samedi 14 août 2021

Incroyable pique-nique 2021

Discours du Président

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer :

La bonne nouvelle est que si nous ne faisons rien, l’avenir que l’on nous promet se dessinera avec une électricité plus chère, plus rare, aléatoire et surtout de moindre qualité.

La mauvaise nouvelle est que si vous avez conservé des tickets de rationnement de vos parents au fond d’un vieux tiroir, ils ne seront plus valides…

Le monde de demain que l’on nous propose avec 100 % de renouvelable; on connaît. Ça s’appelle le moyen âge ! Au moyen âge, l’Homme dépendaient des aléas de la météo ! Nous avions des chars conduits par des bœufs, les bœufs mangeaient de l’herbe renouvelable, tiraient des chars avec des roues en bois renouvelables, les bœufs étaient même renouvelables. Nous avions une marine de guerre renouvelable avec des coques de bateau en bois renouvelable, des cordages, des voiles renouvelables, des hommes renouvelables…

Depuis, dans les années 70, les Français avec leurs impôts ont financé une production d’électricité futuriste, abondante, pilotable et rentable que l’on veut aujourd’hui casser à tout prix.

Et en même temps, on nous demande de financer une production électrique inutile et superflue:

En effet, nous devons ;

  • payer pour produire une électricité largement subventionnée

  • payer pour produire une électricité dont nous n’avons pas besoin

  • payer une électricité toujours plus cher, malgré une mise en concurrence.

  • payer une électricité cher, même quand son prix est négatif

  • payer les promoteurs éoliens pour qu’ils arrêtent leurs éoliennes, quand l’équilibre du réseau est menacé.

  • payer les constructeurs de centrales à gaz pour compenser l’intermittence de l’éolien

  • payer les promoteurs éoliens pour une production insignifiante, alors que la France est toujours excédentaire.

Bref, on nous demande de payer les frais d’une idéologie qui veut nous régenter...

Et tout cela sans aucun réel avantage sur la diminution des émissions de GES. Ce que confirme le GIEC ! C’est que confirme le ministère de la Transition écologique et solidaire !

La production d’électricité en France est largement décarbonée. Remplacer le charbon par de l’éolien on comprend. Mais, remplacer une énergie décarbonée par une autre énergie décarbonée et plus chère, quel est l’intérêt !

Alors, il faut dire stop ! Il faut dire stop à nos élus, il faut informer nos voisins.

Un pro éolien est une personne mal informée ou intéressée !


Merci de votre attention.



 

Proposition de loi présenté par la député Marie-France LORHO

 

présentée par

Mme MarieFrance LORHO,

députée.

L’action des groupes de pression et la complicité de tout un pan de la classe politique en ce qui concerne la question des éoliennes doit aujourd’hui pousser le législateur à se saisir de cette question dans une approche radicale et honnête, face aux graves problèmes que représente cette énergie faussement appelée « renouvelable ». Le projet de programmation pluriannuel de l’énergie (PPE) ambitionne pourtant de porter à 15 % la part de l’énergie éolienne dans la production d’électricité française en 2028, ce qui implique un passage de 8 000 éoliennes en 2019 à 15 000 éoliennes en 2028.

Loin de constituer une alternative idéale à l’énergie nucléaire et de remplir tous les critères de la parfaite innovation écologique, les éoliennes ont également l’inconvénient d’entraîner des mouvements importants de contestations qui ne sont pas, contrairement à ce que l’on veut faire croire via un discours bassement politique, des militants d’extrême droite ou des cyniques, mais simplement des citoyens concernés par le devenir de leurs paysages ruraux et de la politique énergétique de notre pays.

Au-delà de l’infamie écologique que représentent les éoliennes, c’est également un thème qui recouvre de larges hypocrisies. Les éoliennes, comme beaucoup d’autres thématiques présentées comme « écologiques » et salutaires à la planète sont en réalité un business comme un autre, un outil du capitalisme vert permettant de dégager d’importants revenus sous couvert d’un combat de bonne conscience. Les parties prenantes n’ont souvent que faire de la préservation de la planète et se voient beaucoup plus intéressées par les aspects financiers et idéologiques qu’implique l’implantation de nouvelles éoliennes.

