes, sur le niveau de vie des Français.
La transition écologique et solidaire, dont Nicolas Hulot avait la charge, est tout simplement une voie sans issue. Il en a tiré les conséquences.
Les prétextes invoqués pour justifier cette démission ne doivent pas tromper. Monsieur Hulot a eu les mains suffisamment libres, quoi qu’il en dise, pour appliquer une politique absurde allant à l’encontre des intérêts de la France et des Français. Il s’est simplement rendu compte de cette absurdité et de son impuissance face aux lois… de la physique.

Du rêve dangereux à la réalité

Professer de « belles » utopies est facile, les confronter à la réalité l’est moins. Il a certainement été cruel pour l’ancien ministre de constater, par exemple, que le fameux « Accord de Paris », obtenu à l’arraché par Laurent Fabius et François Hollande lors de la « COP 21 » en décembre 2015, était vilipendé de tous côtés. Les États-Unis, l’Australie, la Chine et même l’Allemagne, ainsi que des pays ayant lourdement investi dans l’éolien et le photovoltaïque (Espagne, Italie,…) font maintenant machine arrière.
Sa loi phare interdisant, dans l’indifférence générale, tant du côté des médias que de celui des politiques, l’exploration et la production des hydrocarbures, était censée montrer la voie. Elle n’a pas non plus fait d’émules. Il en a pris acte (sans l’avouer).
Il a tout de même décapité sans état d’âme une profession stratégique plus que centenaire, sans avoir pris toutes les dispositions indispensables pour gérer les douloureuses conséquences, humaines et financières. Cette loi laisse sur le carreau des personnels pour lesquels il est difficile d’entrevoir une reconversion. Celle qui leur était suggérée dans les énergies renouvelables est un leurre dramatique, comme l’Allemagne est en train d’en faire l’expérience.

Énergie et idéologie

Confier aux béotiens du ministère de l’Écologie le secteur hautement technique et stratégique de l’énergie relève d’une politique suicidaire.
Nicolas Hulot a pourtant inscrit sa politique dans le cadre de la loi sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte, votée en août 2015 par les députés.
En 2014 la France envoyait 304 millions de tonnes de CO2  dans l’atmosphère.
En 2017, ses émissions atteignaient 320 millions de tonnes, soit 16 millions de tonnes supplémentaires.
La puissance éolienne installée, qui était de 11,5 gigawatts (GW) en 2014, a pourtant atteint 18 GW en 2017, alors que, dans le même temps, la puissance photovoltaïque est passée de 5,3 GW à 7,7 GW.
Ce développement de la production d’électricité renouvelable a été financé par une partie d’une taxe prélevée sur les consommations d’électricité (la CSPE).
En 2014, celle-ci atteignait 3 milliards d’euros et s’envolait à plus de 5 milliards d’euros en 2017, avec une prévision de près de 6 milliards d’euros en 2018.
Les Français auront sacrifié près de 20 milliards d’euros sur l’autel écologique sans diminuer leur consommation de combustibles fossiles ! Et celle-ci a même augmenté !

Nucléaire et CO2

Vouloir mettre en difficulté la production nucléaire qui n’a aucun impact négatif sur le climat puisqu’elle n’émet pas de gaz à effet de serre constitue l’erreur fondamentale qui explique l’échec de Nicolas Hulot.
L’ex-ministre a voulu croire les semeurs d’illusions (vous avez dit « lobbies » ?…) qui lui ont affirmé qu’il était possible, en absence de stockage massif de l’électricité, de diminuer à la fois la production nucléaire et les émissions de CO2.
L’exemple allemand est là pour  confirmer cette  impossibilité à l’échelle d’un grand pays comme la France.

Renouveau ?

Le départ de Nicolas Hulot pourrait être l’occasion de décider enfin d’une politique efficace et économique de diminution de nos consommations d’énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole) en remarquant qu’il existe aussi un puissant lobby écologiste qui fait prendre, aux Français, des vessies pour des lanternes sur ces sujets.
Ainsi, il faudrait :
  • Abandonner l’objectif onéreux et inutile de réduction de la part du nucléaire
  • Décréter un moratoire sur le soutien aux nouvelles installations éoliennes et photovoltaïques en attendant la mise au point d’un système de stockage de l’électricité économique et efficace (qui n’arrivera peut-être jamais…)
  • Remplacer l’actuelle incitation de la production de chaleur domestique par le gaz (RT 2012) par des pompes à chaleur, voire par la combustion de la biomasse.
  • Redéployer les finances économisées vers la mobilité électrique.
La disparition (provisoire ?) de Nicolas Hulot de la scène politique ne signera pas l’arrêt de la politique absurde et irréaliste soutenue par les lobbies écologistes focalisés sur la volonté de détruire l’industrie nucléaire. Mais elle permettra peut-être une prise de conscience et un renouveau dans la politique environnementale. Sous un autre ministère.

mardi 21 août 2018

Victoire!

