lundi 16 septembre 2019

Un black out général en Europe en 2035

Personne n’est en mesure actuellement de prévoir ce qui peut se passer en cas de problème sur un réseau européen à majorité d’énergies renouvelables aléatoires et diffuses.
Par Michel Negynas.

Ci-dessous la production française d’électricité par filière en juin, juillet et août. L’éolien est en bleu clair, le solaire en jaune foncé : ils sont marginaux. Nous en avons pourtant installé 25 GW, l’équivalent de 16 EPR !

On voit que les seuls moments ou l’éolien devient un peu significatif, c’est par des « coups de vent » d’une journée ou deux. Non seulement cela ne sert à rien, mais cela pourrait poser de gros problèmes si nous réalisons le programme de développement des énergies renouvelables (ENR) à 2035.

Que s’est il passé sur le réseau électrique le week-end des 10 et 11 août ? (voir ECO2 mix, l’excellent site de RTE, Réseau de Transport Electrique, filiale d’EDF)

La puissance appelée par le réseau était de l’ordre de 40 GW, contre 90 GW à la pointe d’hiver. Normal en période de vacances et de chaleur. Comme d’habitude, la consommation a chuté, de l’ordre de 6 GW de pointe à pointe entre le vendredi et le samedi :

Mais il  se trouve que le vent est passé de 4 à 9 GW entre vendredi midi et samedi midi… et manque de chance, le Soleil s’y est mis aussi, mais lui, comme d’habitude : il a pris 5 GW dans la journée de samedi entre 7 h et midi !

Résumons-nous : la consommation baisse 6 GW, la production aléatoire augmente de 10 GW… 16 GW de baisse à gérer pour les centrales pilotables dans la journée de vendredi et samedi…
En 7 heures, le nucléaire a du baisser de 10 GW la nuit de vendredi à samedi… une gymnastique périlleuse non pas à cause du volume, mais de la vitesse de la baisse, d’autant qu’il lui a fallu ré‑accélérer dans la journée de dimanche, où la situation était encore plus critique : en effet, le vent était retombé à 2 GW, après une chute encore plus brutale que la montée et le Soleil brillait un peu moins. De 18 h à 22 h 30 samedi, la production des ENR a perdu 5,7 GW, plus d’un GW par heure !

Le gaz s’est adapté lui aussi… cette gymnastique a dû faire dégringoler les rendements… Bonjour le CO2 !

Les exports ont baissé à 0 GW… très brièvement, le dimanche, sans doute le signe d’une grande confusion sur les interconnections.

En Allemagne, c’est la même chose. Le vent est en bleu gris : arrêt du charbon, et du lignite (gris et noir)… et même, apparemment, de certaines fermes solaires. Mais  les Allemands, comme à leur habitude, résolvent leur problème en partie par l’export (partie négative de la courbe). En fait, ils ne conservent de pilotable quasiment que le nucléaire (en rouge) et la biomasse (en vert). (voir Energy charts du site de Frauenhofer Institute). Au plus fort du Soleil et du vent, près des deux tiers du mix était composé de producteurs diffus et volatiles. Cela ne marche probablement que parce que l’Allemagne a des interconnections multiples avec les réseaux de ses voisins, moins ENRisés, qui lui sauvent la mise pour garder un réseau stable. 

Mais cela ne leur a pas rapporté beaucoup…

Les prix ont chuté vertigineusement en négatif… Pauvres Allemands qui subventionnent l’électricité de leurs voisins…

Accessoirement, le récent black out partiel en Angleterre est survenu le 9 août à 18h… Il y a sans doute de nombreuses causes, dont la foudre, mais l’une d’elles est certainement la vulnérabilité du réseau pendant la montée en puissance du vent : l’Angleterre a le plus grand taux de pénétration de l’éolien en Europe.

Cette situation montre bien la situation dangereuse dans laquelle on met notre alimentation électrique, (et pas seulement à la pointe d’hiver, où nous risquons de manquer de capacité) ; or nous n’avons que 25 GW de solaire et d’éolien. Il est question de passer à 90 GW !  Et nos voisins ont les mêmes objectifs !

