jeudi 3 mars 2022

Eoliennes versus vaches mortes : le grand concours.

 Témoignage de Patrice Morges, Agriculteur à Buzaudon dans le Puy de Dôme.


Je m’appelle Patrice Morges, et je suis agriculteur depuis toujours : je me suis installé sur la ferme de mes parents en 1989. Je suis né ici, au cœur des volcans d’Auvergne. Mes grands-parents étaient également producteurs laitiers. Si je parle aujourd’hui c’est aussi pour eux, car le travail de plusieurs générations est en train de sombrer, au nom des énergies vertes.

Depuis que les éoliennes de Briffons Prondines ont commencé à tourner, j’assiste à l’hécatombe de mon troupeau : mes vaches mangent, pourtant elles ne grossissent pas et produisent beaucoup moins de lait qu’elles devraient. Les quantités ont baissé de presque 40 %. Elles s’affaiblissent sans raison apparente, puis se couchent et ne veulent plus se lever. Elles finissent par mourir. Cela va vite, généralement entre 2 et 3 semaines seulement. Et les vétérinaires ne peuvent absolument rien y faire.

Sur les 3 dernières années, j’ai perdu au total 90 bêtes, soit environ 3 à 4 fois plus qu’avant. La semaine dernière quatre sont mortes, deux vaches et deux veaux, et aujourd’hui, j’en ai encore deux qui ne se lèvent plus et deux autres qui sont malades. C’est sans fin … 

Les problèmes de reproduction sont également inquiétants : Cet hiver, j’avais 26 génisses. Quatre d’entre elles n’ont pas réussi à avoir de petits, cinq ont mis au monde des veaux mort-nés, et huit sont venus à terme mais je les regarde dépérir, et je sais qu’ils vont mourir. Je précise également que j’ai eu 17 naissances de femelles d’affilée, ce qui n’est absolument pas normal. 

Mon voisin, Laurent Mège, subit le même sort. En 3 ans, il a perdu au total 170 bêtes. 

Il faut dire que nos deux fermes ont visiblement le cocktail gagnant face aux éoliennes : les aérogénérateurs nous surplombent, nos élevages sont a priori sur une grande nappe phréatique, et les lignes enterrées qui rejoignent les postes sources et postes de livraison longent nos pâtures.

La roche a déjà été fracturée maintes fois lors de la construction de l’autoroute puis du parc en fonctionnement, alors, si le projet du parc de Tortebesse voit le jour avec 22 éoliennes au total, je ne sais pas ce que nous allons devenir. Nous, les agriculteurs auvergnats, nous savons à quel point le sol des volcans est sensible. 

Comme d’autres agriculteurs, nous avons fait analyser à nos frais les poils de nos vaches (1), et les résultats sont sans appel : intoxication aux terres rares. Les taux chez nous sont 15 fois supérieurs à la moyenne française. Dans la France entière, d’autres agriculteurs font le même constat : dans l’Aisne, dans le Cantal, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan, dans le Nord, partout les analyses réalisées sur les vaches sont similaires. Sous l’influence des champs électromagnétiques, nos bêtes semblent incapables d’éliminer les polluants. Pourtant, aucun organisme d’état ne souhaite se pencher sur la question. On regarde ailleurs.

J’empile les carcasses d’animaux et mes dettes s’accumulent. Bientôt, les fermes comme la mienne disparaîtront : nous ne faisons pas le poids face à ces usines à énergie. Lorsque nous ne vivrons plus sous les pâles, il n’y aura plus aucun témoin du massacre qui se déroule discrètement à l’abri des regards. Pensez-y lorsque vous verrez une belle publicité sur l’énergie propre à la télévision.

 

Témoignage recueilli par Sioux Berger

Février 2022

lundi 14 février 2022

Politique de Gribouille

 

Et l'oscar de la politique de Gribouille revient à .......... BARBARA POMPILI qui JUSTIFIE SA VOLTE-FACE SUR LE NUCLÉAIRE:
 
"J'AI ÉCOUTÉ CE QUE DISAIENT LES EXPERTS":
 
Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.
 