L’imposture des éoliennes est de plus en plus mise à jour au fil de différentes enquêtes médiatiques qui doivent attirer notre attention. En parallèle du développement des éoliennes se sont également développées, notamment en matière de sécurité, de nouvelles technologies dans le domaine nucléaire qui permettent la production d’une énergie plus propre pour un ratio coût environnementale / avantage énergétique plus favorable que les dispositifs éoliens. Il existe en France une sorte d’omerta injustifiée sur le nucléaire qui permet pourtant la production d’une électricité décarbonée, qui a fait ses preuves et qui nécessite bien moins d’investissement. La recherche permet l’innovation technologique et la production d’une énergie propre via des installations nucléaires mais également l’amélioration des dispositifs de sécurité. C’est en ce sens que doit se diriger l’investissement énergétique en France qui rend possible cette recherche.

Autre point noir à ajouter au bilan des éoliennes : elles sont non seulement loin d’être aussi écologiques qu’on se plaît à la prétendre mais elles représentent aussi, en termes économiques et énergétiques, une menace pour notre souveraineté. Ce sont là les deux éléments principaux qui doivent nous poussez à envisager très sérieusement l’interdiction de ce moyen de production d’énergie.

Les voix de plusieurs personnalités commencent à s’élever et viennent appuyer les points de vue scientifiques développés par plusieurs auteurs et ce depuis longtemps. Alors que Stéphane Bern interpelle la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili sur la négation de l’écologie que représentent les éoliennes, Luc Ferry a également dénoncé les dérives de notre politique environnementale sur les éoliennes. Charles Jaigu pointe les contradictions d’une idéologie par ailleurs dénoncée dans le monde de la culture, notamment au travers d’un documentaire : « Eoliennes : du rêve aux réalités » qui donne un point de vue éclairé, loin de la doxa ambiante, sur ce que représentent réellement les éoliennes pour notre pays. Les maires de nos villes, environ 500, ce sont également réunis en un collectif « Vent des maires » s’indignant du déni de démocratie face au problème des éoliennes. En cause notamment, les consultations populaires évincées, les procédures de recours avortées, les consignes données aux préfets d’imposer les champs d’éoliennes, l’impossibilité de faire appel pour ce qui concerne les recours en contestation de projets éoliens. Ces recours concernent par ailleurs 70 % des autorisations délivrées pour l’implantation d’éoliennes ce qui illustre la forte réprobation citoyenne face à ces projets. Le gouvernement doit cesser son déni et entendre cette contestation.

Les éoliennes posent avant tout un problème écologique.

Pour culminer parfois à 240 mètres de haut, il faut de solides fondations. 1 200 tonnes de béton armé vont ainsi venir polluer les sols en rejetant des alcalins et diverses substances chimiques s’infiltrant dans les nappes phréatiques. Ces socles sont enterrés à trois ou quatre mètres de profondeur, parfois plus. C’est ce qui est nécessaire pour une seule éolienne dont la durée de vie est d’environ 25 ans. A l’issue de ce cycle, les pales éoliennes aux matériaux composites et polluants seront enterrées et les socles en béton laissés sur place. Ces pales sont fabriquées à partir de mélanges de fibres de verre, de fibres de carbone, de résine de polyester ou de résine époxy. Elles ne sont donc pas recyclables. L’acheminement des pièces depuis l’étranger et l’aménagement de voies nécessaires à l’installation entraînent par ailleurs d’importantes émanations de CO2.

10% des éoliennes terrestres et 40 % des éoliennes offshores utilisent des terres rares. L’extraction des terres rares est le mode d’exploitation le plus polluant au monde. Une récente étude de l’université de Melbourne démontre que l’énergie éolienne est loin d’être une énergie parfaitement décarbonée. Cette étude révèle que le coût environnemental du cycle de vie depuis la fabrication jusqu’au démantèlement, représente, en émission de CO2 par Kilowattheure (kWh), un coût dix fois plus élevé que celui du nucléaire. Face à ce coût, le rendement énergétique est, lui, très faible.