Extrapolation à un scénario 2035

Quelques considérations techniques
Peu de gens se rendent compte de la prouesse réalisée par les ingénieurs concepteurs et gestionnaires du réseau électrique : équilibrer en permanence, et en tous points, l’offre et la demande. Les écarts peuvent se traduire par des écarts de la fréquence, de la tension, des surcharges de ligne, qui en se déconnectant par protection, mettent tout en danger… Et il y a d’autres paramètres, peu connus du grand public, qu’il faut absolument contrôler eux aussi, comme la puissance réactive.
Pourtant, tous les jours, la demande varie fortement entre creux et pointe : c’est gérable car très prévisible.
L’ajout de sources aléatoires diffuses qui de plus ne peuvent jouer de rôle stabilisateur (une éolienne ou un panneau solaire n’ont pas d’inertie comme un groupe turboalternateur de 1000 MW…) rend la gestion difficile. On peut bien sûr ajouter des équipements pour limiter les risques : c’est coûteux, et source de complexité supplémentaire. Pour pallier tout cela, certains proposent même de faire tourner à vide de vieilles centrales à charbon ou nucléaires…
En outre, les variations de la demande, très prévisibles, peuvent être amplifiées par les variations de l’offre aléatoire, qui ont un moindre caractère de prévisibilité.
Projetons-nous en 2035 avec un cas de figure comparable à celui des 10 et 11 août, c’est-à-dire un coup de vent d’un jour, avec zones orageuses. 
Nous aurons 5 fois plus de solaire et trois fois plus d’éolien ;  entre 8 h et midi le Soleil grimpera de 25 GW et l’éolien de 15 GW de vendredi à samedi, soit 4O GW au total… Et la consommation baisse… 46 GW, ce n’est plus possible, c’est plus que d’arrêter tout le reste… Or il faut conserver de la réserve tournante : la preuve, il faudra ré‑accélérer à fond la caisse les centrales pilotables le dimanche, car le vent tombera.
Revenons au samedi ; il faudra donc arrêter des éoliennes et des panneaux solaires, (et ce n’est pas aussi facile qu’on le pense,) en même temps que baisser au minimum presque tout le parc nucléaire.
À l’inverse, le dimanche après-midi, il faudra réactiver progressivement toutes les centrales pilotables précédemment en service, dans un temps relativement court, tout en gardant l’équilibre du réseau en tout point.
Or nous sommes en pleine perturbation météo, il y a de l’orage dans certaines régions… Pas de chance, la foudre tombe sur un poste de transformation de 400 000 V… (c’est peut-être ce qui est arrivé en Angleterre). Ce serait déjà critique sur un réseau stable ; mais en pleine montée ou descente rapide des centrales pilotables et de la multitude de production diffuse, c’est la catastrophe. Pas de marge de manœuvre. La fréquence monte ou baisse au-delà des normes ; les protections automatiques des équipements de production réagissent. Black out.
Or, tous les pays européens auront fait exactement la même chose que nous en 2035 (parfois en pire, voir l’Espagne) en matière de mix électrique et contrairement aux idées reçues, la météo est souvent la même sur l’ensemble de l’Europe. La gestion des interconnections est délicate, car transnationale (problèmes de langues, d’ego, ou même financiers) alors que les réactions doivent être instantanées. La probabilité est forte que tout le réseau européen s’écroule comme un château de cartes.
Mais connecter ou déconnecter un équipement de production n’est jamais une opération simple. A fortiori en cas de black out.
