vendredi 5 novembre 2021

Un agriculteur témoigne

Ses vaches sont malades, il les éloigne des éoliennes, et elles vont bien !

 

 Second témoignage de Philippe Marchandier (59)


Je m’appelle Philippe Marchandier et j’ai déjà témoigné en janvier 2020 pour appeler à l’aide : au pied des éoliennes, j’ai tenté d’expliquer que mes vaches meurent mais personne ne semble vouloir remettre en cause les machines. Depuis, j’ai été aidé par le GPSE ( Groupe Permanent pour la Sécurité Electrique), qui a refait chez moi toute l’installation. Malheureusement cela n’a rien changé. Mes bêtes ont continué à mourir. Le GPSE a donc décidé de m’aider à louer d’autres bâtiments, loin des éoliennes. J’ai accepté pour sauver mon élevage et me sauver aussi car je peux vous dire que mon moral est bien bas. J’aime mon métier, et depuis que ces aérogénérateurs sont installés je suis criblé de dettes et je ramasse des carcasses d’animaux crevés. J’ai placé mes bêtes dans cette nouvelle stabulation depuis le premier octobre 2021, c’est tout frais ! Et mes vaches vont déjà beaucoup mieux : elles refont du lait, elles prennent du poids. Sur mon ancienne exploitation, mes vaches produisaient 4,2 litres par jour et ici dans la nouvelle exploitation on est déjà à 14,2 litres en moins de 15 jours, le progrès est spectaculaire ! Là-bas, dans les anciens bâtiments, j’ai laissé des taurillons. Trois sont tous morts la semaine dernière, et je viens d’en ramasser un autre ce matin.

Voilà. C’est tout ce que j’ai à dire. Je ne suis pas un scientifique, je suis seulement un homme de terrain, mais je vois ce que je vois.

Témoignage recueilli par Sioux Berger octobre 2021

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Pour memo :
Janvier 2020 
Témoignage de Philippe Marchandier Mazinghien (59)

Je m’appelle Philippe Marchandier, et je suis éleveur et agriculteur. Je cultive du blé, du maïs, et j’élève des vaches laitières. Je me suis installé en 1990, et tout allait bien jusqu’à la construction de la ligne à haute tension à proximité de mon étable, en 94. Ma production de lait a baissé, puis ça s’est stabilisé. Pour l’installation de la ligne, on ne nous avait pas demandé notre avis, et pour les éoliennes non plus. Elles sont sorties de terre il y a peu, comme ça, sans qu’on nous en informe. Il y en a 5 en tout, dont une à 800 mètres de ma stabulation. Et depuis, mon troupeau est décimé. Dès qu’ils ont mis en route ces foutus aérogénérateurs ça a été la catastrophe. D’Avril à Août, j’ai perdu 50 000 litres de lait par rapport à ma production d’avant. Et en septembre, quand j’ai commencé à rentrer les bêtes, ça a été pire. En tout, 20 veaux sont morts. Et la semaine dernière, 7 de plus. Ils ne veulent plus téter, et ils se laissent mourir. J’essaie de rester auprès d’eux pour les aider, et je les veille jusqu’à minuit dans l’étable, mais ils sont faibles, ils se mettent à tousser, à avoir des diarrhées. J’ai eu aussi des avortements. En tout, 7 sont mort nés. Alors je rachète des vaches pour tenter de sauver mon exploitation. Elles arrivent en pleine forme, et puis elles perdent peu à peu du poids. J’ai fait venir un spécialiste, il a testé l’électricité qui circule dans le bâtiment. Il y a 12 volts sur les piquets. Normalement, ce devrait être 0,5 volts….

C’est sûr, avec toutes les nappes d’eau qu’il y a dans le coin, et le ruisseau pas loin, comment voulez-vous que toutes ces installations électriques ne nous causent pas de mal.

Je regarde mes bêtes, ça me désole de les voir comme ça. Elles ont en permanence le poil piqué, ; c’est-à-dire qu’il est dressé sur leur tête au lieu d’être lisse…et puis je pense qu’il y a pire encore et ça nous attend tous. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans ces machines, mais depuis qu’elles sont là je n’ai pratiquement plus de naissances de mâles. Que des femelles. Si ça perturbe à ce point les naissances, ça veut dire qu’à terme il n’y aura plus aucune vie là en dessous. Aujourd’hui j’essaie de trouver une autre stabulation pour préserver ma santé et celle de mes bêtes. Mais franchement, est-ce à moi de partir ? On nous pourrit la vie, on nous chasse, et ensuite on ira proposer du lait venu de l’étranger aux consommateurs français qui pensent que tout ça c’est écolo. C’est l’écologie, ça, de faire crever les bêtes et de fermer les yeux sur ce qu’il se passe réellement ?

