vendredi 21 avril 2017

Les positions de tous les candidats à la présidentielles concernant l'environnement et la transition énergétique :

Au cours de ces derniers mois, Jean-Louis Butré, Catherine Boutin, Michel Broncard, Michel de Broissia, Katherine Poujol et André Posokhow ont demandé à rencontrer les  candidats à l'élection présidentielle ou leur équipe. 

Voici les positions :


Nathalie Arthaud
> Pas de contact.
> Pas de position officielle.

François Asselineau
> Pas de contact.
> Lu dans le programme : il faut consulter les Français sur le nucléaire.
> Pas de position sur l'éolien.

Jacques Cheminade
> Pas de contact.
> En faveur du nucléaire.
> Moratoire sur les ENR et leurs subventions.

Nicolas Dupont Aignan.
> Nous l'avons rencontré.
> "L'éolien constitue une énergie renouvelable beaucoup plus coûteuse et beaucoup moins performante au plan écologique qu'on ne le croit. Une aberration, qui s'ajoute à la pollution visuelle de nos paysages...."
> Arrêt de l'implantation de nouvelles éoliennes.

François Fillon.
> 1°-Nous avons rencontré plusieurs députés et responsables de son équipe
> Sur le nucléaire : statu quo sur la base des 75%.
> Eolien industriel: "on ne peut plus continuer comme cela se passe actuellement, Le développement de l'éolien est devenu totalement anarchique, il faut trouver une solution au problème d'inacceptabilité de la population."
> 2°-Dans son programme, il propose "La suppression de la CSPE et de l'obligation d'achat de la production des nouvelles installations de parcs éoliens, ainsi qu'à l'échéance des contrats en cours pour les installations existantes."
> 3°-Un responsable du programme écologie et énergie  a présenté les propositions de F.Fillon hier soir 19 avril, face à une assistance où l’on notait la présence de pas mal d’anciens du Grenelle de l’environnement, de la FEE et de promoteurs :
-il faudra peut-être fermer des centrales mais la France doit investir dans le nucléaire du futur.
> -oui aux ENR et donc à l’éolien mais à un rythme moins soutenu qu’actuellement.
> -confirmation de la volonté d’arrêter les subventions aux ENR et à l’éolien.
En résumé, une position quelque peu  ambigüe et qui mériterait d’être clarifiée et précisée

Benoit Hamon.
> Nous ne l'avons pas rencontré, mais il nous a écrit.
> "Je souhaite atteindre 100% d'ENR d'ci 2050. Pour l'éolien, je lèverai les freins réglementaires qui empêchent son développement et en particulier le contraintes militaires.Je demanderai aux préfets de région d'organiser des consultations pour avis avec des élus concernés par un projet, et ce en amont de la délivrance de l'autorisation."

Jean Lassalle.
> Nous l'avons rencontré.
> Il nous a déclaré qu'il était contre l'éolien.
> Il devait nous le confirmer par écrit, ce qu'il n'a pas fait.
> Il est pour le développement de l'éolien en mer.
> Sur France info il a déclaré vouloir remplacer le nucléaire et les énergies fossiles par les ENR

Marine Le Pen.
> Nous avons rencontré Marine Le Pen qui s’est déclarée hostile à l’éolien
> Elle a confirmé dans son programme:
> >  le maintien et la modernisation de la filière nucléaire.
> >  Un moratoire immédiat sur l'éolien"
> Position confirmée sur BFM-RMC : "Les éoliennes terrestres et en mer sont une source d'énergie renouvelable épouvantable et chère. Une vraie pollution visuelle"

Emmanuel Macron.
> Nous avons rencontré son équipe.
> Réduction du nucléaire : "50% de la production électrique en 2025 ".
> Eolien industriel .Pour l'équipe MACRON, la loi sur la transition énergétique est un dogme, un sujet tabou. (32% d'ENR pour l'ensemble de la  consommation énergétique française en 2030). 
> Selon son programme, après avoir réglé le problème de l'inacceptabilité de l'éolien par la population, il faut doubler le parc existant d'ici 2022. Cela se fera par appels d'offre.
> Cela débouchera automatiquement sur une augmentation du prix de l'électricité.

