Le
14 août 2018 la société
Energie éolienne de Montmort a reçu
d’un avis défavorable de la préfecture de Saône-et-Loire pour
son projet éolien sur la commune de Montmort en
considérant que les effets négatifs notables du projet sur
l’environnement ou sur la santé humaine n’ont pu être évités
ou insuffisamment réduits.
La
société SARL parc EOLIEN de Marly a reçu également un avis de
rejet de la préfecture de Saône-et-Loire pour son projet éolien
sur la commune de Marly-sous-Issy, le 2 mai 2022, considérant ;
Bibracte–Mont
Beuvray est classé Grand site de France, notamment pour le
caractère remarquable de son paysage et ses panoramas exceptionnels
en particulier en direction du sud,
l’impact
très fort sur la présentation de l’église d’Issy-l’Evêque
classée au titre des monuments historiques,
l’insuffisance
des inventaires de l’avifaune et des chiroptères.
L’ensemble
de ces études démontre l’existence d’une richesse faunistique
importante, une nature encore protégée et des paysages bocagers
remarquables sur le territoire de la CCEALS qui sera un atout pour
les années à venir, alors qu’un projet éolien sur une commune ne
contribue qu’au développement de la zizanie dans des moments où
nous aurions besoin de plus de solidarité.
Les
associations de protection de l’environnement et du patrimoine du
territoire cosignataires vous demandent de renoncer au développement
de projets éoliens dans le cadre de l’élaboration du PCAET, au
profit d’autres énergies pour produire de l’électricité.
Restant
à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et dans
l’espoir d’une réponse favorable, nous vous prions de croire,
Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments les
meilleurs.
Olivier
DUBAR
Président
copie :
Edith GUEUGNEAU
Vice-présidente
en charge du PCAET
Associations :
Vent
du Sud Morvan Montmort
Sauvegarde
du Sud Morvan
Sauvegarde
Nature du Patrimoine de Grury
Sauvegarde
de l’Environnement Nature et Paysages de Saint-Aubin-sur-Loire
Le
14 août 2018 la société
Energie éolienne de Montmort a reçu
d’un avis défavorable de la préfecture de Saône-et-Loire pour
son projet éolien sur la commune de Montmort en
considérant que les effets négatifs notables du projet sur
l’environnement ou sur la santé humaine n’ont pu être évités
ou insuffisamment réduits. A la
suite de la décision du tribunal administratif du Dijon, vous
avez signé (le
14 janvier 2020) un arrêté
d’exploitation, attaqué aujourd’hui par l’association Vent du
Sud Morvan
La
société SARL parc EOLIEN de Marly a reçu un avis de rejet de la
même préfecture pour son projet éolien sur la commune de
Marly-sous-Issy, le 2 mai 2022, en prenant en considération :
Bibracte–Mont
Beuvray est classé Grand site de France, notamment pour le
caractère remarquable de son paysage et ses panoramas exceptionnels
en particulier en direction du sud,
l’insuffisance
des inventaires de l’avifaune et des chiroptères.
Je
rappelle ici qu’en 2010, le précédent promoteur éolien EOLE RES
avait abandonné son projet, à la suite de l’observation de vols
nuptiaux du milan royal au-dessus de la commune de Montmort.
Les
adhérents de l’association « Vent du Sud Morvan » ne
comprendraient pas pourquoi l’élément principal de rejet du
projet éolien de Marly-sous-Issy, soit l’étude paysagère de
Bibracte -Mont Beuvray et sa distance d’exclusion de 30 km ne soit
pas pris en considération dans le prochain arrêté de refus
d’exploitation, alors même que Montmort est légèrement plus
proche de Bibracte-Mont Beuvray que la commune de Marly-sous-Issy. Il
serait cohérent que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Restant
à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et dans
l’attente d’une suite favorable, je vous prie de croire, Monsieur
le Préfet à l’expression de m
a
haute considération
« Il y a une loi pour les éleveurs et une pour les promoteurs éoliens ! »
source: Grands Troupeaux Magazine, septembre 2021, n° 92. 8 février 2022
Suite à notre enquête consacrée aux pollutions
électromagnétiques en élevage (1), Jean-François Maquigny, éleveur
laitier dans la Somme, a souhaité témoigner. Son exploitation, située au
voisinage d’antennes-relais, de faisceaux hertziens et de multiples
parcs éoliens, a vu apparaître des problèmes sanitaires sur le cheptel.
Les implantations d’éoliennes se sont multipliées dans la Somme.
