dimanche 7 juillet 2019

Aisne : Montcornet : le maire lance un cri d’alarme.


Témoignages recueillis par Sioux Berger. Un grand merci à V. Bernardeau et aux habitants sur le terrain qui l’ont aidée à réunir l’ensemble de ces éléments.

« Je m’appelle Guy Le Provost, et je suis le maire de Montcornet. Ma commune se situe dans les Hauts de France. J’assiste, impuissant, à un véritable désastre écologique. Ici, les parcs éoliens fleurissent à tour de bras, c’est à un point où les habitants ne savent même pas combien il y en a. A 15 km à la ronde, on approche les 250 aérogénérateurs, et il s’en construit d’autres tous les jours.
Les parcs les plus anciens ont entre 12 et 15 ans, et plus il y en a, plus la population de Montcornet et ses environs est malade.

Ce sont principalement des cancers, des problèmes acouphènes, et des problèmes cérébraux.

Je suis d’ailleurs moi-même malade : en novembre 2018, je rentrais d’une réunion, et j’avais l’impression que je n’entendais plus d’une oreille. J’ai passé tous les examens ORL, scanners. Le verdict est tombé : surdité inexpliquée. On pourrait dire que c’est à cause de mon âge, j’ai 69 ans. Mais il est arrivé également le même incident de santé à une personne de la municipalité que je connais bien, et qui est bien plus jeune. Du jour au lendemain : surdité brutale.
L’un de mes amis proches, qui habite au croisement entre la route de Reims et de Laon, est atteint d’une tumeur au cerveau depuis 5 mois. Mais les gens se taisent. Ils ne se battent pas, car ils doivent avant tout se battre contre la maladie. Le quartier de Bellevue est sinistré, la rue Clémenceau également. A cet endroit, on compte de très nombreux malades, tous postérieurs à l’arrivée massive des éoliennes autour de nos villages. Même constat sur les communes de Chaourse et de Disy le gros : des cancers, des acouphènes, des problèmes de sommeil et de tachycardie.

A l’heure où je vous parle, je suis chez moi : je me penche à la fenêtre, et où que je me tourne, je suis cerné : éoliennes au Sud, à l’ouest, à l’est…le préfet est venu pour une inauguration sur notre commune. J’ai tenté de lui expliquer l’ampleur du désastre. Il m’a répondu qu’il essaierait de bloquer les demandes de permis de construire, mais pour combien de temps ? Les préfets ne restent pas en place bien longtemps, et les sommes d’argent sont si importantes qu’on s’arrange avec la réalité du terrain et la souffrance des habitants. Ici, une éolienne rapporte environ 5000 euros le mégawatt par an. Les nouvelles installées font environ 4 mégawatts, ce qui fait 9000 euros par éolienne, et certains propriétaires qui louent leur terrain aux promoteurs en possèdent 5 ou 6, voire plus. C’est une manne ! Et quand de l’argent est en jeu, la santé passe à la trappe.

Mais le jour où on cessera d’étouffer le lien qu’il y a entre les malades et les éoliennes, ces régions qui en ont tant accepté seront totalement sinistrées et désertées par les habitants. Ce sont des territoires entiers qui seront devenus inhabitables. »



Après mes recherches sur la Loire Atlantique, les vaches malades, les câbles enterrés de Sainte-Pazanne, je poursuis donc mon enquête autour de Montcornet. Pourquoi Montcornet ? Parce qu’encore une fois, les animaux ont parlé avant les hommes. En effet, les nombreux témoignages des colombophiles m’ont interpellée. Lorsque je les ai interrogés, tous m’ont expliqué qu’ils perdaient des pigeons voyageurs depuis l’installation des éoliennes sur Montcornet, Chaourse, Dizy le Gros. Or, on sait que ces oiseaux se repèrent pour se diriger grâce aux champs électromagnétiques émis naturellement par les sols. Si ceux-ci sont modifiés, ils sont déboussolés.
Les champs électromagnétiques et les infrasons émis par plus de 200 éoliennes ne sont étudiés par aucun scientifique. Mais sur le terrain, les gens commencent à parler et à réagir. 