Jean-Luc Mélenchon.
> Malgré plusieurs demandes de rendez-vous par mails, lettres, déplacement au QG de campagne, aucun contact n'a été possible.
> Dans son programme :
> -sortie du nucléaire.
> -développer les énergies marines sans précision, en particulier concernant l'éolien en mer.
> Avant d'être candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était contre l'éolien terrestre. Depuis qu'il est candidat, il ne s'est plus prononcé.........

Philippe Poutou
> Pas de contact.
> Sortie du nucléaire et arrêter la construction de l'EPR.
> Rien sur l'éolien.

Michel Broncard - Vice-Président de la FED
André Posokhow - Administrateur de la FED
Posté par HW


Un avis de l'Académie des Sciences passé inaperçu !

Chers Amis,
Créée en 1666, l'Académie des Sciences a traversé bien des régimes. Elle représente l'image du savoir. Pourtant, quand elle s'exprime le 19 avril dernier au sujet de la transition énergétique, les média sont absents. On me dit que "Le Monde" a trouvé l'article un peu long pour être repris dans ses colonnes.
Triste période où les décisions sont prises contre l'avis de ceux qui savent !


Nous vous proposerons sous peu une campagne de lettres aux candidats à la députation. Vous pouvez d'ores et déjà transférer ce document de l'Académie des Sciences aux politiques que vous connaissez. Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas.

Bien amicalement, Michel de Broissia (ACBFC)

INSTITUT DE FRANCE Académie des sciences http://www.academie-sciences.fr/fr/

La question de la transition énergétique est elle bien posée dans les débats actuels ?La 

La question de la transition énergétique est désormais une question majeure, en
raison de la nécessité de maitriser nos émissions de gaz à effet de serre et de
réduire notre dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles (pétrole, gaz,
charbon) qui alourdit notre balance commerciale. Cela devrait nous conduire à
changer de façon substantielle nos modes de production et de consommation
énergétique (transport électrique, isolation des bâtiments, numérisation de la
consommation individuelle etc.). Et pourtant cette question ne nous semble pas
traitée dans les débats actuels en prenant la pleine mesure du problème. En réalité
les programmes en matière de politique énergétique devraient mieux tenir compte
des contraintes physiques, technologiques et économiques. Dans l’état actuel du
débat, nos concitoyens pourraient être conduits à penser qu’il serait possible de
développer massivement les énergies renouvelables comme moyen de
décarbonation du système en le débarrassant à la fois des énergies fossiles et du
nucléaire. Nous voulons ici rappeler un certain nombre de vérités.

La solution énergétique adaptée à chaque pays dépend de ses contraintes
géographiques et climatiques. C’est ainsi que le Québec, grâce à ses fleuves
puissants qui prennent leur source dans le Nord du pays, peut se permettre
d’afficher une électricité à 98 % d’origine hydroélectrique. Certains pays ont des
besoins impératifs de chauffage pour faire face à des climats rudes. Certains sont
fortement urbanisés, d’autres ont une population plus rurale. Ces variabilités en
termes de géographie et d’activité économique induisent des contraintes
différentes sur les « mix » énergétiques envisageables. Il n’y a donc pas une solution

universellement optimale à ce choix de politique énergétique.

Le recours aux énergies renouvelables est a priori attrayant, mais il ne faut pas
oublier les réalités. Rappelons d’abord que l’électricité ne représente que 25 % de
notre consommation d’énergie et qu’il faut donc bien distinguer le mix énergétique
qui concerne l’ensemble de nos activités du mix électrique. Pour les éoliennes, le
facteur de charge moyen en France (rapport entre l’énergie produite et celle qui
correspond à la puissance maximale affichée) est de 23 % ; il est de 13 % pour le
solaire photovoltaïque. Pour obtenir un niveau d’énergie donné, il faut donc mettre
en place des puissances plusieurs fois supérieures à la valeur répondant à la
demande. En termes de puissance, la situation est encore plus défavorable puisque
le rapport de la puissance installée à la puissance garantie est de l’ordre de 20 pour

l’éolien. C’est ce qui ressort des chiffres de production éolienne en France,
montrant que la puissance disponible issue de l’ensemble des éoliennes réparties sur le territoire tombe souvent à 5 % de la puissance affichée. Ainsi, un ensemble qui peut en principe fournir 10 GW ne délivre qu’un demi GW pendant une partie du temps. Cette variabilité des énergies renouvelables éoliennes et solaires nécessite la mise en oeuvre d’énergies alternatives pour pallier cette intermittence et compenser la chute de production résultant de l’absence de vent ou de soleil. On pourrait penser que les échanges d’énergie au niveau européen pourraient pallier ce problème. Or les nuits sont partout longues à la même période en Europe, et les anticyclones souvent simultanés chez nous et nos voisins.

