mardi 8 juin 2021

Barbara Pompili ou le déshonneur de l'écologie

 

Association de défense et de promotion du Haut-Buëch et de ses habitants
(membre de la Fédération Environnement Durable)
http://hautbuechnature.blogspot.com/

On ne peut pas reprocher à la ministre de mettre de côté son militantisme débridé dans ses fonctions officielles au sein du gouvernement de la nation : un poil collapsologue comme son mentor Yves Cochet, pas vraiment hostile à la décroissance, mais surtout antinucléaire viscérale (tout en feignant de ne pas l'être), son dogmatisme vert, mélange d'idéologie et d'affairisme autoritaire semble être son bréviaire politique.

Elle vient encore de le prouver en volant au secours de la filière éolienne (ce qui ne rassure pas forcément ses amis des lobbys éolien comme France Énergie Éolienne), lors de sa conférence de presse du 28 mai dernier.

"Installez une éolienne, vous protègerez la planète" affirme-t-elle, sous forme de slogan publicitaire, en introduction de sa conférence de presse. MAIS DE QUELLE PLANÈTE S'AGIT-IL POUR LA MINISTRE ?

Certainement pas une planète décarbonée au mieux, sinon, elle ne s'acharnerait pas à détruire notre modèle de production électrique, l'un des plus vertueux au monde car décarboné à 95%, qui assure notre sécurité et notre indépendance énergétique grâce au nucléaire et à l' hydraulique. On peut le vérifier tous les jours en consultant la carte des émissions de CO2.

Il est en effet très étonnant pour une ministre qui se targue de vouloir rétablir "la vérité" sur l'éolien, de l'entendre bredouiller ainsi son sujet, confondant puissance éolienne installée et production électrique produite (voir le communiqué de presse de la FED) enfilant comme des perles approximations, erreurs et mensonges.

Ainsi dans son discours, la ministre se garde bien de dissocier l'éolien intermittent (à peine 8% dans le mix électrique en 2020 pour environ 8 000 éoliennes implantées) des autres sources de productions renouvelables ... Quand il n'y a pas de vent pour 8 000 éoliennes , il n'y en aura pas non plus pour 15 000, comme veut l'imposer la ministre !

Vouloir faire croire que le prix de l'éolien est compétitif, en oubliant de préciser que depuis 20 ans, l'État subventionne chaque MWh produit par des multinationales privées, souvent étrangères, est un mensonge éhonté. Pour 2020, la Commission de Régulation de l'Énergie, organisme d'État, a déterminé à 91,00 € le coût du MWh éolien qu'EDF avait obligation de racheter. Soit deux fois le prix du marché. Cette charge ne fait qu'augmenter d'année en année et est prévue pour 2021 à 92,40 €. Ceci naturellement au détriment du consommateur qui a vu sa facture d'électricité augmenter de 50% en 10 ans comme vient encore de le relever UFC Que choisir. Et en même temps ... l'État versait aux promoteurs éoliens 2,3 milliards d'euros de subventions, rien que pour l'année 2020 !

C'est que dans ce système devenu kafkaïen, les gouvernements successifs se sont convertis à la doctrine néo-libérale de Bruxelles et sous la pression des affairistes verts et de puissants lobbys comme WindEurope ou l'OFATE qui a son siège officiel au ministère de l'écologie, considèrent l'électricité comme une simple marchandise qu'il faut soumettre à la fausse concurrence du marché.

On est bien loin de l'écologie dans tout ça, et face au rejet de plus en plus massif -notamment dans nos territoires ruraux- de cette politique énergétique qui n'est en fait qu'un affairisme débridé au profit des promoteurs éoliens, la ministre n'a plus, pour convaincre, que son autoritarisme, comme elle vient encore de le faire dans une directive aux préfets du 26 mai 2021.