Avec l’aide des villageois, j’ai poursuivi mon enquête sur le village de Dizy-le -Gros. Chaque malade a accepté de rédiger un courrier. J’en publie ici quelques exemplaires. J’ai regroupé tous les malades recensés sur une carte afin que chacun réalise l’ampleur de ces témoignages. Nous avons à l’heure actuelle recueilli une centaine de courriers, mais ce n’est pas terminé. Toutes les pathologies sont postérieures à l’installation des parcs, et le village est situé à 500 ou 800 mètres des différentes éoliennes.

Voici les pathologies dont les riverains se plaignent :
- Acouphènes : surdité progressive ou partielle inexpliquée. Or l’impact sur le tympan des basses fréquences émises par les éoliennes ne sont pas prises en compte dans les études.
- Insomnies, surexcitation ou fatigue, tachycardie, problèmes cardiaques : certaines basses fréquences (autour de 30 Hz) interfèreraient avec les ondes "Beta" cérébrales du sommeil qui sont associées avec les réactions d’alerte, de stress et d’anxiété.
- Cancers : Les infrasons ne provoquent pas directement de cancer mais facilitent le développement de cellules malignes "dormantes" ou accélèrent un cancer existant. Il n'y a à priori pas de cancer type : la chaîne d'interaction est l'infrason qui augmente le stress oxydatif et provoque la sécrétion de cortisol (immunosuppresseur comme d'autres catécholamines), ce qui facilite le développement des structures malignes...

Le puzzle se poursuit : à proximité des parcs éoliens, des vaches sont malades en Auvergne, en Loire Atlantique. Non, ce ne sont pas des « cas isolés ». Et lorsqu’on constate des pathologies identiques sur des villages entiers, on sourit quand on entend parler d’effet « nocebo ». Les pigeons qui disparaissent et les vaches qui se meurent demandent aux pouvoirs publics d’écouter les humains qui souffrent.

Légende des cartes fournies 
: Sur les cartes jointes, les cancers recensés apparaissent en rouge, et les autres problèmes de santé (acouphènes, migraines...) apparaissent en bleu. Les parcs éoliens sont indiqués par une hélice. La carte « toutes pathologies confondues » : les malades sont représentés par des gouttes bleues.








Quelques sources concernant les différentes pathologies :
http://clincancerres.aacrjournals.org/content/12/2/369.short
http://wiseenergy.org/Energy/Health/LFN_and_Cancer.pdf
https://waubrafoundation.org.au/
http://www.medecine.ups-tlse.fr/dcem1/immunologie/Immunite_et_cancer.pdf

Pour ceux qui ont du mal avec l’anglais, explication en quelques mots des méfaits infrasons :
Les basses fréquences sont des ondes pulsées émises chaque fois que la pâle passe la tour de l’éolienne. Ces ondes ne sont que peu diminuées en intensité par la distance. L’ université de Flinders en Australie a découvert que ces ondes entrent dans les maisons à 3.5 km. Comme tous les infrasons, ces ondes ont la particularité de faire « résonner les organes », autrement dit, les faire vibrer. Le corps va réagir à cette vibration permanente en sécrétant une hormone : le cortisol, hormone du stress. On connaît très bien les effets néfastes d’une trop grande quantité de cortisol dans l’organisme. Problèmes cardiovasculaires, augmentation des cas de cancers, dépression, insomnies…
Le professeur Persson Waye a approfondi les recherches sur les effets néfastes du cortisol.