Une solution à cette intermittence pourrait être le stockage massif de l’électricité : on la stockerait dans les périodes excédentaires pour la rendre disponible aux moments où elle est nécessaire. Mais les capacités de stockage hydroélectrique, en France, sont presque saturées. Il faut donc développer la recherche sur les batteries et sur d’autres modes de stockage qui permettraient sans doute de progresser, mais à l’heure actuelle on est loin de pouvoir stocker ne serait-ce qu’une petite fraction des 10TWh (1TWh = 1 milliard de kWh) que la France consomme en une semaine.
Pour stocker deux jours de cette consommation, avec une technologie performante lithium-ion comme celle employée sur les automobiles Tesla, il ne faudrait pas moins de 12 millions de tonnes de batteries utilisant 360 000 tonnes de lithium, sachant que 40 000 tonnes de ce métal sont extraites chaque année !  
D’autres solutions sont envisagées, comme le stockage chimique à travers l’électrolyse de l’eau qui produit de l’hydrogène, un vecteur d’énergie, mais ces solutions sont pour le moment bien trop chères, leur rendement est faible et leur maturité technologique réduite. L’expérimentation à l’échelle du mégawatt montre qu’on est encore loin de pouvoir déployer des solutions industriellement viables à l’échelle du pays.
Par ailleurs la croissance des énergies renouvelables intermittentes ne pourra se faire sans une extension significative du réseau de transport de l’électricité pour raccorder les lieux de production, collecter les énergies électriques produites de façon diffuse et les faire remonter vers les lieux de consommation. Afin de minimiser le risque de black-out à l’échelle de notre pays, voire de l’Europe, il est important d’anticiper les problèmes de stabilité de réseau qui pourraient résulter de variations soudaines des niveaux de vent ou d’ensoleillement.

Le simple bon sens conduit à conclure qu’une production d’électricité qui garantit la
consommation du pays nécessite la disponibilité des énergies « à la demande », celles qui ne souffrent pas de l’intermittence et auxquelles on peut faire appel en permanence. De sorte qu’il n’existe aucun pays qui, en l’absence de solution de stockage répondant à la variabilité de ces productions renouvelables, recourt significativement à ces dernières sans faire appel à des productions mobilisables et pilotables (centrales thermiques, nucléaire). Le cas de l’Allemagne est exemplaire. En 2011 l’Allemagne décide de sortir du nucléaire, dont la contribution à la production électrique n’était que de 22 % en 2010, sortie qui en conséquence ne représente pas les mêmes défis qu’une sortie du nucléaire en France. Six ans plus tard, la part du nucléaire est de 13 %, celle des renouvelables de 30 %, ce qui est remarquable, mais la part des combustibles fossiles reste de 55 %. C’est la croissance de l’offre intermittente d’électricité produite par les renouvelables qui a nécessité l’ouverture de nouvelles capacités de productionthermiques à charbon (13 GW) et un développement de l’exploitation du lignite. De sorte que l’Allemagne continue à être l’un des pays européens les plus gros émetteurs de CO2 pour un prix de l’électricité le plus élevé. On ne peut pas parler d’un succès.

La France est, parmi les pays développés, l’un des plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre par habitant (environ deux fois moins qu’en Allemagne, trois fois moins qu’aux Etats-Unis). C’est l’un des plus avancés dans la production d’électricité décarbonée (c’est ainsi que la France produit 540 TWh d’électricité avec des émissions de 46 Mt CO2/an, alors que l’Allemagne produit 631 TWh d’électricité en émettant 334 Mt CO2/an, c’est-à-dire 6,2 fois plus par kilowattheure produit). Cette sobriété relative en CO2 est le résultat de la solution actuellement dominante en France, l’énergie nucléaire, qui fournit 75 % de notre électricité. L’énergie nucléaire est objectivement le moyen le plus efficace pour réduire la part des énergies fossiles dans la production d’énergie électrique. Cette énergie repose sur des compétences scientifiques reconnues, sur une industrie nationale dotée d’une expérience opérationnelle unique et sur une autorité de sûreté compétente et indépendante. L’énergie nucléaire nécessite une gestion rigoureuse de ses déchets, qui a fait l’objet de plusieurs lois successives et d’un effort de recherche soutenu et cohérent. Il faut cependant avancer vers la mise en oeuvre pratique de ce qui a été étudié. D’autre part, l’industrie nucléaire est aujourd’hui confrontée à des exigences justifiées de sûreté qui se traduisent par des questions techniques à résoudre. Nous pensons que nos ingénieurs et nos entreprises ont les compétences pour traiter ces problèmes et apporter les solutions requises.