La suite est un cauchemar. Les éoliennes devront se mettre illico en sécurité par vent fort : dès qu’elles sont coupées du réseau, leurs pales doivent se mettre en drapeau et freiner instantanément. Imaginons que le dispositif soit fiable à  99,9 % ; cela vous paraît pas mal ? Eh bien sur les 15 000 éoliennes en service en France, 15 verront leurs pales partir en orbite. Espérons que personne ne sera à proximité.
Les panneaux solaires : le Soleil ne s’arrêtera pas de briller pour autant là où il n’y a pas d’orage. Pour les multitudes d’onduleurs, y compris chez les particuliers, en principe, cette situation de coupure du réseau, avec risque de surchauffe, voire d’incendies… est prévue. En effet, tous sont équipés de dispositifs qui ouvrent leur circuit en cas de problèmes sur le réseau. (Car les volts restent, eux, localement, aux bornes des panneaux, tant que le Soleil brille !) C’est indispensable pour la sécurité de l’installation, du réseau, et surtout des personnes appelées à travailler sur le réseau. Comment être sûr que ces centaines de milliers de dispositifs vont tous parfaitement fonctionner ? Que certains bricoleurs du dimanche n’ont pas voulu « améliorer » leur installation ?
Les grosses centrales thermiques doivent réussir aussi instantanément leur « îlotage », en cas de coupure du réseau, c’est-à-dire se mettre en position de circuit fermé, n’alimentant que leurs propres besoins. C’est toujours délicat. En cas d’échec, c’est l’arrêt complet, et de longues heures pour redémarrer, et pour les centrales nucléaires, c’est compter sur le diesel de secours pour assurer le refroidissement…
Coté utilisateurs, on peut avoir une idée à partir de la situation du 9 août en Angleterre : bouchons sur les routes en absence de signalisation, des centaines de milliers de personnes coincées dans les transports ferroviaires… des urgences sanitaires impuissantes…
Et les voitures électriques n’auront qu’un temps… celui de l’autonomie de leur batterie.
Pour les hôpitaux, ceux dont les diesel de secours seront un peu lents à démarrer (il y en aura) déploreront des morts en salle d’opération.
Le redémarrage sera laborieux, surtout parce qu’il faudra vérifier que les milliers d’éoliennes et de panneaux solaires sont dans des configurations de sécurité, pour eux et pour les réseaux. En outre, la majorité des éoliennes et des panneaux solaires ne peuvent démarrer sans être connectés à un réseau stable ; ils ne seront d’aucun secours pour le redémarrage.
En réalité, personne n’est en mesure actuellement de prévoir ce qui peut se passer dans un tel cas sur un réseau européen totalement à majorité d’ENR aléatoires et diffuses. Il est facile de démontrer que tous les récents incidents ou quasi incidents ayant survenu sur les réseaux (Europe, Australie, New York…) ont des causes initiales diverses : arrêt d’une grosse centrale, erreur de mesure, perte d’une ligne haute tension… sans préciser que la situation a été rendue plus difficile à gérer du fait de variations rapides de la puissance délivrée par le vent et le Soleil.
D’ici 2035, la technologie peut évoluer… ou pas. Et 15 ans, c’est peu pour l’investissement industriel. Et même dans ce cas, il faudra inclure le coût des équipements supplémentaires rendus indispensables dans le coût de l’électricité ENR.
Avant de développer les ENR intermittentes à hauteur de 90 GW, il faut d’urgence étudier vraiment, à partir de situations concrètes, les risques liés à la sécurité du réseau électrique car les études de référence de RTE, utilisant des méthodes probabilistes, ne permettent pas de statuer et elles ne tiennent pas compte de l’évolution des réseaux interconnectés voisins.