Non, Madame Pompili, 82% des français ne sont pas favorables à l'éolien comme vous tentez de le faire croire en évoquant le baromètre annuel de l'Institut de Radioprotection de Sûreté Nucléaire (enquête réalisée comme l'indique la fiche technique de l'enquête auprès d'un échantillon représentatif de 1 032 personnes du 18 novembre au 3 décembre 2019 et parmi ces personnes, un bon pourcentage d'urbains qui ne verront jamais une éolienne près de chez eux et quelques contingents de bobos écolos idéologisés).

Vous feriez mieux, Madame la ministre d'écouter quotidiennement vos concitoyens qui s'expriment partout contre l'envahissement de notre pays par l'éolien industriel, et dénoncent votre tartuferie écologique : prenez connaissance du dernier sondage Ouest France (plus de 4 000 participants qui rejettent massivement l'implantation d'éoliennes près de chez eux et témoignent de leur vécu) ou celui de RTL (plus de 6 000 votants à ce jour qui estiment que les éoliennes gâchent le paysage).

Vous pourriez également réécouter le discours de Pau du Président de la République avec qui vous prétendez être en phase ou l'appréciation de votre collègue, la rapporteure de la commission d'enquête "Aubert" déclarant que la politique de transition énergétique "ne sert à rien pour la transition écologique. C'est un mensonge ..."

Enfin, nous supposons que la remarquable tribune de Stéphane Bern "Madame Pompili, les éoliennes sont une négation de l'écologie" ne vous aura pas échappé.

Madame Pompili, plutôt que d'ordonner aux préfets de région de redessiner les cartes des Zones de Développement Éolien annulées par la loi en 2013, tout comme les Schémas Régionaux Éoliens annulés par tous les tribunaux de France, plutôt que de faire pression sur les élus locaux en recrutant aux frais de l'État une armée de "conseillers techniques" qui viendront encore renforcer les hordes de commerciaux qui, le chéquier en bandoulière, achètent nos espaces ruraux au mépris de notre environnement, de la biodiversité et de notre qualité de vie, plutôt que de faire le lit des promoteurs éoliens, plutôt que de fracturer notre pays entre urbains et ruraux, il nous tarde que vous preniez la mesure de vos fonctions de ministre de la France et non pas de la république écologique et territoriale comme vous l'affirmez dans votre conférence de Presse !

mercredi 2 juin 2021

Eoliennes: Du rêve aux réalités. LE FILM

 

 Recueillant près de 80% d’opinion favorable, les éoliennes sont en quelques années devenues le symbole de la transition énergétique. Quels enseignements politiques, sociaux, économiques et environnementaux peut-on tirer de leur multiplication ? Le rêve est-il en phase avec la réalité ? Professionnels, experts et riverains nous dévoilent les envers du décor.

 

Pour en savoir plus : https://eoliennes-lefilm.com

 

 

 

dimanche 2 mai 2021

LETTRE D’INFORMATION 2021 Association « VENT DU SUD MORVAN »

Bonjour à toutes et à tous,

L’assouplissement des règles sanitaires s’accompagne de l’espoir d’un retour à une vie plus « normale ». Pendant cette trop longue période d’hibernation, le combat a continué et quelques informations sur la vie de votre association s’avèrent nécessaires. Sachez cependant que votre association « Vent du Sud Morvan » n’est pas restée inactive...

1°) L’association

Surprise ! A l’occasion d’une veille administrative et à la recherche d’informations complémentaires sur le site de la préfecture de Saône-et-Loire pour notre recours, j’ai découvert un courrier de réponse signé par le secrétaire général de la préfecture et adressé à notre petit promoteur breton. Les responsables de Windstrom, croyant le projet éolien débarrassé de tous recours après la décision du tribunal administratif de Dijon enjoignant le préfet à signer l’autorisation d’exploiter, ont adressé une demande de modification de leur projet initial. A l’insu de tous ! Je reste persuadé que le maire et les propriétaires concernés n’ont pas eu connaissance de cette demande et il se pourrait qu’il y ait des surprises. Encore une fois, quel déni de démocratie, mais c’est une habitude chez les promoteurs éoliens !

Les modifications demandées portent essentiellement sur un changement de la puissance nominale des éoliennes de 3 MW au lieu de 2 MW, sur l’allongement des pales, ainsi que sur le déplacement de quelques mètres des éoliennes.