Sioux Berger

mercredi 3 juillet 2019

Deux fédérations nationales déposent plainte pour pollution du territoire contre l’Etat

Paris le 3 juillet   2019            Communiqué de presse
           
Éolien : Deux fédérations nationales déposent plainte pour pollution du territoire contre l’Etat (Ministère de la Transition Écologique et Solidaire)

La Fédération Environnement Durable (FED), association d’Intérêt général, et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF * Sites & Monuments) agréée au plan national pour la protection de l'environnement, attaquent l’Etat devant le Tribunal Administratif de Paris en raison de la pollution croissante du territoire générée par les éoliennes industrielles.
Instruites par la multiplication des friches éoliennes à l’étranger, la Fédération Environnement Durable (FED) et Sites & Monuments (SPPEF) déposent un recours devant le Tribunal administratif de Paris relatif aux déchets de l’industrie éolienne.    

Ce recours vise à engager la responsabilité de l'Etat du fait de l’illégalité de sa réglementation applicable aux déchets éoliens, laquelle autorise leur abandon dans les sols, néglige la hiérarchie de leurs modes de traitement et n’impose aucune garantie financière crédible en matière de remise en état des sites.     

Le Tribunal administratif est saisi du préjudice issu de cette réglementation inopérante, nouvelle faveur faite à des promoteurs déjà coupables d’une atteinte fondamentale à  la biodiversité, d’une rupture sociale et de la destruction de nombreux paysages ruraux français pour une production électrique anecdotique ruineuse et dépourvue de fiabilité.          

Le 19 juin 2019, la Fédération Environnement Durable avait  déposé au Conseil d’état un premier recours pour excès de pouvoir contre le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire demandant  notamment l’abrogation de l’arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution de garanties financières pour les installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent.        

Contacts presse
FED : Jean-Louis Butré        
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08
SPPEF : Bruno Ladsous
06 49 69 39 59

           
Annexe
Selon le calendrier de la programmation pluriannuelle de l’énergie, (PPE) annoncé par le gouvernement (3), environ 14.500 éoliennes seront installées à l’horizon 2028, ce qui correspondra à une artificialisation massive des sols ruraux, puis à la constitution d’une colossale déchetterie industrielle.
La situation de l’Allemagne (1) confrontée à ses premiers démantèlements d’éoliennes, nous révèle qu’aucune précaution à la hauteur des enjeux n’a été prise par l’État français (2) pour protéger l’environnement.

Le démantèlement de multiples éoliennes géantes est en effet illusoire compte tenu de son coût
(pour une consignation de seulement 50.000 euros). Le territoire de la France, lorsque la perfusion de deniers publics cessera, sera couvert de friches industrielles disséminées sur tout le territoire et de lignes de très haute tension devenues inutiles.         
Après avoir détruit des haies, rasé des chemins ruraux historiques et construit des routes en plein champs pour acheminer des éoliennes atteignant aujourd’hui 250 mètres de haut, les industriels de l’éolien dont les structures financières sont volontairement insuffisantes, vont abandonner une quantité gigantesque de matériaux polluants non recyclables, voir non traitables : (4
  • 36 millions de tonnes de béton armé pour fabriquer les socles, à tout jamais enterrés, soit l’équivalent de 1,8 millions de camions toupies représentant une file de 18.000 km.
  • 435 mille tonnes de plastiques spéciaux pour les pales fabriquées à base de polymères, de fibre de verre et de carbone, très difficilement traitables voir non recyclables. Si ces pales de 55 mètres étaient mises bout à bout, elles couvriraient 2.800 km.
  • 8 millions de tonnes d’acier ordinaire, d’aciers spéciaux à base de manganèse, de chrome, de nickel, de molybdène pour les mâts, les rotors etc.
  • Des centaines de milliers de tonnes de cuivre, pour les génératrices d’électricité, les câbles électriques, les milliers de transformateurs constituant les postes sources, sans compter les milliers de km de nouvelles lignes à HT pour raccorder les 14 500 éoliennes au réseau et distribuer leur courant intermittent.
  • 6 mille tonnes de terres rares dont principalement le néodyme, un produit chimique stratégique pour fabriquer les aimants des nouveaux alternateurs, difficilement recyclable et produit en Chine dans des conditions écologiques et humaines toxiques défrayant la chronique depuis des
    années (4)
  • 15 mille tonnes par an d’huile de vidange par an dont une partie s’écoule dans les sols, polluant durablement les nappes phréatiques.
 (1Le (polluant) recyclage des vieilles éoliennes allemandes
Article du figaro  Publié le 29/01/2019   Par  Luc Lenoir
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2019/01/29/29002-20190129ARTFIG00141-le-polluant-recyclage-des-vieilles-eoliennes-allemandes.php
De nombreux sites, subventionnés pendant des années, ne sont plus compétitifs au prix actuel de l'électricité. Leur démantèlement implique des investissements que n'ont pas prévus les exploitants, et risque de poser de vrais problèmes écologiques…        