dimanche 7 juillet 2019

Aisne : Montcornet : le maire lance un cri d’alarme.


Témoignages recueillis par Sioux Berger. Un grand merci à V. Bernardeau et aux habitants sur le terrain qui l’ont aidée à réunir l’ensemble de ces éléments.

« Je m’appelle Guy Le Provost, et je suis le maire de Montcornet. Ma commune se situe dans les Hauts de France. J’assiste, impuissant, à un véritable désastre écologique. Ici, les parcs éoliens fleurissent à tour de bras, c’est à un point où les habitants ne savent même pas combien il y en a. A 15 km à la ronde, on approche les 250 aérogénérateurs, et il s’en construit d’autres tous les jours.
Les parcs les plus anciens ont entre 12 et 15 ans, et plus il y en a, plus la population de Montcornet et ses environs est malade.

Ce sont principalement des cancers, des problèmes acouphènes, et des problèmes cérébraux.

Je suis d’ailleurs moi-même malade : en novembre 2018, je rentrais d’une réunion, et j’avais l’impression que je n’entendais plus d’une oreille. J’ai passé tous les examens ORL, scanners. Le verdict est tombé : surdité inexpliquée. On pourrait dire que c’est à cause de mon âge, j’ai 69 ans. Mais il est arrivé également le même incident de santé à une personne de la municipalité que je connais bien, et qui est bien plus jeune. Du jour au lendemain : surdité brutale.
L’un de mes amis proches, qui habite au croisement entre la route de Reims et de Laon, est atteint d’une tumeur au cerveau depuis 5 mois. Mais les gens se taisent. Ils ne se battent pas, car ils doivent avant tout se battre contre la maladie. Le quartier de Bellevue est sinistré, la rue Clémenceau également. A cet endroit, on compte de très nombreux malades, tous postérieurs à l’arrivée massive des éoliennes autour de nos villages. Même constat sur les communes de Chaourse et de Disy le gros : des cancers, des acouphènes, des problèmes de sommeil et de tachycardie.

A l’heure où je vous parle, je suis chez moi : je me penche à la fenêtre, et où que je me tourne, je suis cerné : éoliennes au Sud, à l’ouest, à l’est…le préfet est venu pour une inauguration sur notre commune. J’ai tenté de lui expliquer l’ampleur du désastre. Il m’a répondu qu’il essaierait de bloquer les demandes de permis de construire, mais pour combien de temps ? Les préfets ne restent pas en place bien longtemps, et les sommes d’argent sont si importantes qu’on s’arrange avec la réalité du terrain et la souffrance des habitants. Ici, une éolienne rapporte environ 5000 euros le mégawatt par an. Les nouvelles installées font environ 4 mégawatts, ce qui fait 9000 euros par éolienne, et certains propriétaires qui louent leur terrain aux promoteurs en possèdent 5 ou 6, voire plus. C’est une manne ! Et quand de l’argent est en jeu, la santé passe à la trappe.

Mais le jour où on cessera d’étouffer le lien qu’il y a entre les malades et les éoliennes, ces régions qui en ont tant accepté seront totalement sinistrées et désertées par les habitants. Ce sont des territoires entiers qui seront devenus inhabitables. »



Après mes recherches sur la Loire Atlantique, les vaches malades, les câbles enterrés de Sainte-Pazanne, je poursuis donc mon enquête autour de Montcornet. Pourquoi Montcornet ? Parce qu’encore une fois, les animaux ont parlé avant les hommes. En effet, les nombreux témoignages des colombophiles m’ont interpellée. Lorsque je les ai interrogés, tous m’ont expliqué qu’ils perdaient des pigeons voyageurs depuis l’installation des éoliennes sur Montcornet, Chaourse, Dizy le Gros. Or, on sait que ces oiseaux se repèrent pour se diriger grâce aux champs électromagnétiques émis naturellement par les sols. Si ceux-ci sont modifiés, ils sont déboussolés.
Les champs électromagnétiques et les infrasons émis par plus de 200 éoliennes ne sont étudiés par aucun scientifique. Mais sur le terrain, les gens commencent à parler et à réagir. 


Avec l’aide des villageois, j’ai poursuivi mon enquête sur le village de Dizy-le -Gros. Chaque malade a accepté de rédiger un courrier. J’en publie ici quelques exemplaires. J’ai regroupé tous les malades recensés sur une carte afin que chacun réalise l’ampleur de ces témoignages. Nous avons à l’heure actuelle recueilli une centaine de courriers, mais ce n’est pas terminé. Toutes les pathologies sont postérieures à l’installation des parcs, et le village est situé à 500 ou 800 mètres des différentes éoliennes.

Voici les pathologies dont les riverains se plaignent :
- Acouphènes : surdité progressive ou partielle inexpliquée. Or l’impact sur le tympan des basses fréquences émises par les éoliennes ne sont pas prises en compte dans les études.
- Insomnies, surexcitation ou fatigue, tachycardie, problèmes cardiaques : certaines basses fréquences (autour de 30 Hz) interfèreraient avec les ondes "Beta" cérébrales du sommeil qui sont associées avec les réactions d’alerte, de stress et d’anxiété.
- Cancers : Les infrasons ne provoquent pas directement de cancer mais facilitent le développement de cellules malignes "dormantes" ou accélèrent un cancer existant. Il n'y a à priori pas de cancer type : la chaîne d'interaction est l'infrason qui augmente le stress oxydatif et provoque la sécrétion de cortisol (immunosuppresseur comme d'autres catécholamines), ce qui facilite le développement des structures malignes...