Dans ce cadre général, il y a une véritable contradiction à vouloir diminuer les émissions de gaz à effet de serre tout en réduisant à marche forcée la part du nucléaire. En réalité de nombreuses études montrent que la part totale des énergies renouvelables dans le mix électrique ne pourra pas aller très au-delà de 30-40 % sans conduire à un coût exorbitant de l’électricité et des émissions croissantes de gaz à effet de serre et à la mise en question de la sécurité de la fourniture générale de l’électricité. Notons également que s’il est déjà bien difficile d’inclure une fraction significative de solaire et d’éolien dans la production d’électricité, le problème des 75 % d’énergie non électrique consommés par les transports, l’habitat, l’industrie est autrement redoutable. Certes il est impératif d’étudier les économies d’énergie que l’on peut y apporter ainsi que la réduction de l’émission des gaz à effet de serre, mais ces secteurs resteront pour plusieurs décennies encore quasiment hors d’atteinte des renouvelables. Notre électricité décarbonée permettrait d'ores et déjà à la France de transférer vers l'électricité certaines des activités utilisant des combustibles fossiles, pour le plus grand bien de sa balance commerciale et de la baisse de ses émissions, bien plus qu'elle ne le fait actuellement.

Certes, nous avons appris qu’il était possible de mettre une quantité significative d’énergies renouvelables dans le mix électrique. Et il faut aller dans cette direction, les citoyens le souhaitent. Mais ces derniers doivent aussi être plus exigeants et demander à leurs élus de travailler à des scénarios réalistes qui évitent les idées reçues, et parmi lesquels ils devront faire leurs choix. Ces scénarios réalistes et cohérents doivent dire clairement que le tout renouvelable n’est pas possible et indiquer une trajectoire raisonnable vers une solution énergétique où l’énergie nucléaire aura sa place dans les prochaines décennies si l’on veut maintenir une électricité décarbonée. Ils doivent aussi dire que l’amélioration constante de notre système énergétique passera par des investissements massifs en recherche fondamentale, technologique et industrielle car de nombreuses questions doivent être étudiées (déchets et sécurité nucléaires, stockage de l’énergie, capture et séquestration du CO2, réseaux intelligents…). On peut enfin rappeler qu’au delà de l’équilibre du mix énergétique, il serait judicieux de porter l’effort sur les questions des économies d’énergie qui peuvent être réalisées pour réduire la consommation dans le bâtiment, le transport, l’industrie et qui peuvent conduire à une réduction sensible des émissions et qui sont sources de compétitivité, d’innovations et d’emplois.

Sébastien Candel, Yves Bréchet, Edouard Brézin, Marc Fontecave, Jean-Claude André, Roger Balian,Sébastien Balibar, Yves Bamberger, Catherine Césarsky, Vincent Courtillot, Jean-Claude Duplessy, Pierre Encrenaz, Robert Guillaumont, Pierre Joliot, Guy Laval, Olivier Pironneau, Michel Pouchard, Paul-Henri Rebut, Didier Roux, Jean-Marie Tarascon (tous membres du Comité de prospective en énergie de l’Académie des sciences).

Posté par HW

jeudi 20 avril 2017

Perrcy-les-Forges dit non!


Le conseil municipal de Perrcy-les-Forges dit NON! au promoteur éolien.