( 2Provisions actuelles pour démantèlement d’une éolienne : 50.000 €

(3) Renouvelables-La France vise un rythme soutenu d'appels d'offres
PARIS, 25 janvier (Reuters) -
La France prévoit un rythme soutenu d'appels d'offres dans l'éolien terrestre et le solaire photovoltaïque afin de doubler ses capacités de production d'électricité renouvelable en dix ans, selon le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) publié vendredi.…
Selon le calendrier prévu de développement des renouvelables, des appels d'offres représentant près de deux gigawatts (GW) de capacités d'éoliennes terrestres …. seront lancés chaque année sur la période 2019-2024….
Pour multiplier par environ 2,5 les capacités installées d'éoliennes terrestres …. en dix ans, environ 14.500 mâts seraient installés sur le territoire métropolitain à horizon 2028, contre 8.000 à fin 2018,
(4) Evaluation de la quantité totale de matériaux du parc éolien français constitué de 14.500 mats
Chiffre issus des brochures techniques de constructeurs allemands et danois d’éoliennes

(5) La guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique
janvier 2018 de Guillaume Pitron

mercredi 26 juin 2019

Les chimères vertes.

"Les énergies vertes sont-elles vraiment propres ?", s'interroge Eric Meyer, rédacteur en chef de GEO.

Un voyage en Bolivie, sur le miroir du salar d'Uyuni, est l’occasion d’admirer une merveille mondiale de la nature mais aussi d’enterrer une chimère écologique. Là-bas, les Boliviens exploitent le lithium enfoui sous la croûte de sel. Ce minerai est en effet la matière première des batteries, nécessaires pour alimenter les millions de véhicules électriques que les constructeurs, notamment chinois, ont prévu de lancer sur les routes du monde. Autour des salars de Bolivie apparaît la part d’ombre de ce projet : cours d’eau asséchés, paysans floués, tourisme menacé. L’or blanc devient très sale… Au-delà du cas bolivien, le bilan écologique du véhicule électrique, qui commence à être connu aujourd’hui, montre que la sympathique notion «d’électromobilité» crée autant de problèmes qu’elle n’en résout*. Le remplacement d'une dépendance (au pétrole) par une autre (au lithium), entre autres.
Voilà une triste nouvelle de plus pour qui s’imaginerait encore qu’il suffit d’un peu de volonté pour passer de l’ancien monde «sale» (celui des énergies fossiles), au nouveau, «propre». Le concept de transition énergétique dissimule parfois sous sa brume sémantique des rêves flous et fous : transformer nos villes bruyantes et polluées en havres de silence grâce à la voiture électrique ; décarboner la planète en douceur, grâce à l’énergie éternelle du soleil et du vent. Mais au fur et à mesure que les expériences avancent, la réalité se fait jour, plus nuancée, avec les inconvénients, les problèmes techniques, les factures aussi. Les Allemands s’aperçoivent que leur vaste programme de transition énergétique lancé en 2011 après Fukushima leur a coûté des sommes astronomiques (160 milliards d’euros ces cinq dernières années) sans que les émissions de CO2 n’aient baissé franchement. Parmi leurs 30 000 éoliennes, beaucoup sont en panne, mal reliées au réseau de distribution, et posent un cruel dilemme aux amateurs de nature, qui voudraient en même temps protéger le milan royal et les jolis paysages.
En France aussi, on sait maintenant que l’arbitrage n’est pas simple entre la volonté de sortir du pétrole et la nécessité de payer une taxe pour cela. Et l’honnêteté oblige à dire que l’excellent classement (deuxième) de notre pays dans le récent palmarès mondial de la performance environnementale, établi par l’université de Yale, est dû principalement au fait que nous avons perdu beaucoup d’usines et conservé nos centrales nucléaires. Quant aux exemples marquants de transitions énergétiques réussies, ils sont localisés dans des zones peu peuplées, des lieux (des îles par exemple) où le soleil ou le vent sont généreux. Ou alors ordonnés par des gouvernements qui ne laissent pas le choix à leurs citoyens (la Chine). La nécessité de rompre notre addiction aux énergies fossiles n’est bien entendu pas contestable, ne serait-ce que pour la raison – physique – que les stocks de pétrole, de gaz et de charbon ont une fin. Mais ne nous cachons pas qu’elle nécessitera la mise en place de solutions techniquement difficiles à mettre en œuvre, politiquement risquées et qui exigeront une analyse précise des coûts et des avantages. Ce sera long, cher, voire pénible. Très loin des chimères vertes.