A ma demande, la préfecture m’a fait parvenir une copie des pièces du dossier que j’ai étudié avec les membres du bureau de l’association et de Louis Landrot, président de l’association sauvegarde sud Morvan (SSM). Après analyse de l’ensemble des documents, j’ai adressé un courrier récapitulatif à notre avocat, afin de l’informer de l’importance de modifications demandées. Les membres du bureau de l’association, que je remercie de leur participation, pensent avoir relevé des irrégularités qui seront utilisées en leur temps. Il existe une raison évidente à considérer les modifications demandées comme substantielles. Si la demande de modification est jugée comme non substantielle, ce qui est actuellement le cas par le service des installations classées pour l’environnement (ICPE) dépendant de la DREAL, suivant en cela les préconisations appuyées de Windstrom, il ne sera pas nécessaire, d’un point de vue réglementaire, d’effectuer des études environnementales complémentaires.

L’association « Vent du Sud Morvan » est maintenant reconnue sur le territoire de la communauté de communes « Entre Arroux, Loire et Somme » (CCEALS) pour son sérieux et ses compétences techniques et environnementales. J’ai participé à plusieurs réunions sur l’élaboration du Plan Climat, Air, Energie du Territoire (PCAET) sous la forme de divers ateliers dans le but d’élaborer une synthèse à l’attention des élus de la communauté de communes. Par la suite, le PCAET élaboré par les élus sera soumis à enquête publique. Il est important de participer aux différents ateliers afin de faire connaître nos exigences en matière d’environnement. J’espère être en mesure de vous faire un résumé en présentiel lors de la prochaine assemblée générale de l’association, lorsque les conditions sanitaires le permettront.

2°) Regrets :

Enfin, il est regrettable que le bulletin municipal, après un an de silence en raison de la tenue de l’élection municipale, n’ait pas accordé la parole à l’association. Vent du Sud Morvan est l’association la plus importante en nombre d’adhérents sur la commune et c’eût été l’occasion de découvrir des nouvelles plus récentes du projet éolien.

3°) L’ACBFC est morte, vive le CRECEP !

 

Pour améliorer son image et être reconnu au niveau national comme une association de protection de l’environnement et du patrimoine, le collectif d’associations de Bourgogne Franche-Comté ACBFC change de nom et devient CRECEP. Ce changement était devenu nécessaire en raison des nombreuses actions et recours en justice de l’ACBFC contre les nuisances dues au développement des éoliennes en Bourgogne Franche-Comté. Pour être pris au sérieux et pour que les médias relayent nos actions, nous nous devions d’avoir un site Internet et être présents sur les réseaux sociaux. Le site Internet élaboré en collaboration avec une agence professionnelle de communication sera inauguré très prochainement, à l’occasion d’une conférence de presse nationale pour annoncer officiellement le recours du CRECEP contre le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) de Bourgogne Franche-Comté. Plus de 300 associations, particuliers et professionnels du tourisme se sont joints à ce recours !

Le logo représente la région de couleur verte, rappelant à la fois les forêts et les campagnes de Bourgogne Franche-Comté. La silhouette d’un milan royal, oiseau migrateur emblématique, reflète la biodiversité de notre région, terre de passage et de migrations. Il devient la mascotte du CRECEP.

4°) Le blog : www.avdsm.blogspot.com

Sur le blog de l’association, vous trouverez les témoignages de maires du département de l’Yonne. A ce sujet, je recherche une personne pour alimenter régulièrement le blog en information et disposant d’un peu de temps (il n’y a rien de compliqué). Les maires de petites communes font l’objet d’un démarchage incessant de porteurs de projets de parcs éoliens. Beaucoup acceptent en raison des retombées financières pour leur commune. Mais certains, de plus en plus nombreux, refusent ou regrettent d’avoir accepté.

Leurs témoignages, recueillis par Jean-Yves Nicolas, apportent un éclairage précieux sur l’envers du décor des parcs éoliens. A partager, avec le plus grand nombre...