Le puzzle se poursuit : à proximité des parcs éoliens, des vaches sont malades en Auvergne, en Loire Atlantique. Non, ce ne sont pas des « cas isolés ». Et lorsqu’on constate des pathologies identiques sur des villages entiers, on sourit quand on entend parler d’effet « nocebo ». Les pigeons qui disparaissent et les vaches qui se meurent demandent aux pouvoirs publics d’écouter les humains qui souffrent.

Légende des cartes fournies 
: Sur les cartes jointes, les cancers recensés apparaissent en rouge, et les autres problèmes de santé (acouphènes, migraines...) apparaissent en bleu. Les parcs éoliens sont indiqués par une hélice. La carte « toutes pathologies confondues » : les malades sont représentés par des gouttes bleues.








Quelques sources concernant les différentes pathologies :
http://clincancerres.aacrjournals.org/content/12/2/369.short
http://wiseenergy.org/Energy/Health/LFN_and_Cancer.pdf
https://waubrafoundation.org.au/
http://www.medecine.ups-tlse.fr/dcem1/immunologie/Immunite_et_cancer.pdf

Pour ceux qui ont du mal avec l’anglais, explication en quelques mots des méfaits infrasons :
Les basses fréquences sont des ondes pulsées émises chaque fois que la pâle passe la tour de l’éolienne. Ces ondes ne sont que peu diminuées en intensité par la distance. L’ université de Flinders en Australie a découvert que ces ondes entrent dans les maisons à 3.5 km. Comme tous les infrasons, ces ondes ont la particularité de faire « résonner les organes », autrement dit, les faire vibrer. Le corps va réagir à cette vibration permanente en sécrétant une hormone : le cortisol, hormone du stress. On connaît très bien les effets néfastes d’une trop grande quantité de cortisol dans l’organisme. Problèmes cardiovasculaires, augmentation des cas de cancers, dépression, insomnies…
Le professeur Persson Waye a approfondi les recherches sur les effets néfastes du cortisol.

Sioux Berger

mercredi 3 juillet 2019

Deux fédérations nationales déposent plainte pour pollution du territoire contre l’Etat

Paris le 3 juillet   2019            Communiqué de presse
           
Éolien : Deux fédérations nationales déposent plainte pour pollution du territoire contre l’Etat (Ministère de la Transition Écologique et Solidaire)

La Fédération Environnement Durable (FED), association d’Intérêt général, et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF * Sites & Monuments) agréée au plan national pour la protection de l'environnement, attaquent l’Etat devant le Tribunal Administratif de Paris en raison de la pollution croissante du territoire générée par les éoliennes industrielles.
Instruites par la multiplication des friches éoliennes à l’étranger, la Fédération Environnement Durable (FED) et Sites & Monuments (SPPEF) déposent un recours devant le Tribunal administratif de Paris relatif aux déchets de l’industrie éolienne.    

Ce recours vise à engager la responsabilité de l'Etat du fait de l’illégalité de sa réglementation applicable aux déchets éoliens, laquelle autorise leur abandon dans les sols, néglige la hiérarchie de leurs modes de traitement et n’impose aucune garantie financière crédible en matière de remise en état des sites.     

Le Tribunal administratif est saisi du préjudice issu de cette réglementation inopérante, nouvelle faveur faite à des promoteurs déjà coupables d’une atteinte fondamentale à  la biodiversité, d’une rupture sociale et de la destruction de nombreux paysages ruraux français pour une production électrique anecdotique ruineuse et dépourvue de fiabilité.          

Le 19 juin 2019, la Fédération Environnement Durable avait  déposé au Conseil d’état un premier recours pour excès de pouvoir contre le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire demandant  notamment l’abrogation de l’arrêté du 26 août 2011 relatif à la remise en état et à la constitution de garanties financières pour les installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent.        