Le 14 août dernier, le préfet de Saône et Loire a refusé l’exploitation de 4 éoliennes sur la commune de Montmort à la société Windstrom France SARL. Cette décision s’inscrit après un avis défavorable du commissaire enquêteur en raison de manquements et d’insuffisances dans le dossier d’étude d’impact, après une forte opposition de la population recueillie au cours de l’enquête publique et enfin un avis défavorable de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.

Le plus grand des remerciements nous est offert par la nature.
 
Les adhérents à l'association "Vent du Sud Morvan" se félicitent que les services de l’État ;
  • Retiennent le principe de précaution, sans l’évoquer précisément, en ce qui concerne Ludo l’enfant autiste résidant à moins de 600 m de l’éolienne la plus proche.
  • Reconnaissent un risque pour l’approvisionnement en eau des riverains non-desservis par un service de distribution public d’eau potable.
  • Reconnaissent la richesse faunistique de la Saône-et-Loire obligeant le promoteur à brider les aérogénérateurs à certaines périodes de l’année pour respecter les espèces protégées.
  • Reconnaissent que la présentation du plan de financement du promoteur surestime les capacités financières de l’exploitant.

Que restera-t-il après ce combat victorieux, de la rancœur, un village divisé et une enquête judiciaire pour prise illégale d’intérêt qui suit son cours !

L’éolien industriel n’est une solution ni pour la Saône et Loire, ni pour la France, dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique. Espérons que cette petite victoire fasse réfléchir les élus ruraux gestionnaires et responsables.


Le Président

 

vendredi 17 août 2018

L’exemple de l’Allemagne doit nous alerter


Dans une tribune parue dans le journal Le Monde , l'ancien ministre de l'environnement Brice Lalonde encourage les écologistes à s'affranchir des "dogmes" du militantisme vert.

"Beaucoup sautent comme des cabris en réclamant des énergies renouvelables comme si elles étaient la panacée". En réalité, il faut développer celles qui produisent de la chaleur : solaire thermique, géothermie, pompes à chaleur, récupération de la « chaleur fatale » [dissipée lors des processus de production]. Celles-ci se substituent directement aux hydrocarbures. Le besoin est moins urgent aujourd’hui des renouvelables électriques, particulièrement des éoliennes terrestres qui contribuent à l’artificialisation des sols, puisque l’électricité est déjà décarbonée en France. Pourtant, ce sont presque toujours les électriques qui sont citées quand on parle des renouvelables. 

L’exemple de l’Allemagne doit nous alerter. Elle a vaillamment développé les renouvelables électriques, mais quand il n’y a ni vent ni soleil, elle produit son électricité avec les pires polluants, charbon et lignite. Résultat : elle émet près de deux fois plus de CO2 par habitant que la France
Dans l’état actuel de la transition, en l’absence de stockage d’électricité, il faut conserver les moyens de production classiques quand les renouvelables ne fournissent pas d’énergie. En France, ce sont les centrales nucléaires qui deviennent ainsi, avec l’énergie hydraulique, les supplétifs des renouvelables.
Ceux qui font passer le développement des renouvelables avant la préservation du climat s’imaginent-ils qu’ils vont pouvoir truffer la France d’éoliennes géantes et les suppléer par des turbines à gaz ? Mais le gaz, il faut l’importer, et sa combustion émet du CO2. Si elle porte cette vision, l’apologie des renouvelables devient contre-productive." Brice Lalonde : « Pas besoin d’être un ministre vert pour être un ministre écologiste » 


 Nicolas Hulot restera-t-il longtemps sourd aux interrogations des des anciens amis?



dimanche 12 août 2018

Encore 2 ans!

L’industrie éolienne allemande pourrait imploser

Maintenant que l’énergie solaire allemande s’est effondrée et carbonisée, il semblerait que l’industrie éolienne soit en bonne place pour être la suivante, selon le Handelsblatt.

Par Pierre L. Gosselin.
Un article de NoTricksZone

Il y a environ une semaine, nous relations comment l’ancien « Temple du soleil » s’est pris en pleine figure la réalité et s’est transformé en Vallée de la mort. En effet, la grande majorité des fabricants de panneaux solaires ont fait faillite et ont laissé plusieurs dizaines de milliers de travailleurs sans emploi.
Et les médias, politiciens, militants de se demander pourquoi l’AfD se développe aussi rapidement. Peut-être que les gens en ont marre de toutes les promesses bidon qu’on leur fait tous les jours.

L’industrie éolienne emportée par la tempête

Maintenant que l’énergie solaire allemande s’est effondrée et carbonisée, il semblerait que l’industrie éolienne soit en bonne place pour être la suivante, selon le Handelsblatt.
Le journal nous raconte que l’industrie allemande des éoliennes fait actuellement face à une sérieuse crise et où de nombreux postes sont
menacés.
Pour un pays qui prétend être déterminé et dévoué à remplir les objectifs de l’Accord de Paris, il est assez surprenant qu’un des secteurs industriels, répondant aux enjeux de l’accord, soit en train de s’effondrer.