Saluons ici la décision réfléchie du Conseil municipal de Perrc-les-Forges. Il est a espérer que les arguments développés par les associations opposées aux projets éoliens en Saône et Loire portent leurs fruits.
Que les nuisances vécues par les riverains des parcs de Côte d'Or comme du Doubs aient été entendues par les décideurs et les élus.
Que la production d'électricité intermittente ne permet pas de diminuer l'émission de Gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique,
Que l'éolien est étranger à l'écologie,
Que l'éolien est un attrape-gogo.

Ensemble réclamons une distance raisonnable entre une éolienne et une habitation égale à 10 fois la hauteur du mât.
Le rétablissement du code de la santé publique relatif aux bruits des parcs  éoliens (30 dB) soit à nouveau applicable.

A Montmort, soyons vigilant. Un nouveau promoteur circule dans l'espoir de marcher sur les brisées de Windstrom...

Il semblerait que les leçons ne soient pas retenues.

Vent du Sud Morvan


samedi 1 avril 2017

EOLIEN AUTORISATION UNIQUE : Requête en Conseil d'état


La Fédération Environnement Durable a déposé une requête (*) en Conseil d’Etat pour faire annuler le décret relatif à l’autorisation environnementale concernant les éoliennes ( JORF du 27 janvier 2017)

 
Ce décret sous un faux prétexte de simplification étend à tout le territoire « L’autorisation unique ». Celle-ci  remplace toutes les autorisations distinctes existantes et  vise en réalité à permettre aux promoteurs d’accélérer l’implantation d’éoliennes  en supprimant  toutes les lois qui protègent les citoyens.

La volonté du gouvernement de favoriser systématiquement les industriels du vent  au détriment de l'intérêt général n’est justifiée par aucune raison, ni morale, ni économique, ni industrielle,  ni environnementale.
 

Annexe :
(1)
Décret n° 2017-81 du 26 janvier 2017 relatif à l’autorisation environnementale (JORF du 27 janvier 2017)
(*)
Requête faite conjointement avec Vent de Colère

 Ps:

Il est important  de faire savoir  que ce décret est attaqué
Les affirmations de certains promoteurs qui s'appuient déjà sur " l'autorisation unique " notamment devant les tribunaux sont donc inexactes.

Cordialement
Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
contact@environnementdurable.net

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jeudi 30 mars 2017

Manifestation à Besançon

Samedi 25 mars 2017 à Besançon

Venus de toute la grande région, trois cent trente personnes (chiffre des organisateurs) personnes ont défilé ce samedi après-midi à Besançon à l’appel du collectif régional d’associations de Bourgogne Franche-Comté (ACBFC) pour dénoncer « le développement anarchique d’aérogénérateurs gigantesques dans l’une des régions les moins ventées de France ».



Objectif : dénoncer « le développement anarchique d’aérogénérateurs gigantesques dans l’une des régions les moins ventées de France ». Aux cris de « Éolien baratin, éolien bon à rien » ou de « projets insensés, campagne dévastée » ou encore « éolien installé, corruption assurée », les manifestants se sont rendus en cortège jusqu’au siège du conseil régional. 


La présidente de la Région doit recevoir une délégation du collectif ce lundi. « Aujourd’hui, les mâts font 180 voire 220 mètres. Ce ne sont plus des mats de 80 à 100 mètres comme avant.

On demande que la distance de pareils mats des habitations soit proportionnelle à 10 fois la hauteur, soit pour une éolienne de 180 mètres, 1,8 km », rapporte Jean-Luc Bertin du collectif et de l’association « Le vent tourne » de Byans-sur-Doubs.

Deux manifestations similaires ont déjà eu lieu à Dijon et à Langres en Haute-Marne. Pour le collectif, les arguments contre l’éolien sont multiples : « Ce sont des paysages abîmés, du CO2 en hausse, de la pollution sonore et lumineuse, l’abandon des campagnes à l’appétit de sociétés privées ».
Et le collectif rappelle que l’énergie produite par l’éolien est achetée par EDF « trois fois le prix du marché avec le concours de la taxe CSPE payée par chacun ». 


Vos réactions

Madok21 26.03.2017 | 16h49Ecologie punitive et dévastatrice
Implantation d'éoliennes imposée en force dans des campagnes où ne résident pas les preneurs de décisions. Populations devant le fait accompli sans n'avoir jamais été mises au courant des projets. Enquêtes publiques inutiles, tout a déjà été calculé. Destruction de nos belles régions françaises avec à la clé des problèmes de santé humaine et animale. Pour quoi ? Satisfaire un besoin maladif d'argent et produire une électricité très coûteuse qui n'a même pas été à la hauteur cet hiver lors des bons froids. Supprimer l'électricité aux anti-éoliens puisqu'ils contestent, supprimer tout ce qui gênent ceux qui protestent mais pourquoi pas aussi la bêtise humaine mais là, ce n'est pas gagné. Il n'y a pas de feu sans flamme.