La faune est également gravement impactée par les éoliennes. Les oiseaux voient leur organisme déréglé en raison de l’émission d’infrasons et nombreux sont les accidents entraînant la mort d’oiseaux découpés par les pales d’éoliennes.

Au sol, on a pu constater de graves altérations de la santé d’élevages situés à proximité de champs éoliens. Les habitants des zones rurales paient le prix des nuisances produites par ces engins. Ils refusent de voir leur environnement pollué par cette énergie inutile, coûteuse, non recyclable, et dont les nuisances sont visuelles mais également sonores et sanitaires, sans parler de l’impact sur leur patrimoine immobilier.

Économiquement, les éoliennes posent également de sérieuses questions.

Il est de notoriété publique qu’elles sont soutenues par des subventions européennes et de puissants lobbys industriels et financiers qui voient dans l’écologie un nouvel axe permettant de dégager des revenus importants. Les rentes distribuées aux propriétaires privés, pour l’installation sur leurs terrains, ou aux collectivités territoriales, constituent une partie du problème. De même les chaînes d’investissement et la gestion administrative opaque et reposant sur une grande part d’arbitraire ne plaident pas en faveur des éoliennes. La France a déjà investi plus de 9 milliards d’euros d’aides directes à la filière éolienne sur les vingt dernières années. Un budget qui, à n’en pas douter, aurait été mieux utilisé pour l’isolation des bâtiments, l’agriculture ou les transports. C’est également un coût faramineux pour le contribuable et une dépense d’argent public totalement démesurée, profitant pour l’essentiel aux industries allemandes et chinoises. D’un autre côté les principaux défenseurs des éoliennes, partis et associations d’écologistes, tolérants pour l’occasion une association avec les industriels, ont investi massivement dans l’éolien afin d’en tirer de lucratifs profits. C’est pourquoi cette énergie soulève chez certain tant d’enthousiasme, mais également d’hypocrisie et de mauvaise foi. Les enjeux sont de taille.

La création d’éoliennes supplémentaires est perçue comme un luxe inutile et une lubie écologique. La France n’a pas de besoins supplémentaires en électricité. Les fournisseurs d’énergie revendent donc à perte une électricité d’origine « propre » que l’État les contraint à acheter. Cette perte est répercutée sur le consommateur. L’investissement nécessaire à la transition énergétique est bien plus conséquent que celui nécessaire pour prolonger la vie des centrales nucléaires et présente un surcoût de 84 milliards d’euros qui sera encore une fois, à terme, répercuté sur le consommateur. La France produit depuis soixante ans une électricité propre, décarbonée et à bas coût, grâce au nucléaire et à l’hydroélectrique. Avec les éoliennes nous voilà revenus à un modèle dépendant des centrales à charbon. Une éolienne ne fonctionnant qu’à 24 % de sa puissance en moyenne, les turbines à gaz doivent prendre le relais. Cette énergie intermittente par nature suppose le concours de centrales à charbon. C’est l’Allemagne qui illustre le mieux l’échec de cette politique avec une électricité plus cher et un bilan carbone et économique loin d’être positif, notamment en raison de la réouverture des centrales à charbon. Elle a ainsi investi 500 milliards d’euros dans un modèle qui augmente ses émissions de CO2 au lieu de les réduire et en déporte une partie en Chine ou sont construites les éoliennes. La valeur ajoutée et les emplois que cela génère ne bénéficient donc même pas aux acteurs français.

Alors que le nucléaire produit deux fois moins de CO2 sur l’ensemble de son cycle de vie, il semble être un sujet tabou. Les 56 réacteurs sont répartis sur 18 sites. Si l’on compare, ils utilisent donc 400 fois moins d’espace que l’éolien pour la même puissance produite.

Culturellement, les éoliennes représentent une externalité négative considérable. Elles altèrent irrémédiablement nos paysages et nos territoires et contribuent à la destruction de notre patrimoine naturel. Elles sont également une grave atteinte à la biodiversité. Cette atteinte à nos paysages et à notre patrimoine naturel aura indéniablement un impact sur le tourisme et la culture ainsi que sur les emplois que génèrent ces secteurs. « Quand on aime vraiment la nature, on ne la défigure pas » affirme simplement Luc Ferry, alertant sur le fait que l’implantation abusive et anarchique des éoliennes, que ce soit sur terre ou en mer, défigure notre nature, transforme nos montagnes, nos campagnes, et notre littoral en paysage industriel, ce qui va à l’encontre des préoccupations de quiconque se prétend écologiste.