Extrait : Ministre de la Transition écologique depuis 2020, Barbara Pompili défend désormais le projet de construction de nouveaux EPR. "J'ai écouté ce que disaient les experts, ce que nous a indiqué RTE sur le fait qu'on aurait besoin de plus d'électricité, ça on ne le savait pas il y a quatre ans", s'est justifiée la ministre ce vendredi sur BFMTV.


"Oui, j'étais pour une sortie progressive du nucléaire dans des délais qui étaient ceux d'une génération, mais on ne peut pas le faire tout de suite. Nous avons des centrales qui vieillissent, est-ce qu'elles seront en capacité de nous fournir suffisamment d'électricité d'ici 2050? Nous ne le pensons pas. C'est pourquoi nous avons besoin de construire de nouveaux réacteurs pour assurer l'approvisionnement en électricité de nos concitoyens", a-t-elle expliqué.

jeudi 27 janvier 2022

Comment la concurrence a fait exploser les factures d’électricité !

Comment la concurrence a fait exploser les factures d’électricité !

Face à l’envolée, des prix de l’électricité Bruno Le Maire et Barbara Pompili sont intervenus pour limiter cette hausse à 4% en février, afin de protéger le pouvoir d’achat des Français des conséquences de leur politique. Creusant un passage un déficit de 16 milliards pour EDF…..

Les questions posées par cette vidéo s'adressent à tous les candidats des partis politiques à la veille d'une élection importante.

Pour bien comprendre les raisons d'un tel gâchis, je vous invite à visionner cette vidéo un peu cash!

La fin de la vidéo appartient à son auteur qui dénonce, par ailleurs, une situation ubuesque avec brio.


 



vendredi 5 novembre 2021

Tribunal de Toulouse; Les éoliennes peuvent être nocives pour la santé

La justice française reconnait désormais que les  nuisances sonores et visuelles produites par des éoliennes constituent un trouble du voisinage
C’est ce qu'a déclaré la Cour d’appel de Toulouse dans un arrêt du 8 juillet dernier. 
 Les industriel  de l'éolien et les autorités ont toujours nié cet état de fait.

Il s'agit d'une décision historique  à portée nationale et internationale obtenue par le
Collectif toutes nos Energies Occitanie Environnement
que nous  félicitons pour cette action

C'est une première en France : la cour d'appel de Toulouse reconnait que des éoliennes installées près d'une habitation dans un village du Tarn à la limite de l'Hérault sont nocives pour la santé. L'exploitant a été condamné à indemniser les riverains à hauteur de 128.000 euros.




 "C'est un soulagement. Vous n'imaginez pas. Notre joie est immense. Notre souffrance est enfin reconnue après tant d'années de procédure judiciaire."
Christel et Luc Fockaert savourent ce qui leur paraissait impossible il y a encore six ans. Ce couple de Belges vient de gagner en appel contre les exploitants d'un parc éolien installé sur les hauteurs de Fontrieu, dans le parc régional du Haut Languedoc. Des éoliennes nuisibles pour les riverains