Les prix de l’électricité éolienne se sont effondrés

Une des raisons que cite Handelsblatt est la baisse des prix de l’électricité éolienne. Le journal ajoute : « L’état d’esprit dans le secteur est à son plus bas » et maintenant « le marché de l’éolien est menacé d’exploser ».

Des licenciements massifs se mettent en place

Le quotidien expose que des entreprises réputées comme Enercon réduisent massivement les emplois. Enercon prévoit de licencier 835 travailleurs en Allemagne. Beaucoup d’autres entreprises ont fait des annonces de licenciements similaires.
Le journal blâme le manque de commandes du marché intérieur, en raison d’une chute dramatique des prix de l’électricité éolienne. Il est clair que sans les subventions massives, l’énergie éolienne se flétrit presque instantanément.
Le Handelsblatt explique également comment les mesures prises par le gouvernement pour réformer les règles de rachat de l’énergie éolienne ont eu l’effet inverse : « L’objectif du gouvernement fédéral était d’accélérer l’expansion. Au lieu de cela, il l’a ralenti. »
Des milliers de travailleurs vont perdre leur emploi et cela risque de renforcer la défiance vis-à-vis des principaux partis politiques. Actuellement, les partis phare de l’Allemagne, la CDU et le SPD, se situent à des creux historiques dans les sondages d’opinion.

143 000 emplois à risque

La situation est inquiétante, le quotidien ajoute que les conséquences « pourraient être fatales pour la branche éolienne » qui fournit quelque 143 000 emplois dans toute l’Allemagne.
Le Handelsblatt explique comment les fournisseurs seront également durement touchés par la perte de milliers d’emplois et la fermeture d’usines. Un grand nombre de sociétés éoliennes est situé dans le nord de l’Allemagne, une région économiquement fragile. La situation est sur le point d’exploser.

La température monte chez les travailleurs

Les syndicalistes sont furieux et exigent des plans sociaux et des formations pour aider à la reconversion dans de nouveaux emplois. Ils reprochent au gouvernement de ne pas en faire assez.
Hans-Dieter Kettwig, directeur d’Enercon, insiste pour que l’Allemagne respecte ses engagements envers l’Accord de Paris et ainsi maintenir l’industrie éolienne à flots.
Cependant, les investisseurs fuient l’éolien ; 600 collectifs citoyens répartis sur toute l’Allemagne ont envoyé un message clair et précis : « nous ne voulons pas de la pollution visuelle des affreuses et illusoires éoliennes« .

Pas de marché pour l’énergie éolienne intermittente

Le Handelsblatt conclut que même si le gouvernement intervenait et redynamisait l’industrie éolienne en faillite, cela ne serait pas suffisant pour atteindre les objectifs environnementaux qu’il s’est fixé pour 2030.
L’Allemagne est prise entre deux feux. Si elle ne fait rien, des dizaines de milliers d’emplois disparaîtront et viendront s’ajouter à ceux de la Vallée de la mort, l’ancien Eldorado de l’énergie solaire. L’Allemagne pourra alors enterrer tout espoir d’atteindre ses objectifs de l’Accord de Paris. Mais si le gouvernement relance les subventions pour redonner vie à l’industrie éolienne, l’infrastructure du réseau électrique n’est pas calibrée pour connecter de nouveaux parcs éoliens.

Un quart des parcs éoliens risque d’être déconnectés

Le Handelsblatt précise également que d’ici 2020, de nombreux parcs éoliens vont voir leur durée de vie expirer, ainsi jusqu’à un quart de la capacité éolienne allemande (14 GW) risque d’être mis hors ligne. L’équation pour le respect des Accords de Paris s’en trouve complexifiée.

L’industrie automobile en a également assez

Non seulement la branche éolienne est confrontée à la tourmente, mais aussi la puissante industrie automobile.
La Global Warming Policy Foundation (GWPF), basée à Londres, rapporte que le puissant ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, est sur le point de mettre un terme à l’élévation des normes d’émission de CO2 pour les voitures. (Ndt : la ministre de l’environnement Svenja Schulze désirait réduire de 50% les émissions de CO2 du parc automobile allemand d’ici 2030 en mettant en place au niveau européen des normes plus strictes, mais suite au lobbying de l’industrie automobile et de l’infaisabilité technique, Olaf Scholz a pour le moment réussi à écarter ce projet).

Les travailleurs sont fatigués des contraintes écolo-socialistes

Le SPD de Scholtz est tombé à des plus bas historiques – aux alentours de 18% – une chute énorme par rapport à son niveau de 40% qu’il avait atteint lors des élections de 1998 et l’élection de Gerhard Schroder. Scholz et le SPD sont peut-être en train de trouver leur place au regard de leurs idées politiques hors d’âge.
Traduction par Contrepoints.