Bientôt, je n’aurai plus rien à perdre, car j’aurai tout perdu. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps comme ça, à la longue, je vais mettre la clef sous la porte. Mais au moins je ne me serai pas tu. On est en train de détruire des régions entières, et si nos vaches sont malades, si elles avortent, si elles ne mettent pas de mâles au monde, si les veaux meurent, ça je peux vous le dire, nous aussi, les humains, nous allons avoir des problèmes. Je ne suis pas un scientifique, mais mon travail et mes bêtes je les connais, et je peux vous dire que ce n’est pas normal….

Témoignage recueilli par Sioux Berger
Janvier 2020.

Les éoliennes sont incompatibles avec l'élevage

Des éleveurs éprouvent de grosses difficultés en présence d’éoliennes sur leurs terres. Les langues commencent à se délier…..


 

samedi 14 août 2021

Incroyable pique-nique 2021

Discours du Président

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer :

La bonne nouvelle est que si nous ne faisons rien, l’avenir que l’on nous promet se dessinera avec une électricité plus chère, plus rare, aléatoire et surtout de moindre qualité.

La mauvaise nouvelle est que si vous avez conservé des tickets de rationnement de vos parents au fond d’un vieux tiroir, ils ne seront plus valides…

Le monde de demain que l’on nous propose avec 100 % de renouvelable; on connaît. Ça s’appelle le moyen âge ! Au moyen âge, l’Homme dépendaient des aléas de la météo ! Nous avions des chars conduits par des bœufs, les bœufs mangeaient de l’herbe renouvelable, tiraient des chars avec des roues en bois renouvelables, les bœufs étaient même renouvelables. Nous avions une marine de guerre renouvelable avec des coques de bateau en bois renouvelable, des cordages, des voiles renouvelables, des hommes renouvelables…

Depuis, dans les années 70, les Français avec leurs impôts ont financé une production d’électricité futuriste, abondante, pilotable et rentable que l’on veut aujourd’hui casser à tout prix.

Et en même temps, on nous demande de financer une production électrique inutile et superflue:

En effet, nous devons ;

  • payer pour produire une électricité largement subventionnée

  • payer pour produire une électricité dont nous n’avons pas besoin

  • payer une électricité toujours plus cher, malgré une mise en concurrence.

  • payer une électricité cher, même quand son prix est négatif

  • payer les promoteurs éoliens pour qu’ils arrêtent leurs éoliennes, quand l’équilibre du réseau est menacé.

  • payer les constructeurs de centrales à gaz pour compenser l’intermittence de l’éolien

  • payer les promoteurs éoliens pour une production insignifiante, alors que la France est toujours excédentaire.

Bref, on nous demande de payer les frais d’une idéologie qui veut nous régenter...

Et tout cela sans aucun réel avantage sur la diminution des émissions de GES. Ce que confirme le GIEC ! C’est que confirme le ministère de la Transition écologique et solidaire !

La production d’électricité en France est largement décarbonée. Remplacer le charbon par de l’éolien on comprend. Mais, remplacer une énergie décarbonée par une autre énergie décarbonée et plus chère, quel est l’intérêt !

Alors, il faut dire stop ! Il faut dire stop à nos élus, il faut informer nos voisins.

Un pro éolien est une personne mal informée ou intéressée !


Merci de votre attention.



 

Proposition de loi présenté par la député Marie-France LORHO

 

présentée par

Mme MarieFrance LORHO,

députée.

L’action des groupes de pression et la complicité de tout un pan de la classe politique en ce qui concerne la question des éoliennes doit aujourd’hui pousser le législateur à se saisir de cette question dans une approche radicale et honnête, face aux graves problèmes que représente cette énergie faussement appelée « renouvelable ». Le projet de programmation pluriannuel de l’énergie (PPE) ambitionne pourtant de porter à 15 % la part de l’énergie éolienne dans la production d’électricité française en 2028, ce qui implique un passage de 8 000 éoliennes en 2019 à 15 000 éoliennes en 2028.