C’est écrit dans un rapport de la DREAL des Hauts-de-France (2)
publié en février 2020 : dans la Somme, le paysage sature de parcs
éoliens. Premiers concernés par cet état des lieux : les agriculteurs et
l’espace rural. « Dans un périmètre de 5 km autour de la commune, on compte une soixantaine d’éoliennes », témoigneJean-François
Maquigny, éleveur laitier à Moreuil, à 26 km au sud d’Amiens. Les deux
derniers parcs, de trois et cinq mâts, plus hauts et plus puissants, ont
été implantés non loin de son exploitation au printemps 2020 et mis en
route la même année après dix ans d’une vaine bataille judiciaire. « Je suis épuisé par ce dossier ».
Désormais, les éoliennes tournent à 200 mètres de ses pâturages, et à
800 mètres au nord-est de l’exploitation. En 2010 pourtant, la DREAL
avait émis un avis négatif. « Le projet se situe en zone rouge, dans un espace naturel protégé ». L’Etat est passé outre. « Il s’accorde des droits pour lesquels nous serions condamnés ! », dénonce l’éleveur picard.
ANIMAUX PROSTRÉS ET DÉSORIENTÉS
Seul éleveur dans le secteur, Jean-François Maquigny est depuis quelques années le témoin impuissant « d’un environnement qui se dégrade ». Le meilleur indicateur, c’est la santé de son troupeau laitier. Il y a trois ans environ, en plein été, «
alors que les vaches sont en pâture, je retrouve six génisses prostrées
qui se laissent mourir. J’ai des avortements en continu et beaucoup de
maladie de Mortellaro ». Des
événements sanitaires tout à fait exceptionnels pour cet éleveur, âgé
de 60 ans. En 2018, d’autres phénomènes apparaissent et l’inquiètent. « Tous les jours, je constate des mouvements de panique dans les stabulations, des vaches apeurées et désorientées ». L’éleveur
cherche à comprendre. Les premiers symptômes coïncident avec
l’implantation de parcs éoliens à deux kilomètres au sud de sa ferme. «
Nous sommes sur un sous-sol en craie, avec des rivières souterraines.
Le surplus d’électricité qui n’est pas absorbé est rejeté dans le sol ». Une pollution souterraine qui viendrait troubler les animaux en pâture mais aussi leur séjour en bâtiment.
UNE EXPERTISE DU GPSE
Jean-François Maquigny va donc alerter sur ses problèmes. Au plus haut niveau. «
J’ai rencontré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.
J’ai approché plusieurs fois le Président de la République au Sommet de
l’Élevage il y a 2 ans pour lui dire qu’on ne pouvait pas autoriser un
parc dans une zone rouge protégée, et demander aux agriculteurs d’être
respectueux de l’environnement ! Emmanuel Macron m’a mis en contact avec
son conseiller environnement qui m’a reçu à l’Élysée en octobre 2019 ». Un entretien d’une heure, jugésincère. « Je lui ai exposé mon problème. Il a bien conscience des effets nuisibles, mais se dit impuissant ». Le
conseiller élyséen oriente l’éleveur vers le GPSE, le groupe
d’expertise électrique dans les élevages. Un expert venu de
Seine-Maritime pose un diagnostic déconcertant. «
Il m’a expliqué qu’il y avait une interaction entre les ondes
électromagnétiques produites par les mouvements des pâles des éoliennes
et celles des antennes-relais et radios ».
À 30 mètres du bâtiment d’élevage, il y a en effet un château d’eau
surmonté d’antennes-relais, de faisceaux hertziens et de réseaux mobiles
privés. «
Leurs ondes capteraient celles des éoliennes. Mais cette conclusion
n’apparaît pas dans le rapport final du GPSE. Il minimise ces nuisances
et maximise la négligence de l’éleveur ».
Le diagnostic géobiologique de la Chambre d’Agriculture des Pays de la
Loire arrivera pourtant aux mêmes conclusions que l’expert. «
On est dans une complexité terrible, avec une multiplicité des
pollutions difficile à prouver. Toujours est-il qu’on disparaît à petit
feu ».
DES TAPIS EN CAOUTCHOUC POUR ISOLER DU SOL
Pour protéger ses vaches et les isoler du sol, l’éleveur a posé des tapis en caoutchouc dans le bâtiment. « L’hiver dernier, j’ai encore investi 10 000 euros supplémentaires en tapis isolants. Il y a moins de soucis ». Les bêtes y séjournent une grande partie de l’été pour éviter les mortalités dans les pâturages. «2021 a été la moins mauvaise des années, sans doute parce qu’il a fait moins sec ». Mais pour l’éleveur, la pilule est amère.«
Je suis d’une sensibilité écologique, engagé dans la conservation des
sols et le sans labour, proche des valeurs d’un père spirituel,
Jean-Marie Pelt ».