Prenant en considération ces différents éléments issus à la fois, du monde culturel, du monde scientifique, du monde intellectuel, du monde médiatique, cette proposition de loi vient soumettre à la représentation nationale le principe d’interdiction pure et simple de l’implantation de nouvelles éoliennes au sein d’un article unique, illustrant le caractère absolu de la mesure.

Le fait que la culture, la science, les intellectuels, les juristes, les médias, et nos concitoyens élèvent la voie contre les éoliennes montre qu’un certain consensus s’est créé contre ce mode de production d’énergie. C’est pourquoi cette proposition de loi apparaît nécessaire.

 

proposition de loi 

Article unique

I. ‒ L’implantation d’éoliennes est interdite sur le territoire de la République, y compris dans les eaux territoriales françaises, à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.

II. ‒ Les projets d’implantation d’éoliennes en cours au moment de l’entrée en vigueur de la présente loi sont suspendus et démantelés.

Les altérations de l’environnement résultant des projets d’implantation d’éoliennes en cours font l’objet d’une remise en l’état préexistant au début du projet, à la charge du promoteur du projet éolien.

Lorsque cette remise en état est impossible, le promoteur du projet éolien indemnise à hauteur des dommages causés par le projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire la collectivité territoriale sur le territoire de laquelle l’implantation devait avoir lieu.

III. ‒ Un décret précise les conditions dans lesquelles sont appliquées les mesures d’interruption, de remise en état et d’indemnisation prévues au II du présent article, notamment lorsque le promoteur du projet éolien est la collectivité territoriale sur le territoire de laquelle devait avoir lieu l’implantation.

IV. ‒ La perte de recettes pour l'État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. 

V. ‒ La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

mardi 8 juin 2021

Barbara Pompili ou le déshonneur de l'écologie

 

Association de défense et de promotion du Haut-Buëch et de ses habitants
(membre de la Fédération Environnement Durable)
http://hautbuechnature.blogspot.com/

On ne peut pas reprocher à la ministre de mettre de côté son militantisme débridé dans ses fonctions officielles au sein du gouvernement de la nation : un poil collapsologue comme son mentor Yves Cochet, pas vraiment hostile à la décroissance, mais surtout antinucléaire viscérale (tout en feignant de ne pas l'être), son dogmatisme vert, mélange d'idéologie et d'affairisme autoritaire semble être son bréviaire politique.

Elle vient encore de le prouver en volant au secours de la filière éolienne (ce qui ne rassure pas forcément ses amis des lobbys éolien comme France Énergie Éolienne), lors de sa conférence de presse du 28 mai dernier.

"Installez une éolienne, vous protègerez la planète" affirme-t-elle, sous forme de slogan publicitaire, en introduction de sa conférence de presse. MAIS DE QUELLE PLANÈTE S'AGIT-IL POUR LA MINISTRE ?

Certainement pas une planète décarbonée au mieux, sinon, elle ne s'acharnerait pas à détruire notre modèle de production électrique, l'un des plus vertueux au monde car décarboné à 95%, qui assure notre sécurité et notre indépendance énergétique grâce au nucléaire et à l' hydraulique. On peut le vérifier tous les jours en consultant la carte des émissions de CO2.

Il est en effet très étonnant pour une ministre qui se targue de vouloir rétablir "la vérité" sur l'éolien, de l'entendre bredouiller ainsi son sujet, confondant puissance éolienne installée et production électrique produite (voir le communiqué de presse de la FED) enfilant comme des perles approximations, erreurs et mensonges.

Ainsi dans son discours, la ministre se garde bien de dissocier l'éolien intermittent (à peine 8% dans le mix électrique en 2020 pour environ 8 000 éoliennes implantées) des autres sources de productions renouvelables ... Quand il n'y a pas de vent pour 8 000 éoliennes , il n'y en aura pas non plus pour 15 000, comme veut l'imposer la ministre !