Les nuisances sonores et visuelles dégagées constituent un trouble du voisinage mais ont aussi un impact nocif sur la santé. Voilà ce que dit l'arrêt prononcé le 8 juillet 2021 par la cour d'appel de Toulouse. La souffrance dénoncée et la dévaluation de la maison des Fockaert sont reconnus en appel, ce qui n'avait pas été le cas en première instance. "C'est inédit en France sur le plan sanitaire" précise Alice Terrasse l'avocate des plaignants. Les éoliennes ont été installées sur les hauteurs de Fontrieu en 2008 sur un terrain communal. Du village, l'équipement est invisible, mais le bruit est perceptible pour les plus proches riverains en fonction de l'orientation du vent dominant (nord-ouest) et de la puissance des éoliennes installées sur des têtes rotatives. Les lumières blanches, agressives de jour comme de nuit suite à un dysfonctionnement technique ont été remplacées par un éclairage rouge dès 2015. C'est à dire, sept ans après leur mise en fonctionnement. "Nous avons passé des heures à tenter de joindre un technicien. Personne ne répondait. Nous avons été abandonnés à notre sort", expliquent-ils. L'éolienne la plus proche se trouve en effet à 700 mètres de leur habitation. En 2015, les plaignants décident de quitter le corps de ferme acheté en 2004. L'habitation avait été rénovée et en partie transformée en gîte. ''Vivre ici, était devenu insupportable. Les premiers symptômes ne sont pas apparus immédiatement" précisent Christel et Luc. Maux de tête, vertiges, fatigue, acouphènes, tachycardie, perte de connaissance ''Notre calvaire est enfin reconnu. Nous espérons que cette victoire donnera du courage à d'autres victimes"- Chritelle et Luc Fockaert. En première instance, ce couple a été débouté par le tribunal de Castres début 2020. Christel et Luc réclamaient 350.000 euros de dommages-intérêts. Les juges reconnaissaient à l'époque les nuisances sonores, mais pas de manière anormale. La cour d'appel de Toulouse n'a pas la même lecture des expertises réalisées : elle reconnait la réalité d'un syndrome des éoliennes, entraînant une altération de l'état de santé, défini d'ailleurs par l'OMS comme un état de bien-être physique mental et social. Maux de tête, nausées, saignements de nez ou encore troubles du sommeil : la liste des symptômes associés aux éoliennes est longue, selon des riverains. Le syndrome des éoliennes est une maladie non reconnue comme telle, mais qui impacte les personnes vivant à proximité. En France, la distance entre habitations et éoliennes est fixée à 500 mètres. Le syndrome des éoliennes toucherait de plus en plus de personnes vivant à proximité d’éoliennes Le parc régional du Haut Languedoc est le parc le plus impacté en Occitanie par ces équipements. L'autorisation porte sur 300 ouvrages au grand maximum, 80 % des équipements ont été installés. Les préfets de l'Hérault et du Tarn se sont engagés à ce que le seuil ne soit pas dépassé, assure Emmanuel Forichon, représentant dans le Tarn du collectif Toutes nos Energies, opposé à la prolifération de l'industrie éolienne dans les territoires ruraux. "Il faut que les pouvoirs publics aient une vraie prise de conscience. Ils ne peuvent pas être toujours dans le déni. Les éoliennes sont source de nuisances sonores et visuelles. Et aujourd'hui, le tribunal le confirme, elles ont un impact sur la santé." ''Ce jugement doit servir d'exemple et en inciter d'autres à déposer des recours"-Emmanuel Forichon, du collectif Toutes nos Energies Les exploitants du parc éolien vont devoir indemniser les riverains à hauteur de 110.000 euros (dommages-intérêts et remboursements de frais). Ils avaient jusqu'au 8 octobre dernier pour se pourvoir en cassation. Ce n'est pas le cas, assurent les plaignants.


Ces éoliennes constituent une manne financière pour les collectivités : les six éoliennes de Fontrieu rapportent 100.000 euros par an à la communauté de communes. 

Mercredi 3 novembre 2021 à 18:22 -
Par Stefane Pocher, France Bleu Hérault

• https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/des-eoliennes-du-parc-regional-du-languedoc-roussillon-nefastes-pour-des-habitants-du-tarn-1635933761

Un agriculteur témoigne

Ses vaches sont malades, il les éloigne des éoliennes, et elles vont bien !

 

 Second témoignage de Philippe Marchandier (59)


Je m’appelle Philippe Marchandier et j’ai déjà témoigné en janvier 2020 pour appeler à l’aide : au pied des éoliennes, j’ai tenté d’expliquer que mes vaches meurent mais personne ne semble vouloir remettre en cause les machines. Depuis, j’ai été aidé par le GPSE ( Groupe Permanent pour la Sécurité Electrique), qui a refait chez moi toute l’installation. Malheureusement cela n’a rien changé. Mes bêtes ont continué à mourir. Le GPSE a donc décidé de m’aider à louer d’autres bâtiments, loin des éoliennes. J’ai accepté pour sauver mon élevage et me sauver aussi car je peux vous dire que mon moral est bien bas. J’aime mon métier, et depuis que ces aérogénérateurs sont installés je suis criblé de dettes et je ramasse des carcasses d’animaux crevés. J’ai placé mes bêtes dans cette nouvelle stabulation depuis le premier octobre 2021, c’est tout frais ! Et mes vaches vont déjà beaucoup mieux : elles refont du lait, elles prennent du poids. Sur mon ancienne exploitation, mes vaches produisaient 4,2 litres par jour et ici dans la nouvelle exploitation on est déjà à 14,2 litres en moins de 15 jours, le progrès est spectaculaire ! Là-bas, dans les anciens bâtiments, j’ai laissé des taurillons. Trois sont tous morts la semaine dernière, et je viens d’en ramasser un autre ce matin.