lundi 11 février 2019

Une raison de plus pour joindre le mouvement des Gilets Jaunes !

Mme Wargon secrétaire d'Etat du minsitèrede l'écologie, qui na pas juger utile de nous recevoir avec  la Fédération Vent  de colère DC et 2 associations du patrimoine alors que le rendez-vous avait été pris depuis plus de 4 mois

Je suis scandalisé non seulement par le fait qu'elle n'ait pas jugé  utile de nous recevoir  mais surtout  plus  qu'elle n'ait même pas eu la politesse de nous en informer , alors que ce  Rendez-vous avait été pris depuis plus de 4 mois et qu'au départ nous souhaitions rencontrer  le Ministre François de Rugy

J'ai refusé au nom de la FED de discuter avec l' un des conseillers de Wargon et j'ai quitté la salle de réunion.

Bernadette Kaars administratrice dela FED qui m'accompagnait est restée en observatrice

ps: Vous noterez  certains termes  de cette lettre avec copie  au ministre de l'interieur

Lettre avec ARC de la Fédération Environnement Durable à
Mme Emmanuelle Wargon, Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.
        
Copie à :
M. le Président de la République
M. le Ministre d’Etat François de Rugy
M. le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner

Paris le 6 février 2019
                                                   Mme la Secrétaire d'État,


En tant que président de la Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe plus de 1.360 associations et collectifs de bénévoles de toutes les régions de France, je déplore de n’avoir pu vous rencontrer hier alors que ce rendez-vous était fixé depuis plusieurs mois et que certains d’entre nous étaient venus de province à leurs frais.               

N’ayant pas été prévenu de votre absence j’ai pris la décision au nom de la FED de ne pas être reçu par un de vos conseillers et de quitter le Ministère.                    
Cette situation est particulièrement regrettable au moment où la question éolienne fracture la France et ou la société civile se sent méprisée par les autorités.         

En tant que Président de la FED j’alerte à nouveau les pouvoirs publics et plus particulièrement Mr le Ministre de l’Intérieur sur la rupture sociale et l’extrême tension qui se développe régionalement concernant l’éolien terrestre français comme je l’ai signalé au cours de mon audition devant la commission de l’assemblée nationale le 17 janvier 2019.                                             
La FED lutte depuis des années légalement contre l'éolien industriel terrestre et le long des côtes pour de nombreuses raisons, économiques et environnementales, et elle dénonce les mesures prises par la commission Lecornu, notamment celles qui tentent de museler l’opposition des citoyens et des associations loi 1901, en voulant mettre en place des procédures dérogatoires au droit commun français.               
 