Contacts presse
FED : Jean-Louis Butré        
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08
SPPEF : Bruno Ladsous
06 49 69 39 59

           
Annexe
Selon le calendrier de la programmation pluriannuelle de l’énergie, (PPE) annoncé par le gouvernement (3), environ 14.500 éoliennes seront installées à l’horizon 2028, ce qui correspondra à une artificialisation massive des sols ruraux, puis à la constitution d’une colossale déchetterie industrielle.
La situation de l’Allemagne (1) confrontée à ses premiers démantèlements d’éoliennes, nous révèle qu’aucune précaution à la hauteur des enjeux n’a été prise par l’État français (2) pour protéger l’environnement.

Le démantèlement de multiples éoliennes géantes est en effet illusoire compte tenu de son coût
(pour une consignation de seulement 50.000 euros). Le territoire de la France, lorsque la perfusion de deniers publics cessera, sera couvert de friches industrielles disséminées sur tout le territoire et de lignes de très haute tension devenues inutiles.         
Après avoir détruit des haies, rasé des chemins ruraux historiques et construit des routes en plein champs pour acheminer des éoliennes atteignant aujourd’hui 250 mètres de haut, les industriels de l’éolien dont les structures financières sont volontairement insuffisantes, vont abandonner une quantité gigantesque de matériaux polluants non recyclables, voir non traitables : (4
  • 36 millions de tonnes de béton armé pour fabriquer les socles, à tout jamais enterrés, soit l’équivalent de 1,8 millions de camions toupies représentant une file de 18.000 km.
  • 435 mille tonnes de plastiques spéciaux pour les pales fabriquées à base de polymères, de fibre de verre et de carbone, très difficilement traitables voir non recyclables. Si ces pales de 55 mètres étaient mises bout à bout, elles couvriraient 2.800 km.
  • 8 millions de tonnes d’acier ordinaire, d’aciers spéciaux à base de manganèse, de chrome, de nickel, de molybdène pour les mâts, les rotors etc.
  • Des centaines de milliers de tonnes de cuivre, pour les génératrices d’électricité, les câbles électriques, les milliers de transformateurs constituant les postes sources, sans compter les milliers de km de nouvelles lignes à HT pour raccorder les 14 500 éoliennes au réseau et distribuer leur courant intermittent.
  • 6 mille tonnes de terres rares dont principalement le néodyme, un produit chimique stratégique pour fabriquer les aimants des nouveaux alternateurs, difficilement recyclable et produit en Chine dans des conditions écologiques et humaines toxiques défrayant la chronique depuis des
    années (4)
  • 15 mille tonnes par an d’huile de vidange par an dont une partie s’écoule dans les sols, polluant durablement les nappes phréatiques.
 (1Le (polluant) recyclage des vieilles éoliennes allemandes
Article du figaro  Publié le 29/01/2019   Par  Luc Lenoir
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2019/01/29/29002-20190129ARTFIG00141-le-polluant-recyclage-des-vieilles-eoliennes-allemandes.php
De nombreux sites, subventionnés pendant des années, ne sont plus compétitifs au prix actuel de l'électricité. Leur démantèlement implique des investissements que n'ont pas prévus les exploitants, et risque de poser de vrais problèmes écologiques…        

( 2Provisions actuelles pour démantèlement d’une éolienne : 50.000 €

(3) Renouvelables-La France vise un rythme soutenu d'appels d'offres
PARIS, 25 janvier (Reuters) -
La France prévoit un rythme soutenu d'appels d'offres dans l'éolien terrestre et le solaire photovoltaïque afin de doubler ses capacités de production d'électricité renouvelable en dix ans, selon le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) publié vendredi.…
Selon le calendrier prévu de développement des renouvelables, des appels d'offres représentant près de deux gigawatts (GW) de capacités d'éoliennes terrestres …. seront lancés chaque année sur la période 2019-2024….
Pour multiplier par environ 2,5 les capacités installées d'éoliennes terrestres …. en dix ans, environ 14.500 mâts seraient installés sur le territoire métropolitain à horizon 2028, contre 8.000 à fin 2018,
(4) Evaluation de la quantité totale de matériaux du parc éolien français constitué de 14.500 mats
Chiffre issus des brochures techniques de constructeurs allemands et danois d’éoliennes

(5) La guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique
janvier 2018 de Guillaume Pitron

mercredi 26 juin 2019

Les chimères vertes.