Voilà. C’est tout ce que j’ai à dire. Je ne suis pas un scientifique, je suis seulement un homme de terrain, mais je vois ce que je vois.

Témoignage recueilli par Sioux Berger octobre 2021

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Pour memo :
Janvier 2020 
Témoignage de Philippe Marchandier Mazinghien (59)

Je m’appelle Philippe Marchandier, et je suis éleveur et agriculteur. Je cultive du blé, du maïs, et j’élève des vaches laitières. Je me suis installé en 1990, et tout allait bien jusqu’à la construction de la ligne à haute tension à proximité de mon étable, en 94. Ma production de lait a baissé, puis ça s’est stabilisé. Pour l’installation de la ligne, on ne nous avait pas demandé notre avis, et pour les éoliennes non plus. Elles sont sorties de terre il y a peu, comme ça, sans qu’on nous en informe. Il y en a 5 en tout, dont une à 800 mètres de ma stabulation. Et depuis, mon troupeau est décimé. Dès qu’ils ont mis en route ces foutus aérogénérateurs ça a été la catastrophe. D’Avril à Août, j’ai perdu 50 000 litres de lait par rapport à ma production d’avant. Et en septembre, quand j’ai commencé à rentrer les bêtes, ça a été pire. En tout, 20 veaux sont morts. Et la semaine dernière, 7 de plus. Ils ne veulent plus téter, et ils se laissent mourir. J’essaie de rester auprès d’eux pour les aider, et je les veille jusqu’à minuit dans l’étable, mais ils sont faibles, ils se mettent à tousser, à avoir des diarrhées. J’ai eu aussi des avortements. En tout, 7 sont mort nés. Alors je rachète des vaches pour tenter de sauver mon exploitation. Elles arrivent en pleine forme, et puis elles perdent peu à peu du poids. J’ai fait venir un spécialiste, il a testé l’électricité qui circule dans le bâtiment. Il y a 12 volts sur les piquets. Normalement, ce devrait être 0,5 volts….

C’est sûr, avec toutes les nappes d’eau qu’il y a dans le coin, et le ruisseau pas loin, comment voulez-vous que toutes ces installations électriques ne nous causent pas de mal.

Je regarde mes bêtes, ça me désole de les voir comme ça. Elles ont en permanence le poil piqué, ; c’est-à-dire qu’il est dressé sur leur tête au lieu d’être lisse…et puis je pense qu’il y a pire encore et ça nous attend tous. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans ces machines, mais depuis qu’elles sont là je n’ai pratiquement plus de naissances de mâles. Que des femelles. Si ça perturbe à ce point les naissances, ça veut dire qu’à terme il n’y aura plus aucune vie là en dessous. Aujourd’hui j’essaie de trouver une autre stabulation pour préserver ma santé et celle de mes bêtes. Mais franchement, est-ce à moi de partir ? On nous pourrit la vie, on nous chasse, et ensuite on ira proposer du lait venu de l’étranger aux consommateurs français qui pensent que tout ça c’est écolo. C’est l’écologie, ça, de faire crever les bêtes et de fermer les yeux sur ce qu’il se passe réellement ?

Bientôt, je n’aurai plus rien à perdre, car j’aurai tout perdu. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps comme ça, à la longue, je vais mettre la clef sous la porte. Mais au moins je ne me serai pas tu. On est en train de détruire des régions entières, et si nos vaches sont malades, si elles avortent, si elles ne mettent pas de mâles au monde, si les veaux meurent, ça je peux vous le dire, nous aussi, les humains, nous allons avoir des problèmes. Je ne suis pas un scientifique, mais mon travail et mes bêtes je les connais, et je peux vous dire que ce n’est pas normal….

Témoignage recueilli par Sioux Berger
Janvier 2020.

Les éoliennes sont incompatibles avec l'élevage

Des éleveurs éprouvent de grosses difficultés en présence d’éoliennes sur leurs terres. Les langues commencent à se délier…..