Un raconteur du vivant, pionnier de l’écologie française dont les
valeurs ont poussé Jean-François Maquigny à transférer la ferme
parentale loin de la ville, « pour être au milieu des champs », proche de la nature. Une nature dont l’intégrité se trouve aujourd’hui atteinte.
Nathalie Barbe
(1) Grands Troupeaux Magazine, septembre 2021, n° 92.
(2)Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
LE POINT DE VUE VÉTÉRINAIRE
«
L’expertise vétérinaire peut aider sur la compréhension des soucis
sanitaires, mais il faudrait mener une étude statistique dans les fermes
entourées de parcs éoliens, avec un examen précis des événements
sanitaires qui ont eu lieu. La difficulté aujourd’hui, c’est d’apporter
la preuve scientifique » , analyse prudemment Marianne, la vétérinaire, mandatée par la DDPP (3) pour observer le troupeau et les scènes de panique dans le bâtiment équipé de caméras.
(3) Direction départementale de la protection des populations.
DIX ANS DE BATAILLE JUDICIAIRE
En juillet 2010, pour mener la
bataille judiciaire contre le projet d’éoliennes de Moreuil,
Jean-François Maquigny cofonde avec Alain Bouton, devenu son président,
l’association Vent Debout. « On s’est tous faits rétamer ! Condamnés à des milliers d’euros pour procédure abusive ! ». En
effet, le tribunal administratif d’Amiens ne retient que l’intérêt à
agir. Or, l’association a vu le jour après le dépôt du permis de
construire du promoteur. «Cela condamne d’avance tous les recours », déplore Alain Bouton.Dix ans de combat devant la justice ont saigné l’association : près de 20 000 euros en frais d’avocat et de condamnation. « On ne réclamait pas d’argent, juste le droit de conserver notre cadre de vie ! »Son opposition au parc éolien a valu à Jean-François Maquigny plusieurs visites des renseignements généraux sur la ferme. « Je dérange », avoue-t-il.
L’étude paysagère de Bibracte-Mont Beuvray est enfin publiée.
Vous
vous en souvenez peut-être, une étude de l’influence paysagère
des éoliennes sur le site de Bibracte avait été lancée en 2018
par la DRAC et la DREAL à la suite des projets éoliens de La
Chapelle-au-Mans et de Montmort. Après de longs mois de discussion,
cette étude vient d’être publiée par la DREAL. Vous la
trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous.
L’étude met en évidence une zone d’exclusion des éoliennes
dans laquelle se trouve la commune de Montmort (Voir page 277 du
rapport)
Questions
Est-ce que le
promoteur tiendra compte de l'étude paysagère et tirera toutes les
conséquences sur son projet?
Est-ce que la préfecture tiendra compte des
études publiées par ses propres services. Ce n'est hélas pas certain!
Même si l’étude n’est pas prescriptive, le Préfet et les
promoteurs vont devoir en tenir compte, vu l’enjeu de Bibracte,
labellisé Grand Site de France.
On pourrait même affirmer un promoteur comme Windstrom, affirmant
être respectueux de l'environnement et désireux d'appliquer
une politique de Responsabilité Sociétale et Environnementale
s'honorerait d'abandonner de lui-même son funeste projet.
Depuis que les prix de l’électricité ont explosé, les promoteurs éoliens ontle culot de se féliciterde fournir aux Français «du pouvoir d’achat tombé du ciel». « Les renouvelables ne coûtent pas, elles rapportent... àce rythme, l’éolien devrait avoir remboursé d’ici fin2024 toutce qu’il a perçu depuis 2003, soit 11 milliards d’euros.»,a osé annoncer M.Gioria, délégué général de FEE, le syndicat des promoteurs éoliens.1
La Fédération EnvironnementDurablerappelleavanttoutque ces 11 milliards ont été payés par les consommateursfrançaispour fairela fortune de multinationales, de fondsfinancierset d’opportunistes.
Elle dénonceensuitele cynismedespromoteursde se réjouir de voir le prix de l’électricité s’envoler ensouhaitantquela situation perdure, aumoment laquestion dupouvoir d'achat s'impose dans la campagne présidentielleet quel’acceptabilitédes éoliennesest très basse, 61% des français était désormaisopposésàcelles-ci.2
L’éolien estévidemment un désastre pour lesconsommateurs devenuslesdindons de la farce!
(1)Les renouvelables ne coûtent pas, elles rapportent
Témoignage de Patrice Morges, Agriculteur à Buzaudon
dans le Puy de Dôme.