"Les énergies vertes sont-elles vraiment propres ?", s'interroge Eric Meyer, rédacteur en chef de GEO.

Un voyage en Bolivie, sur le miroir du salar d'Uyuni, est l’occasion d’admirer une merveille mondiale de la nature mais aussi d’enterrer une chimère écologique. Là-bas, les Boliviens exploitent le lithium enfoui sous la croûte de sel. Ce minerai est en effet la matière première des batteries, nécessaires pour alimenter les millions de véhicules électriques que les constructeurs, notamment chinois, ont prévu de lancer sur les routes du monde. Autour des salars de Bolivie apparaît la part d’ombre de ce projet : cours d’eau asséchés, paysans floués, tourisme menacé. L’or blanc devient très sale… Au-delà du cas bolivien, le bilan écologique du véhicule électrique, qui commence à être connu aujourd’hui, montre que la sympathique notion «d’électromobilité» crée autant de problèmes qu’elle n’en résout*. Le remplacement d'une dépendance (au pétrole) par une autre (au lithium), entre autres.
Voilà une triste nouvelle de plus pour qui s’imaginerait encore qu’il suffit d’un peu de volonté pour passer de l’ancien monde «sale» (celui des énergies fossiles), au nouveau, «propre». Le concept de transition énergétique dissimule parfois sous sa brume sémantique des rêves flous et fous : transformer nos villes bruyantes et polluées en havres de silence grâce à la voiture électrique ; décarboner la planète en douceur, grâce à l’énergie éternelle du soleil et du vent. Mais au fur et à mesure que les expériences avancent, la réalité se fait jour, plus nuancée, avec les inconvénients, les problèmes techniques, les factures aussi. Les Allemands s’aperçoivent que leur vaste programme de transition énergétique lancé en 2011 après Fukushima leur a coûté des sommes astronomiques (160 milliards d’euros ces cinq dernières années) sans que les émissions de CO2 n’aient baissé franchement. Parmi leurs 30 000 éoliennes, beaucoup sont en panne, mal reliées au réseau de distribution, et posent un cruel dilemme aux amateurs de nature, qui voudraient en même temps protéger le milan royal et les jolis paysages.
En France aussi, on sait maintenant que l’arbitrage n’est pas simple entre la volonté de sortir du pétrole et la nécessité de payer une taxe pour cela. Et l’honnêteté oblige à dire que l’excellent classement (deuxième) de notre pays dans le récent palmarès mondial de la performance environnementale, établi par l’université de Yale, est dû principalement au fait que nous avons perdu beaucoup d’usines et conservé nos centrales nucléaires. Quant aux exemples marquants de transitions énergétiques réussies, ils sont localisés dans des zones peu peuplées, des lieux (des îles par exemple) où le soleil ou le vent sont généreux. Ou alors ordonnés par des gouvernements qui ne laissent pas le choix à leurs citoyens (la Chine). La nécessité de rompre notre addiction aux énergies fossiles n’est bien entendu pas contestable, ne serait-ce que pour la raison – physique – que les stocks de pétrole, de gaz et de charbon ont une fin. Mais ne nous cachons pas qu’elle nécessitera la mise en place de solutions techniquement difficiles à mettre en œuvre, politiquement risquées et qui exigeront une analyse précise des coûts et des avantages. Ce sera long, cher, voire pénible. Très loin des chimères vertes.

lundi 11 février 2019

Une raison de plus pour joindre le mouvement des Gilets Jaunes !

Mme Wargon secrétaire d'Etat du minsitèrede l'écologie, qui na pas juger utile de nous recevoir avec  la Fédération Vent  de colère DC et 2 associations du patrimoine alors que le rendez-vous avait été pris depuis plus de 4 mois

Je suis scandalisé non seulement par le fait qu'elle n'ait pas jugé  utile de nous recevoir  mais surtout  plus  qu'elle n'ait même pas eu la politesse de nous en informer , alors que ce  Rendez-vous avait été pris depuis plus de 4 mois et qu'au départ nous souhaitions rencontrer  le Ministre François de Rugy

J'ai refusé au nom de la FED de discuter avec l' un des conseillers de Wargon et j'ai quitté la salle de réunion.