La FED a déposé devant le conseil d’Etat, deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir des décrets supprimant le double degré de juridiction dans le contentieux éolien et celui remplaçant les enquêtes publiques par une simple participation par voie électronique.      

La FED demande au gouvernement de prendre en urgence les quatre mesures  suivantes :
1) Eloigner les éoliennes à plus de 1.000 mètres des habitations (Les nouvelles machines pouvant dépasser 200 mètres de haut).
2) Supprimer toutes les aides financières directes et indirectes à l’industrie éolienne qui profite depuis plus de 17 ans de mesures dérogatoires, toujours renouvelées voir amplifiées et notamment la suppression des tarifs garantis relatifs aux parcs de moins de 6 éoliennes.           
 3) Faire effectuer un audit indépendant de la structure de l’industrie éolienne. Tous les indicateurs montrent que celle-ci organisée en une myriade de réseaux financiers opaques, permet à des fonds internationaux de s’enrichir et peut-être de se « blanchir » avec l’argent des consommateurs d’électricité français en accumulant à son profit, des dizaines de milliards d’euros, comme l’a mis en évidence la cour des Comptes et la commission de Régulation de l’Energie.
4) Prendre des mesures concernant les futures friches industrielles des éoliennes terrestres.           
La FED se réserve la possibilité de mettre en cause juridiquement les pouvoirs publics pour leur inaction face à la pollution du territoire générée par les déchets des éoliennes industrielles.   
La situation de l’Allemagne, confrontée à ses premiers démantèlement, révèle aujourd’hui qu’aucune précaution à la hauteur des enjeux n’a été prise par l’Etat français pour protéger l’environnement (communiqué de presse FED du 5 février 2019).

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame le Secrétaire d’État, l’expression de ma haute considération.

Cordialement
Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
contact@environnementdurable.net

poste par H.W

jeudi 24 janvier 2019

Conséquences néfast grave pour les argiculteurs cause a éol..............



Témoignage de Murielle et Didier Potiron, éleveurs à Puceul, 44

 

Nous possédons une exploitation de 350 bêtes sur 135 hectares. Nous avons un atelier lait, en race normande, et des vaches charolaises pour la viande. 


En 2006, un promoteur éolien est venu nous proposer de louer une partie de nos terres pour y installer des éoliennes. Comme à l’époque on disait avant tout que c’était écologique et sans danger, on a accepté sans hésiter d’en prendre une, et ça nous faisait un revenu complémentaire. Autour de notre ferme, on se retrouve au total avec un parc de 8 éoliennes de 150 mètres de haut dont 6 sont à 720 mètres de notre habitation, les deux autres à environ 1 km.
On s’attendait peut-être à un peu de bruit, ou à ce que ça ne fasse pas très joli dans le paysage, mais on ne s’attendait pas perdre 50 bêtes par an, depuis que les éoliennes sont là. 
Au début, on n’a pas fait vraiment le lien. On a pensé à un problème sanitaire : dans l’élevage, on peut s’attendre à tout. On a fait venir des spécialistes (vétérinaires, nutritionnistes) : mais ils n’ont rien trouvé. Pourtant, nos veaux meurent, la qualité et la quantité de notre lait est catastrophique. On a déjà eu 4 menaces d’arrêt de collecte. 

Alors, comme on ne trouvait rien, et que nos vaches continuaient à refuser d’entrer dans le bâtiment quand les éoliennes étaient en fonctionnement, on a appelé le promoteur. Un actionnaire du Luxembourg est venu sur notre exploitation. Il ne nous a pas vraiment pris au sérieux : il a envoyé un geobiologue en pensant résoudre le problème mais celui-ci n'a pas réussi et n'a rien arrangé. Nous avons donc déposé une plainte à la préfecture, ce qui a déclenché une étude GPSE (Groupement Permanent de Sécurité Electrique), et l’envoi d’un expert. Dans le cadre du GPSE des expertises scientifiques ont été réalisées nous avons signé un protocole. 