Loin de constituer une alternative idéale à l’énergie nucléaire et de remplir tous les critères de la parfaite innovation écologique, les éoliennes ont également l’inconvénient d’entraîner des mouvements importants de contestations qui ne sont pas, contrairement à ce que l’on veut faire croire via un discours bassement politique, des militants d’extrême droite ou des cyniques, mais simplement des citoyens concernés par le devenir de leurs paysages ruraux et de la politique énergétique de notre pays.

Au-delà de l’infamie écologique que représentent les éoliennes, c’est également un thème qui recouvre de larges hypocrisies. Les éoliennes, comme beaucoup d’autres thématiques présentées comme « écologiques » et salutaires à la planète sont en réalité un business comme un autre, un outil du capitalisme vert permettant de dégager d’importants revenus sous couvert d’un combat de bonne conscience. Les parties prenantes n’ont souvent que faire de la préservation de la planète et se voient beaucoup plus intéressées par les aspects financiers et idéologiques qu’implique l’implantation de nouvelles éoliennes.

L’imposture des éoliennes est de plus en plus mise à jour au fil de différentes enquêtes médiatiques qui doivent attirer notre attention. En parallèle du développement des éoliennes se sont également développées, notamment en matière de sécurité, de nouvelles technologies dans le domaine nucléaire qui permettent la production d’une énergie plus propre pour un ratio coût environnementale / avantage énergétique plus favorable que les dispositifs éoliens. Il existe en France une sorte d’omerta injustifiée sur le nucléaire qui permet pourtant la production d’une électricité décarbonée, qui a fait ses preuves et qui nécessite bien moins d’investissement. La recherche permet l’innovation technologique et la production d’une énergie propre via des installations nucléaires mais également l’amélioration des dispositifs de sécurité. C’est en ce sens que doit se diriger l’investissement énergétique en France qui rend possible cette recherche.

Autre point noir à ajouter au bilan des éoliennes : elles sont non seulement loin d’être aussi écologiques qu’on se plaît à la prétendre mais elles représentent aussi, en termes économiques et énergétiques, une menace pour notre souveraineté. Ce sont là les deux éléments principaux qui doivent nous poussez à envisager très sérieusement l’interdiction de ce moyen de production d’énergie.

Les voix de plusieurs personnalités commencent à s’élever et viennent appuyer les points de vue scientifiques développés par plusieurs auteurs et ce depuis longtemps. Alors que Stéphane Bern interpelle la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili sur la négation de l’écologie que représentent les éoliennes, Luc Ferry a également dénoncé les dérives de notre politique environnementale sur les éoliennes. Charles Jaigu pointe les contradictions d’une idéologie par ailleurs dénoncée dans le monde de la culture, notamment au travers d’un documentaire : « Eoliennes : du rêve aux réalités » qui donne un point de vue éclairé, loin de la doxa ambiante, sur ce que représentent réellement les éoliennes pour notre pays. Les maires de nos villes, environ 500, ce sont également réunis en un collectif « Vent des maires » s’indignant du déni de démocratie face au problème des éoliennes. En cause notamment, les consultations populaires évincées, les procédures de recours avortées, les consignes données aux préfets d’imposer les champs d’éoliennes, l’impossibilité de faire appel pour ce qui concerne les recours en contestation de projets éoliens. Ces recours concernent par ailleurs 70 % des autorisations délivrées pour l’implantation d’éoliennes ce qui illustre la forte réprobation citoyenne face à ces projets. Le gouvernement doit cesser son déni et entendre cette contestation.

Les éoliennes posent avant tout un problème écologique.

Pour culminer parfois à 240 mètres de haut, il faut de solides fondations. 1 200 tonnes de béton armé vont ainsi venir polluer les sols en rejetant des alcalins et diverses substances chimiques s’infiltrant dans les nappes phréatiques. Ces socles sont enterrés à trois ou quatre mètres de profondeur, parfois plus. C’est ce qui est nécessaire pour une seule éolienne dont la durée de vie est d’environ 25 ans. A l’issue de ce cycle, les pales éoliennes aux matériaux composites et polluants seront enterrées et les socles en béton laissés sur place. Ces pales sont fabriquées à partir de mélanges de fibres de verre, de fibres de carbone, de résine de polyester ou de résine époxy. Elles ne sont donc pas recyclables. L’acheminement des pièces depuis l’étranger et l’aménagement de voies nécessaires à l’installation entraînent par ailleurs d’importantes émanations de CO2.