J.P.R 26.03.2017 | 11h41L'exception mondiale française
Pas plus en Allemagne qu'en France, les énergies intermittentes n'ont permis de remplacer le moindre MW "pilotable" installé. Et EDF propose de faire varier la puissance de ses réacteurs nucléaires pour suivre l'intermittence du vent.
Et si l'Allemagne peut trouver quel qu’intérêt à faire varier le taux de charge de ses centrales à charbon même sans avoir pu en fermer une seule, sait on seulement que le régime prévu pour nos réacteurs entraînera une augmentation des déchets nucléaires, la fragilisation de leurs générateurs de vapeur...et la ruine d'EDF qui supportera les mêmes coûts pour vendre 1/3 de courant en moins, sans même que cela permette de fermer le moindre réacteur?
http://lemontchampot.blogspot.fr/2017/03/lexception-francaise.html
Mais ça, on ne risque pas de vous l'expliquer!

A visionner le reportage de France 3: http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_franche_comte_,155349616.html

jeudi 2 mars 2017

RAPPORT sur la SANTE des RIVERAINS NON PUBLIER

Communiqué de Presse Paris le 01.03.2017

Rapport sur la santé des riverains des éoliennes : l’Omerta gouvernementale
La Fédération Environnement Durable dénonce la non-publication du rapport de l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire, de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) concernant l’impact de l’éolien industriel sur la santé humaine.         
Cette étude de l’ANSES attendue depuis 22 mois, avait été lancée  par Ségolène Royal, en avril 2015 à la suite du vote par les députés de l’abrogation de la loi du Sénat imposant une distance de 1000 mètres au lieu de 500 mètres entre une habitation et une éolienne, dans l’objectif de protéger les riverains des infrasons et basses fréquences émises par ces machines industrielles.

Pendant près de deux années,  l’ANSES a procédé à de nombreuses auditions dont celle de la Fédération Environnement Durable (FED) accompagnée d’un expert acousticien, le 8 mars 2016. La FED avait remis une étude comportant les témoignages de  511 riverains d’éoliennes français attestant de souffrances graves liées aux nuisances acoustiques audibles et non-audibles d’éoliennes industrielles, des témoignages de médecins,  ainsi qu’une bibliographie d’études scientifiques et médicales menées dans le monde entier, la France faisant figure d’exception avec aucune étude de ce type réalisée à cette date.
       
Au cours de cette audition, il avait été certifié à la FED que les conclusions de l’ANSES seraient rendues publiques dès le 30 juin 2016. Après plusieurs relances, il a été indiqué successivement que la date avait été repoussée à fin 2016, puis à février 2017. Nous voici arrivés au 1er mars 2017,  le rapport semble toujours dans les mains des ministères de l’Environnement et de la Santé.
Cette succession de délais reconduits sans explication ne peut qu’interroger, et permet de faire naître la crainte d’un rapport qui serait sous influence et non au service de l’intérêt général, le soupçon en période électorale, de conclusions soumises aux alliances politiques et industrielles "vertes". La Fédération Environnement Durable dénonce le mépris des ministères de l’Environnement et de la Santé pour les victimes de la « transition énergétique  », en France, tous les citoyens qui doivent supporter en silence une éolienne de 150, 185, et bientôt 200 mètres de hauteur à 500 mètres de leur maison.

Contacts Presse
Jean-Louis Butré
contact@environnementdurable.net
tel : 06 80 99 38 08
Hervé Texiervdcenpb@yahoo.fr
tel : 06 89 58 70 27
tel : 06 23 80 71 93
tel : 06 08 80 57 95


Posté par H.W

mercredi 1 mars 2017

La Raison d’État Développement éolien : les dessous d’une utopie

Jean Pierre Riou

Résumé des éléments développés dans l’article 
qui cite ses sources. 