Voilà pour l’instant où on en est : il y a des failles rocheuses et de l’eau sous notre bâtiment. Je vais essayer d’expliquer simplement pour que les gens comprennent : en gros, les câbles électriques qui récupèrent l’électricité de l’éolienne passent sous la terre. Cette électricité, quand il y en a trop les jours où ça tourne à plein régime, on ne sait pas la stocker. Alors le surplus, il part dans la terre. Et il vient se « mélanger » avec l’eau des nappes phréatiques. Pour faire simple, nos vaches ont 4 pattes, et elles se prennent des décharges en permanence. Les veaux sont les plus fragiles. On a beaucoup de morts subites. Nous avons d’ailleurs décidé de condamner certaines zones de notre bâtiment, celles où les veaux tombaient malades. C’est tout ce qu’on a pu faire.
Avec le GPSE, comme nous avons signé un protocole, pendant les études nous n’avions pas le droit de divulguer quoi que ce soit à la presse pendant une durée de un an. Les documents étaient estampillés « confidentiel ». Mais à présent, nous pouvons parler librement, et nous n’avons plus rien à perdre. Le géobiologue nous a conseillé, pour notre santé, de nous éloigner de notre élevage. Mais comment voulez-vous qu’on fasse ? On vit là, on travaille là, et on prend seulement une semaine de vacances par an. De temps en temps, je me rends chez mes parents, pour faire une pause. On ressent une fatigue extrême je multiplie les crises d’épilepsie, les chutes inexpliquées. 
Nos enfants ne sont plus à la maison en permanence, Dieu merci. Mais quand ils viennent nous voir ils nous disent à chaque fois… » Mais comment faites-vous pour tenir dans cet enfer, avec ces maux de tête, cette fatigue ? »
On n’est pas les seuls dans le secteur à souffrir de tous ces maux : Céline Bouvet a une exploitation pas loin, et elle vit exactement la même chose. Ce qui est curieux, c’est que, quand on essaie de parler à la presse, c’est comme si on parlait dans le vide. C’est un scandale, et personne ne le dénonce !
Actuellement, les expertises se poursuivent pour compléter celles qui ont été faites par le GPSE. C’est l’Etat qui a mandaté ces nouvelles expertises. Ils vont percer des trous partout dans nos parcelles Un des experts a fait de l’humour un jour et il nous a dit « mettez des bottes en caoutchouc à vos bêtes pour les isoler ! »


Je joins à mon témoignage des documents, pour les plus sceptiques, et notamment une expertise qui analyse le rendement de notre robot de traite. 

Voici la conclusion : « on constate une amélioration des performances de l’élevage et du comportement des animaux au cours de l’arrêt des éoliennes, avec une dégradation rapide lors de la remise en service du parc éolien »

Faites circuler notre témoignage. Les Français doivent savoir ce qu’on leur cache. 

Les éoliennes nous électrocutent à petit feu.

Témoignage recueilli par Sioux Berger




lundi 10 décembre 2018

Quelques chiffres sur le financement des ENR

La suppression du soutien financier (tarifs de rachat ou de référence) à la vente de l’électricité renouvelable permettrait d’absorber l’annulation de l’augmentation de la taxe climat et de retrouver de la marge pour financer la transition énergétique.

Hervé Nifenecker / Président de l'Association des Cafés des Sciences du Pays Vizillois