Vouloir faire croire que le prix de l'éolien est compétitif, en oubliant de préciser que depuis 20 ans, l'État subventionne chaque MWh produit par des multinationales privées, souvent étrangères, est un mensonge éhonté. Pour 2020, la Commission de Régulation de l'Énergie, organisme d'État, a déterminé à 91,00 € le coût du MWh éolien qu'EDF avait obligation de racheter. Soit deux fois le prix du marché. Cette charge ne fait qu'augmenter d'année en année et est prévue pour 2021 à 92,40 €. Ceci naturellement au détriment du consommateur qui a vu sa facture d'électricité augmenter de 50% en 10 ans comme vient encore de le relever UFC Que choisir. Et en même temps ... l'État versait aux promoteurs éoliens 2,3 milliards d'euros de subventions, rien que pour l'année 2020 !

C'est que dans ce système devenu kafkaïen, les gouvernements successifs se sont convertis à la doctrine néo-libérale de Bruxelles et sous la pression des affairistes verts et de puissants lobbys comme WindEurope ou l'OFATE qui a son siège officiel au ministère de l'écologie, considèrent l'électricité comme une simple marchandise qu'il faut soumettre à la fausse concurrence du marché.

On est bien loin de l'écologie dans tout ça, et face au rejet de plus en plus massif -notamment dans nos territoires ruraux- de cette politique énergétique qui n'est en fait qu'un affairisme débridé au profit des promoteurs éoliens, la ministre n'a plus, pour convaincre, que son autoritarisme, comme elle vient encore de le faire dans une directive aux préfets du 26 mai 2021.

Non, Madame Pompili, 82% des français ne sont pas favorables à l'éolien comme vous tentez de le faire croire en évoquant le baromètre annuel de l'Institut de Radioprotection de Sûreté Nucléaire (enquête réalisée comme l'indique la fiche technique de l'enquête auprès d'un échantillon représentatif de 1 032 personnes du 18 novembre au 3 décembre 2019 et parmi ces personnes, un bon pourcentage d'urbains qui ne verront jamais une éolienne près de chez eux et quelques contingents de bobos écolos idéologisés).

Vous feriez mieux, Madame la ministre d'écouter quotidiennement vos concitoyens qui s'expriment partout contre l'envahissement de notre pays par l'éolien industriel, et dénoncent votre tartuferie écologique : prenez connaissance du dernier sondage Ouest France (plus de 4 000 participants qui rejettent massivement l'implantation d'éoliennes près de chez eux et témoignent de leur vécu) ou celui de RTL (plus de 6 000 votants à ce jour qui estiment que les éoliennes gâchent le paysage).

Vous pourriez également réécouter le discours de Pau du Président de la République avec qui vous prétendez être en phase ou l'appréciation de votre collègue, la rapporteure de la commission d'enquête "Aubert" déclarant que la politique de transition énergétique "ne sert à rien pour la transition écologique. C'est un mensonge ..."

Enfin, nous supposons que la remarquable tribune de Stéphane Bern "Madame Pompili, les éoliennes sont une négation de l'écologie" ne vous aura pas échappé.

Madame Pompili, plutôt que d'ordonner aux préfets de région de redessiner les cartes des Zones de Développement Éolien annulées par la loi en 2013, tout comme les Schémas Régionaux Éoliens annulés par tous les tribunaux de France, plutôt que de faire pression sur les élus locaux en recrutant aux frais de l'État une armée de "conseillers techniques" qui viendront encore renforcer les hordes de commerciaux qui, le chéquier en bandoulière, achètent nos espaces ruraux au mépris de notre environnement, de la biodiversité et de notre qualité de vie, plutôt que de faire le lit des promoteurs éoliens, plutôt que de fracturer notre pays entre urbains et ruraux, il nous tarde que vous preniez la mesure de vos fonctions de ministre de la France et non pas de la république écologique et territoriale comme vous l'affirmez dans votre conférence de Presse !

mercredi 2 juin 2021

Eoliennes: Du rêve aux réalités. LE FILM

 

 Recueillant près de 80% d’opinion favorable, les éoliennes sont en quelques années devenues le symbole de la transition énergétique. Quels enseignements politiques, sociaux, économiques et environnementaux peut-on tirer de leur multiplication ? Le rêve est-il en phase avec la réalité ? Professionnels, experts et riverains nous dévoilent les envers du décor.