10% des éoliennes terrestres et 40 % des éoliennes offshores utilisent des terres rares. L’extraction des terres rares est le mode d’exploitation le plus polluant au monde. Une récente étude de l’université de Melbourne démontre que l’énergie éolienne est loin d’être une énergie parfaitement décarbonée. Cette étude révèle que le coût environnemental du cycle de vie depuis la fabrication jusqu’au démantèlement, représente, en émission de CO2 par Kilowattheure (kWh), un coût dix fois plus élevé que celui du nucléaire. Face à ce coût, le rendement énergétique est, lui, très faible.

La faune est également gravement impactée par les éoliennes. Les oiseaux voient leur organisme déréglé en raison de l’émission d’infrasons et nombreux sont les accidents entraînant la mort d’oiseaux découpés par les pales d’éoliennes.

Au sol, on a pu constater de graves altérations de la santé d’élevages situés à proximité de champs éoliens. Les habitants des zones rurales paient le prix des nuisances produites par ces engins. Ils refusent de voir leur environnement pollué par cette énergie inutile, coûteuse, non recyclable, et dont les nuisances sont visuelles mais également sonores et sanitaires, sans parler de l’impact sur leur patrimoine immobilier.

Économiquement, les éoliennes posent également de sérieuses questions.

Il est de notoriété publique qu’elles sont soutenues par des subventions européennes et de puissants lobbys industriels et financiers qui voient dans l’écologie un nouvel axe permettant de dégager des revenus importants. Les rentes distribuées aux propriétaires privés, pour l’installation sur leurs terrains, ou aux collectivités territoriales, constituent une partie du problème. De même les chaînes d’investissement et la gestion administrative opaque et reposant sur une grande part d’arbitraire ne plaident pas en faveur des éoliennes. La France a déjà investi plus de 9 milliards d’euros d’aides directes à la filière éolienne sur les vingt dernières années. Un budget qui, à n’en pas douter, aurait été mieux utilisé pour l’isolation des bâtiments, l’agriculture ou les transports. C’est également un coût faramineux pour le contribuable et une dépense d’argent public totalement démesurée, profitant pour l’essentiel aux industries allemandes et chinoises. D’un autre côté les principaux défenseurs des éoliennes, partis et associations d’écologistes, tolérants pour l’occasion une association avec les industriels, ont investi massivement dans l’éolien afin d’en tirer de lucratifs profits. C’est pourquoi cette énergie soulève chez certain tant d’enthousiasme, mais également d’hypocrisie et de mauvaise foi. Les enjeux sont de taille.

La création d’éoliennes supplémentaires est perçue comme un luxe inutile et une lubie écologique. La France n’a pas de besoins supplémentaires en électricité. Les fournisseurs d’énergie revendent donc à perte une électricité d’origine « propre » que l’État les contraint à acheter. Cette perte est répercutée sur le consommateur. L’investissement nécessaire à la transition énergétique est bien plus conséquent que celui nécessaire pour prolonger la vie des centrales nucléaires et présente un surcoût de 84 milliards d’euros qui sera encore une fois, à terme, répercuté sur le consommateur. La France produit depuis soixante ans une électricité propre, décarbonée et à bas coût, grâce au nucléaire et à l’hydroélectrique. Avec les éoliennes nous voilà revenus à un modèle dépendant des centrales à charbon. Une éolienne ne fonctionnant qu’à 24 % de sa puissance en moyenne, les turbines à gaz doivent prendre le relais. Cette énergie intermittente par nature suppose le concours de centrales à charbon. C’est l’Allemagne qui illustre le mieux l’échec de cette politique avec une électricité plus cher et un bilan carbone et économique loin d’être positif, notamment en raison de la réouverture des centrales à charbon. Elle a ainsi investi 500 milliards d’euros dans un modèle qui augmente ses émissions de CO2 au lieu de les réduire et en déporte une partie en Chine ou sont construites les éoliennes. La valeur ajoutée et les emplois que cela génère ne bénéficient donc même pas aux acteurs français.

Alors que le nucléaire produit deux fois moins de CO2 sur l’ensemble de son cycle de vie, il semble être un sujet tabou. Les 56 réacteurs sont répartis sur 18 sites. Si l’on compare, ils utilisent donc 400 fois moins d’espace que l’éolien pour la même puissance produite.