Le gouvernement a décidé de supprimer l'augmentation de la taxe climat portant sur les carburants. Cette augmentation devait atteindre 3,7 milliards d'euros.
La fiscalité de l'Énergie a été profondément modifiée en 2016 par l'intégration dans le budget de l'État des charges et des recettes de la "Contribution au Service Public de l'Énergie", la CSPE, dans le compte d'affectation spéciale (CAS) de la "Transition énergétique".
Selon le [[http://www.senat.fr/rap/a17-109-2/a17-109-20.html]] du Sénat sur le projet de loi de finances 2018, le soutien aux énergies renouvelables électriques passerait de 3,7 milliards d'euros en 2016 à 5,4 en 2018.
La possibilité de recourir à la taxe pour assumer l'augmentation de ce soutien disparaissant, qui paiera les producteurs d'électricité éolienne et photovoltaïque ? Sera-ce EDF, qui sauf à se mettre en faillite, ne pourrait qu'augmenter ses tarifs ? Le refus d'augmentation de ces tarifs par le gouvernement ne semble-t-il pas aller, effectivement, dans le sens de rendre EDF insolvable, si une autre solution n'est pas trouvée ?
La Cour des comptes a estimé que les soutiens de la production d'électricité renouvelable, financés jusqu'à présent par la CSPE, ont coûté 27 Mds d'euros jusqu'à présent avec près de 100 Mds d'engagements. La Cour des comptes a aussi révélé que ces dépenses n'avaient pas conduit à une réduction des émissions de CO2. Elle a, essentiellement, servi à diminuer la production nucléaire et à la rendre moins rentable. Y a-t-il lieu, dans les conditions nouvelles créées par la suppression de l'augmentation de la taxe de 3,7 milliards d'euros, de continuer à subventionner la production d'électricité renouvelable qui ne diminue pas les émissions de CO2, déstabilise le réseau électrique et, faute de financement, mettrait en danger l'existence même de l'opérateur national ?
La question mérite d'autant plus d'être posée que, selon la réponse du Maître d'ouvrage à la question 609 du [[https://ppe.debatpublic.fr/montant-financement-cspe]] , les coûts de production se sont effondrés entre 2009 et 2017, de 358 à 49,5 $/MWh pour le photovoltaïque et de 135 à 45 $/MWh pour l'éolien
Le tarif de rachat de l'éolien reste fixé à 82 EUR/MWh pour les contrats souscrits avant 2016, et le [[https://selectra.info/energie/guides/environnement/rachat-electricite-gaz-edf]] servant au calcul du complément de rémunération, depuis 2016, varie entre 72 et 74 EUR/MWh, celui du photovoltaïque varie, lui, entre 60 et 200 EUR/MWh ? Ces tarifs laissent augurer de confortables profits. C'est bien ce que constatait la CRE dans son [[https://www.cre.fr/Documents/Publications/Rapports-thematiques/couts-et-rentabilite-des-enr-en-france-metropolitaine]] d'analyse sur les coûts et la rentabilité des énergies renouvelables en France métropolitaine. La CRE observait, en effet, des rentabilités bien supérieures au coût moyen pondéré du capital (CMPC, de l'ordre de 8 % net d'impôt). Pour l'éolien, les installations sont amorties au bout de 15 ans alors que leur durée de vie excède 20 ans.

Nous suggérons de reporter la diminution du revenu de la taxe sur les producteurs de courant éolien et photovoltaïque. Les taxes finançant essentiellement des projets éoliens et solaires qui coûtent cher et sont inefficaces, nous demandons à l'État d'arrêter de subventionner ces énergies dites matures. Leurs producteurs devront vendre leur production sur le marché sans soutien ou subvention.
Ces producteurs sont soit des particuliers assez aisés pour avoir investi dans des panneaux photovoltaïques leur permettant de vendre sans risque leur production à EDF, soit des entrepreneurs industriels ou bancaires intéressés par des opérations financières rentables en investissant de façon massive dans une production éolienne vendue, elle aussi, en toute sécurité à EDF.
 Que ces fournisseurs prennent enfin leur responsabilité nous semble socialement équitable. Ils devraient y être d'autant plus incités que leur production n'était pas, jusqu'à présent, soumise à la TVA.
La perte de ressource de 3,7 milliards due à l'annulation de l'augmentation de la taxe carbone serait plus que compensée par la suppression des 5,4 milliards de subventions à la production d'électricité renouvelable. Les 1,7 milliard rendus ainsi disponibles ne manqueraient certainement pas d'usage