 

Pour en savoir plus : https://eoliennes-lefilm.com

 

 

 

dimanche 2 mai 2021

LETTRE D’INFORMATION 2021 Association « VENT DU SUD MORVAN »

Bonjour à toutes et à tous,

L’assouplissement des règles sanitaires s’accompagne de l’espoir d’un retour à une vie plus « normale ». Pendant cette trop longue période d’hibernation, le combat a continué et quelques informations sur la vie de votre association s’avèrent nécessaires. Sachez cependant que votre association « Vent du Sud Morvan » n’est pas restée inactive...

1°) L’association

Surprise ! A l’occasion d’une veille administrative et à la recherche d’informations complémentaires sur le site de la préfecture de Saône-et-Loire pour notre recours, j’ai découvert un courrier de réponse signé par le secrétaire général de la préfecture et adressé à notre petit promoteur breton. Les responsables de Windstrom, croyant le projet éolien débarrassé de tous recours après la décision du tribunal administratif de Dijon enjoignant le préfet à signer l’autorisation d’exploiter, ont adressé une demande de modification de leur projet initial. A l’insu de tous ! Je reste persuadé que le maire et les propriétaires concernés n’ont pas eu connaissance de cette demande et il se pourrait qu’il y ait des surprises. Encore une fois, quel déni de démocratie, mais c’est une habitude chez les promoteurs éoliens !

Les modifications demandées portent essentiellement sur un changement de la puissance nominale des éoliennes de 3 MW au lieu de 2 MW, sur l’allongement des pales, ainsi que sur le déplacement de quelques mètres des éoliennes.

A ma demande, la préfecture m’a fait parvenir une copie des pièces du dossier que j’ai étudié avec les membres du bureau de l’association et de Louis Landrot, président de l’association sauvegarde sud Morvan (SSM). Après analyse de l’ensemble des documents, j’ai adressé un courrier récapitulatif à notre avocat, afin de l’informer de l’importance de modifications demandées. Les membres du bureau de l’association, que je remercie de leur participation, pensent avoir relevé des irrégularités qui seront utilisées en leur temps. Il existe une raison évidente à considérer les modifications demandées comme substantielles. Si la demande de modification est jugée comme non substantielle, ce qui est actuellement le cas par le service des installations classées pour l’environnement (ICPE) dépendant de la DREAL, suivant en cela les préconisations appuyées de Windstrom, il ne sera pas nécessaire, d’un point de vue réglementaire, d’effectuer des études environnementales complémentaires.

L’association « Vent du Sud Morvan » est maintenant reconnue sur le territoire de la communauté de communes « Entre Arroux, Loire et Somme » (CCEALS) pour son sérieux et ses compétences techniques et environnementales. J’ai participé à plusieurs réunions sur l’élaboration du Plan Climat, Air, Energie du Territoire (PCAET) sous la forme de divers ateliers dans le but d’élaborer une synthèse à l’attention des élus de la communauté de communes. Par la suite, le PCAET élaboré par les élus sera soumis à enquête publique. Il est important de participer aux différents ateliers afin de faire connaître nos exigences en matière d’environnement. J’espère être en mesure de vous faire un résumé en présentiel lors de la prochaine assemblée générale de l’association, lorsque les conditions sanitaires le permettront.

2°) Regrets :

Enfin, il est regrettable que le bulletin municipal, après un an de silence en raison de la tenue de l’élection municipale, n’ait pas accordé la parole à l’association. Vent du Sud Morvan est l’association la plus importante en nombre d’adhérents sur la commune et c’eût été l’occasion de découvrir des nouvelles plus récentes du projet éolien.

3°) L’ACBFC est morte, vive le CRECEP !