Le malentendu
Un MWh intermittent ne pourra jamais se prétendre compétitif avec un MWh pilotable en raison de la différence fondamentale de nature qui les oppose et qui interdit au MWh intermittent d’offrir les mêmes services qu’un MWh pilotable.
Pour en comparer la valeur, il lui faudrait assumer seul les surcoûts liés aux efforts de stockage, d’interconnexions et du « back up » des centrales pilotables chargées de prendre le relai en fonction des aléas météorologiques.

Le défaut de garantie
L’absence de garantie de sa moindre puissance effective n’a toujours pas permis aux énergies intermittentes de fermer la moindre centrale pilotable.
Et cela, quelle que soit cette puissance installée, comme le montre l’exemple allemand, fort de 89 GW intermittents, soit 26 GW de plus que tout notre parc nucléaire.

Le « vert » dans le fruit
En déversant des surplus aléatoires sur le marché, les productions intermittentes en corrompent les cours, privant ainsi les exploitants de centrales pilotables des moyens de leur sécurité et de leur modernisation.
Elles dissuadent l’investissement dans toute technologie novatrice en enlevant la visibilité financière du secteur de l’énergie.

L’étrange complémentarité
En forçant le parc nucléaire français à suivre leur régime chaotique, les réductions intermittentes ne lui permettent pas de limiter des émissions de CO2 pour la raison que la production nucléaire n’en émet pas.
Incapables de permettre la fermeture du moindre réacteur et pénalisantes pour leur rentabilité, les EnRe sont pourtant présentées comme complémentaires avec la filière nucléaire.
Cette complémentarité s’apparente essentiellement à celle de la puce avec le chien, ou même de la chèvre avec le chou. Pour un intérêt qui pose question.

Le détournement d’argent public
La tentative d’intégration des énergies intermittentes nécessite des centaines de milliards d’euros d’argent public pour la restructuration de l’ensemble du système à leur intention, sans que leur existence ait encore évoqué leur moindre capacité à remplacer quoi que ce soit, condition pourtant indispensable pour prétendre représenter une alternative pérenne.

L’échec d’une politique climatique
Leur bilan CO2 est dérisoire en Allemagne malgré des sommes engagées considérables, et même contre productif en France, avec 2 années consécutives de régression sur ce plan.
L’augmentation des facteurs de pollution liée aux régimes du back up n’étant même pas pris en compte dans ces bilans.

La compétitivité sacrifiée
La corrélation du développement de l’intermittence avec l’élévation du prix de l’électricité pour le consommateur est clairement établie.
Cette circonstance menace l’industrie, notamment celle qui est forte consommatrice d’énergie.
L’alternative ne demeurant plus qu’entre la réduction du coût de la main d’œuvre ou la délocalisation.

La France pour modèle
C’est la France qui est le pays au monde le mieux classé pour son efficacité climatique.
Elle doit quasi exclusivement ce domaine d’excellence à son parc de production d’électricité qui explique à lui seul notre avance considérable sur l’Allemagne.
La France est le 1° exportateur mondial d’une électricité bon marché, décarbonée et pilotable.

La dépendance géostratégique
La dépendance aux importations d’énergies fossiles est croissante en Europe, tout spécialement concernant les importations de gaz russe.

La décroissance verte
Les slogans sur l’emploi sont démentis par les faits.
De nombreuses études considèrent qu’un emploi créé dans les énergies subventionnées en détruit 3 autres.

La Raison d’État
Le programme nucléaire français avait été élaboré pour conserver l’indépendance énergétique de la nation, lors du premier choc pétrolier, qui avait enfermé la France dans le piège des années de pétrole facile et bon marché.
Les années qui suivirent ont porté au plus haut point l’indépendance et  l’excellence nationale dans le domaine énergétique, dont la politique visionnaire répondait déjà, même sans le savoir, aux exigences climatiques.
Cet effort porte actuellement les fruits d’une énergie parmi les moins chères du marché.

Pour ou contre le nucléaire ?
La question ne se pose pas de savoir si on est favorable ou non à ces décisions historiques, mais de comprendre les impératifs de la gestion de leur héritage.
Les promesses fantaisistes que nous inflige l’actualité semblent bien étrangères aux motivations premières de notre histoire contemporaine.
A la seule raison légitime de ses choix politiques.

A la Raison d’Etat.

Posté par H.W