5°) Dans la presse :

Peut-être avez-vous remarqué dans le Jsl, les inquiétudes (pour ne pas dire plus) du président de la communauté de communes, Dominique Lotte, sur le nombre de projets éoliens sur son territoire. Depuis presque 10 ans, nous affirmons que les élus n’ont plus la maîtrise du développement de leur territoire avec l’éolien. Une fois encore, je constate que nous avons eu raison trop tôt et il aura fallu attendre de découvrir les projets d’installation d’une soixantaine d’éoliennes sur 15 communes de la CCEALS, pour que l’on s’interroge… Il est sans doute trop tard pour les communes où le discours des promoteurs a réussi à décerveler les élus et les habitants. Malgré tout cela, les 4 associations environnementales de la communauté de communes ont échangé par visioconférence avec le président Dominique Lotte en début d’année. Nous avons convenu que, dès que cela sera possible, une réunion d’information sera dispensée aux élus de la communauté de communes pour les convaincre de ne pas porter atteinte à notre environnement et à la richesse de notre biodiversité en raison d’un développement anarchique de l’éolien. A cette occasion nous avons demandé l’aide du président de la communauté de communes afin de connaître les résultats d’exploitation du parc éolien de La Chapelle au Mans sur les 12 derniers mois. Si cette demande a reçu un accueil favorable du président Lotte, il semblerait que la société d’exploitation ait des difficultés à communiquer sur ses résultats. La commune de La Chapelle au Mans elle-même, bénéficiaire du financement participatif, a les mêmes difficultés… Ce qui est un comble lorsque l’on recommande auprès des élus le développement de ce mode de production vertueux!

A ce propos, les élections régionales et départementales approchent, vous avez là, l’occasion d’interroger les candidats sur leur approche de l’éolien en milieu rural. N’hésitez surtout pas; « un élu ne s’use que si l’on sent sert» !

Je vous renouvelle tous mes vœux de santé. Un an, ça suffit! Et j’espère vous revoir prochainement pour vous apporter de nouvelles informations à notre prochaine assemblée générale.


Olivier DUBAR

Président









 

vendredi 30 avril 2021

Témoignage 4/4

 Les habitants de villages convoités par les promoteurs de parcs éolien ont l’impression que c’est le combat de David contre Goliath. Mais on sait comment l’histoire se termine : par la victoire de David. Bruno Charmet, maire d’une petite commune du Sud de l’Yonne, Annoux, passe en revue les conséquences désastreuses de l’implantation des parcs éoliens dans notre région et les actions possibles pour faire respecter nos territoires. 

 


 

 

 

Témoignage 3/4

Autrefois les acheteurs potentiels de maison se renseignaient sur l’assainissement et le haut débit maintenant les futurs acquéreurs s’inquiètent des éventuels projets de parcs éoliens. Le tribunal administratif de Nantes vient d’ailleurs en décembre dernier de reconnaitre la baisse de la valeur mobilière des maisons au voisinage des éoliennes. Gilles Sackepey, maire d’Etivey, une petite commune du Sud de l’Yonne nous explique pourquoi cette commune refuse tout projet de parc éolien sur son territoire et se bat contre la saturation des paysages. 

 

 


Témoignage 2/4

Éric Coquille, ancien maire d’une petite commune du sud de l’Yonne, située dans cette belle vallée de l’Armançon, explique comment son Conseil municipal a travaillé pour expertiser un projet de parc éolien sur le territoire de sa commune.

Ces dossiers de demande d’autorisation environnementale sont complexes, mais à l’issue d’une expertise sérieuse la décision de refuser ce projet est devenue évidente pour lui. Il nous explique pourquoi.


Témoignages 1/4


Le maire de Pasilly dans l'Yonne, Philippe LARDIN, a accompagné un projet de parc éolien sur sa commune. Aujourd’hui, il le regrette en constatant chaque jour les dégâts de ces 10 éoliennes en particulier sur les rapaces (et tout particulièrement sur le milan noir) et les chauves-souris.