 

Pour améliorer son image et être reconnu au niveau national comme une association de protection de l’environnement et du patrimoine, le collectif d’associations de Bourgogne Franche-Comté ACBFC change de nom et devient CRECEP. Ce changement était devenu nécessaire en raison des nombreuses actions et recours en justice de l’ACBFC contre les nuisances dues au développement des éoliennes en Bourgogne Franche-Comté. Pour être pris au sérieux et pour que les médias relayent nos actions, nous nous devions d’avoir un site Internet et être présents sur les réseaux sociaux. Le site Internet élaboré en collaboration avec une agence professionnelle de communication sera inauguré très prochainement, à l’occasion d’une conférence de presse nationale pour annoncer officiellement le recours du CRECEP contre le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) de Bourgogne Franche-Comté. Plus de 300 associations, particuliers et professionnels du tourisme se sont joints à ce recours !

Le logo représente la région de couleur verte, rappelant à la fois les forêts et les campagnes de Bourgogne Franche-Comté. La silhouette d’un milan royal, oiseau migrateur emblématique, reflète la biodiversité de notre région, terre de passage et de migrations. Il devient la mascotte du CRECEP.

4°) Le blog : www.avdsm.blogspot.com

Sur le blog de l’association, vous trouverez les témoignages de maires du département de l’Yonne. A ce sujet, je recherche une personne pour alimenter régulièrement le blog en information et disposant d’un peu de temps (il n’y a rien de compliqué). Les maires de petites communes font l’objet d’un démarchage incessant de porteurs de projets de parcs éoliens. Beaucoup acceptent en raison des retombées financières pour leur commune. Mais certains, de plus en plus nombreux, refusent ou regrettent d’avoir accepté.

Leurs témoignages, recueillis par Jean-Yves Nicolas, apportent un éclairage précieux sur l’envers du décor des parcs éoliens. A partager, avec le plus grand nombre...

5°) Dans la presse :

Peut-être avez-vous remarqué dans le Jsl, les inquiétudes (pour ne pas dire plus) du président de la communauté de communes, Dominique Lotte, sur le nombre de projets éoliens sur son territoire. Depuis presque 10 ans, nous affirmons que les élus n’ont plus la maîtrise du développement de leur territoire avec l’éolien. Une fois encore, je constate que nous avons eu raison trop tôt et il aura fallu attendre de découvrir les projets d’installation d’une soixantaine d’éoliennes sur 15 communes de la CCEALS, pour que l’on s’interroge… Il est sans doute trop tard pour les communes où le discours des promoteurs a réussi à décerveler les élus et les habitants. Malgré tout cela, les 4 associations environnementales de la communauté de communes ont échangé par visioconférence avec le président Dominique Lotte en début d’année. Nous avons convenu que, dès que cela sera possible, une réunion d’information sera dispensée aux élus de la communauté de communes pour les convaincre de ne pas porter atteinte à notre environnement et à la richesse de notre biodiversité en raison d’un développement anarchique de l’éolien. A cette occasion nous avons demandé l’aide du président de la communauté de communes afin de connaître les résultats d’exploitation du parc éolien de La Chapelle au Mans sur les 12 derniers mois. Si cette demande a reçu un accueil favorable du président Lotte, il semblerait que la société d’exploitation ait des difficultés à communiquer sur ses résultats. La commune de La Chapelle au Mans elle-même, bénéficiaire du financement participatif, a les mêmes difficultés… Ce qui est un comble lorsque l’on recommande auprès des élus le développement de ce mode de production vertueux!

A ce propos, les élections régionales et départementales approchent, vous avez là, l’occasion d’interroger les candidats sur leur approche de l’éolien en milieu rural. N’hésitez surtout pas; « un élu ne s’use que si l’on sent sert» !

Je vous renouvelle tous mes vœux de santé. Un an, ça suffit! Et j’espère vous revoir prochainement pour vous apporter de nouvelles informations à notre prochaine assemblée générale.


Olivier DUBAR

Président









 

vendredi 30 avril 2021

Témoignage 4/4

 Les habitants de villages convoités par les promoteurs de parcs éolien ont l’impression que c’est le combat de David contre Goliath. Mais on sait comment l’histoire se termine : par la victoire de David. Bruno Charmet, maire d’une petite commune du Sud de l’Yonne, Annoux, passe en revue les conséquences désastreuses de l’implantation des parcs éoliens dans notre région et les actions possibles pour faire respecter nos territoires.