Je m’appelle Patrice Morges, et je suis agriculteur
depuis toujours : je me suis installé sur la ferme de mes parents en 1989. Je
suis né ici, au cœur des volcans d’Auvergne. Mes grands-parents étaient
également producteurs laitiers. Si je parle aujourd’hui c’est aussi pour eux,
car le travail de plusieurs générations est en train de sombrer, au nom des
énergies vertes.
Depuis que les éoliennes de Briffons Prondines ont
commencé à tourner, j’assiste à l’hécatombe de mon troupeau : mes vaches
mangent, pourtant elles ne grossissent pas et produisent beaucoup moins de lait
qu’elles devraient. Les quantités ont baissé de presque 40 %. Elles
s’affaiblissent sans raison apparente, puis se couchent et ne veulent plus se
lever. Elles finissent par mourir. Cela va vite, généralement entre 2 et 3
semaines seulement. Et les vétérinaires ne peuvent absolument rien y faire.
Sur les 3 dernières années, j’ai perdu au total 90
bêtes, soit environ 3 à 4 fois plus qu’avant. La semaine dernière quatre sont
mortes, deux vaches et deux veaux, et aujourd’hui, j’en ai encore deux qui ne
se lèvent plus et deux autres qui sont malades. C’est sans fin …
Les problèmes de reproduction sont également
inquiétants : Cet hiver, j’avais 26 génisses. Quatre d’entre elles n’ont pas
réussi à avoir de petits, cinq ont mis au monde des veaux mort-nés, et huit
sont venus à terme mais je les regarde dépérir, et je sais qu’ils vont mourir.
Je précise également que j’ai eu 17 naissances de femelles d’affilée, ce qui
n’est absolument pas normal.
Mon voisin, Laurent Mège, subit le même sort. En 3
ans, il a perdu au total 170 bêtes.
Il faut dire que nos deux fermes ont visiblement le
cocktail gagnant face aux éoliennes : les aérogénérateurs nous surplombent, nos
élevages sont a priori sur une grande nappe phréatique, et les lignes enterrées
qui rejoignent les postes sources et postes de livraison longent nos pâtures.
La roche a déjà été fracturée maintes fois lors de la
construction de l’autoroute puis du parc en fonctionnement, alors, si le projet
du parc de Tortebesse voit le jour avec 22 éoliennes au total, je ne sais pas
ce que nous allons devenir. Nous, les agriculteurs auvergnats, nous savons à
quel point le sol des volcans est sensible.
Comme d’autres agriculteurs, nous avons fait analyser
à nos frais les poils de nos vaches (1), et les résultats sont sans appel :
intoxication aux terres rares. Les taux chez nous sont 15 fois supérieurs à la
moyenne française. Dans la France entière, d’autres agriculteurs font le même
constat : dans l’Aisne, dans le Cantal, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan,
dans le Nord, partout les analyses réalisées sur les vaches sont similaires.
Sous l’influence des champs électromagnétiques, nos bêtes semblent incapables
d’éliminer les polluants. Pourtant, aucun organisme d’état ne souhaite se
pencher sur la question. On regarde ailleurs.
J’empile les carcasses d’animaux et mes dettes
s’accumulent. Bientôt, les fermes comme la mienne disparaîtront : nous ne
faisons pas le poids face à ces usines à énergie. Lorsque nous ne vivrons plus
sous les pâles, il n’y aura plus aucun témoin du massacre qui se déroule
discrètement à l’abri des regards. Pensez-y lorsque vous verrez une belle
publicité sur l’énergie propre à la télévision.
Et l'oscar de la politique de Gribouille revient à .......... BARBARA POMPILI qui JUSTIFIE SA VOLTE-FACE SUR LE NUCLÉAIRE:
"J'AI ÉCOUTÉ CE QUE DISAIENT LES EXPERTS":
Extrait : Ministre
de la Transition écologique depuis 2020, Barbara Pompili défend
désormais le projet de construction de nouveaux EPR. "J'ai écouté ce que
disaient les experts, ce que nous a indiqué RTE sur le fait qu'on
aurait besoin de plus d'électricité, ça on ne le savait pas il y a
quatre ans", s'est justifiée la ministre ce vendredi sur BFMTV.
"Oui,
j'étais pour une sortie progressive du nucléaire dans des délais qui
étaient ceux d'une génération, mais on ne peut pas le faire tout de
suite. Nous avons des centrales qui vieillissent, est-ce qu'elles seront
en capacité de nous fournir suffisamment d'électricité d'ici 2050? Nous
ne le pensons pas. C'est pourquoi nous avons besoin de construire de
nouveaux réacteurs pour assurer l'approvisionnement en électricité de
nos concitoyens", a-t-elle expliqué.