Culturellement, les éoliennes représentent une externalité négative considérable. Elles altèrent irrémédiablement nos paysages et nos territoires et contribuent à la destruction de notre patrimoine naturel. Elles sont également une grave atteinte à la biodiversité. Cette atteinte à nos paysages et à notre patrimoine naturel aura indéniablement un impact sur le tourisme et la culture ainsi que sur les emplois que génèrent ces secteurs. « Quand on aime vraiment la nature, on ne la défigure pas » affirme simplement Luc Ferry, alertant sur le fait que l’implantation abusive et anarchique des éoliennes, que ce soit sur terre ou en mer, défigure notre nature, transforme nos montagnes, nos campagnes, et notre littoral en paysage industriel, ce qui va à l’encontre des préoccupations de quiconque se prétend écologiste.

Prenant en considération ces différents éléments issus à la fois, du monde culturel, du monde scientifique, du monde intellectuel, du monde médiatique, cette proposition de loi vient soumettre à la représentation nationale le principe d’interdiction pure et simple de l’implantation de nouvelles éoliennes au sein d’un article unique, illustrant le caractère absolu de la mesure.

Le fait que la culture, la science, les intellectuels, les juristes, les médias, et nos concitoyens élèvent la voie contre les éoliennes montre qu’un certain consensus s’est créé contre ce mode de production d’énergie. C’est pourquoi cette proposition de loi apparaît nécessaire.

 

proposition de loi 

Article unique

I. ‒ L’implantation d’éoliennes est interdite sur le territoire de la République, y compris dans les eaux territoriales françaises, à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.

II. ‒ Les projets d’implantation d’éoliennes en cours au moment de l’entrée en vigueur de la présente loi sont suspendus et démantelés.

Les altérations de l’environnement résultant des projets d’implantation d’éoliennes en cours font l’objet d’une remise en l’état préexistant au début du projet, à la charge du promoteur du projet éolien.

Lorsque cette remise en état est impossible, le promoteur du projet éolien indemnise à hauteur des dommages causés par le projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire la collectivité territoriale sur le territoire de laquelle l’implantation devait avoir lieu.

III. ‒ Un décret précise les conditions dans lesquelles sont appliquées les mesures d’interruption, de remise en état et d’indemnisation prévues au II du présent article, notamment lorsque le promoteur du projet éolien est la collectivité territoriale sur le territoire de laquelle devait avoir lieu l’implantation.

IV. ‒ La perte de recettes pour l'État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. 

V. ‒ La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

mardi 8 juin 2021

Barbara Pompili ou le déshonneur de l'écologie

 

Association de défense et de promotion du Haut-Buëch et de ses habitants
(membre de la Fédération Environnement Durable)
http://hautbuechnature.blogspot.com/

On ne peut pas reprocher à la ministre de mettre de côté son militantisme débridé dans ses fonctions officielles au sein du gouvernement de la nation : un poil collapsologue comme son mentor Yves Cochet, pas vraiment hostile à la décroissance, mais surtout antinucléaire viscérale (tout en feignant de ne pas l'être), son dogmatisme vert, mélange d'idéologie et d'affairisme autoritaire semble être son bréviaire politique.

Elle vient encore de le prouver en volant au secours de la filière éolienne (ce qui ne rassure pas forcément ses amis des lobbys éolien comme France Énergie Éolienne), lors de sa conférence de presse du 28 mai dernier.

"Installez une éolienne, vous protègerez la planète" affirme-t-elle, sous forme de slogan publicitaire, en introduction de sa conférence de presse. MAIS DE QUELLE PLANÈTE S'AGIT-IL POUR LA MINISTRE ?

Certainement pas une planète décarbonée au mieux, sinon, elle ne s'acharnerait pas à détruire notre modèle de production électrique, l'un des plus vertueux au monde car décarboné à 95%, qui assure notre sécurité et notre indépendance énergétique grâce au nucléaire et à l' hydraulique. On peut le vérifier tous les jours en consultant la carte des émissions de CO2.

Il est en effet très étonnant pour une ministre qui se targue de vouloir rétablir "la vérité" sur l'éolien, de l'entendre bredouiller ainsi son sujet, confondant puissance éolienne installée et production électrique produite (voir le communiqué de presse de la FED) enfilant comme des perles approximations, erreurs et mensonges.

Ainsi dans son discours, la ministre se garde bien de dissocier l'éolien intermittent (à peine 8% dans le mix électrique en 2020 pour environ 8 000 éoliennes implantées) des autres sources de productions renouvelables ... Quand il n'y a pas de vent pour 8 000 éoliennes , il n'y en aura pas non plus pour 15 000, comme veut l'imposer la ministre !

Vouloir faire croire que le prix de l'éolien est compétitif, en oubliant de préciser que depuis 20 ans, l'État subventionne chaque MWh produit par des multinationales privées, souvent étrangères, est un mensonge éhonté. Pour 2020, la Commission de Régulation de l'Énergie, organisme d'État, a déterminé à 91,00 € le coût du MWh éolien qu'EDF avait obligation de racheter. Soit deux fois le prix du marché. Cette charge ne fait qu'augmenter d'année en année et est prévue pour 2021 à 92,40 €. Ceci naturellement au détriment du consommateur qui a vu sa facture d'électricité augmenter de 50% en 10 ans comme vient encore de le relever UFC Que choisir. Et en même temps ... l'État versait aux promoteurs éoliens 2,3 milliards d'euros de subventions, rien que pour l'année 2020 !

C'est que dans ce système devenu kafkaïen, les gouvernements successifs se sont convertis à la doctrine néo-libérale de Bruxelles et sous la pression des affairistes verts et de puissants lobbys comme WindEurope ou l'OFATE qui a son siège officiel au ministère de l'écologie, considèrent l'électricité comme une simple marchandise qu'il faut soumettre à la fausse concurrence du marché.

On est bien loin de l'écologie dans tout ça, et face au rejet de plus en plus massif -notamment dans nos territoires ruraux- de cette politique énergétique qui n'est en fait qu'un affairisme débridé au profit des promoteurs éoliens, la ministre n'a plus, pour convaincre, que son autoritarisme, comme elle vient encore de le faire dans une directive aux préfets du 26 mai 2021.

Non, Madame Pompili, 82% des français ne sont pas favorables à l'éolien comme vous tentez de le faire croire en évoquant le baromètre annuel de l'Institut de Radioprotection de Sûreté Nucléaire (enquête réalisée comme l'indique la fiche technique de l'enquête auprès d'un échantillon représentatif de 1 032 personnes du 18 novembre au 3 décembre 2019 et parmi ces personnes, un bon pourcentage d'urbains qui ne verront jamais une éolienne près de chez eux et quelques contingents de bobos écolos idéologisés).

Vous feriez mieux, Madame la ministre d'écouter quotidiennement vos concitoyens qui s'expriment partout contre l'envahissement de notre pays par l'éolien industriel, et dénoncent votre tartuferie écologique : prenez connaissance du dernier sondage Ouest France (plus de 4 000 participants qui rejettent massivement l'implantation d'éoliennes près de chez eux et témoignent de leur vécu) ou celui de RTL (plus de 6 000 votants à ce jour qui estiment que les éoliennes gâchent le paysage).

Vous pourriez également réécouter le discours de Pau du Président de la République avec qui vous prétendez être en phase ou l'appréciation de votre collègue, la rapporteure de la commission d'enquête "Aubert" déclarant que la politique de transition énergétique "ne sert à rien pour la transition écologique. C'est un mensonge ..."

Enfin, nous supposons que la remarquable tribune de Stéphane Bern "Madame Pompili, les éoliennes sont une négation de l'écologie" ne vous aura pas échappé.

Madame Pompili, plutôt que d'ordonner aux préfets de région de redessiner les cartes des Zones de Développement Éolien annulées par la loi en 2013, tout comme les Schémas Régionaux Éoliens annulés par tous les tribunaux de France, plutôt que de faire pression sur les élus locaux en recrutant aux frais de l'État une armée de "conseillers techniques" qui viendront encore renforcer les hordes de commerciaux qui, le chéquier en bandoulière, achètent nos espaces ruraux au mépris de notre environnement, de la biodiversité et de notre qualité de vie, plutôt que de faire le lit des promoteurs éoliens, plutôt que de fracturer notre pays entre urbains et ruraux, il nous tarde que vous preniez la mesure de vos fonctions de ministre de la France et non pas de la république écologique et territoriale comme vous l'affirmez dans votre conférence de Presse !

mercredi 2 juin 2021

Eoliennes: Du rêve aux réalités. LE FILM

 

 Recueillant près de 80% d’opinion favorable, les éoliennes sont en quelques années devenues le symbole de la transition énergétique. Quels enseignements politiques, sociaux, économiques et environnementaux peut-on tirer de leur multiplication ? Le rêve est-il en phase avec la réalité ? Professionnels, experts et riverains nous dévoilent les envers du décor.

 

Pour en savoir plus : https://eoliennes-lefilm.com