Bernadette Kaars administratrice dela FED qui m'accompagnait est restée en observatrice

ps: Vous noterez  certains termes  de cette lettre avec copie  au ministre de l'interieur

Lettre avec ARC de la Fédération Environnement Durable à
Mme Emmanuelle Wargon, Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.
        
Copie à :
M. le Président de la République
M. le Ministre d’Etat François de Rugy
M. le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner

Paris le 6 février 2019
                                                   Mme la Secrétaire d'État,


En tant que président de la Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe plus de 1.360 associations et collectifs de bénévoles de toutes les régions de France, je déplore de n’avoir pu vous rencontrer hier alors que ce rendez-vous était fixé depuis plusieurs mois et que certains d’entre nous étaient venus de province à leurs frais.               

N’ayant pas été prévenu de votre absence j’ai pris la décision au nom de la FED de ne pas être reçu par un de vos conseillers et de quitter le Ministère.                    
Cette situation est particulièrement regrettable au moment où la question éolienne fracture la France et ou la société civile se sent méprisée par les autorités.         

En tant que Président de la FED j’alerte à nouveau les pouvoirs publics et plus particulièrement Mr le Ministre de l’Intérieur sur la rupture sociale et l’extrême tension qui se développe régionalement concernant l’éolien terrestre français comme je l’ai signalé au cours de mon audition devant la commission de l’assemblée nationale le 17 janvier 2019.                                             
La FED lutte depuis des années légalement contre l'éolien industriel terrestre et le long des côtes pour de nombreuses raisons, économiques et environnementales, et elle dénonce les mesures prises par la commission Lecornu, notamment celles qui tentent de museler l’opposition des citoyens et des associations loi 1901, en voulant mettre en place des procédures dérogatoires au droit commun français.               
 
La FED a déposé devant le conseil d’Etat, deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir des décrets supprimant le double degré de juridiction dans le contentieux éolien et celui remplaçant les enquêtes publiques par une simple participation par voie électronique.      

La FED demande au gouvernement de prendre en urgence les quatre mesures  suivantes :
1) Eloigner les éoliennes à plus de 1.000 mètres des habitations (Les nouvelles machines pouvant dépasser 200 mètres de haut).
2) Supprimer toutes les aides financières directes et indirectes à l’industrie éolienne qui profite depuis plus de 17 ans de mesures dérogatoires, toujours renouvelées voir amplifiées et notamment la suppression des tarifs garantis relatifs aux parcs de moins de 6 éoliennes.           
 3) Faire effectuer un audit indépendant de la structure de l’industrie éolienne. Tous les indicateurs montrent que celle-ci organisée en une myriade de réseaux financiers opaques, permet à des fonds internationaux de s’enrichir et peut-être de se « blanchir » avec l’argent des consommateurs d’électricité français en accumulant à son profit, des dizaines de milliards d’euros, comme l’a mis en évidence la cour des Comptes et la commission de Régulation de l’Energie.
4) Prendre des mesures concernant les futures friches industrielles des éoliennes terrestres.           
La FED se réserve la possibilité de mettre en cause juridiquement les pouvoirs publics pour leur inaction face à la pollution du territoire générée par les déchets des éoliennes industrielles.   
La situation de l’Allemagne, confrontée à ses premiers démantèlement, révèle aujourd’hui qu’aucune précaution à la hauteur des enjeux n’a été prise par l’Etat français pour protéger l’environnement (communiqué de presse FED du 5 février 2019).

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame le Secrétaire d’État, l’expression de ma haute considération.

Cordialement
Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
contact@environnementdurable.net

poste par H.W

jeudi 24 janvier 2019

Conséquences néfast grave pour les argiculteurs cause a éol..............



Témoignage de Murielle et Didier Potiron, éleveurs à Puceul, 44

 

Nous possédons une exploitation de 350 bêtes sur 135 hectares. Nous avons un atelier lait, en race normande, et des vaches charolaises pour la viande. 


En 2006, un promoteur éolien est venu nous proposer de louer une partie de nos terres pour y installer des éoliennes. Comme à l’époque on disait avant tout que c’était écologique et sans danger, on a accepté sans hésiter d’en prendre une, et ça nous faisait un revenu complémentaire. Autour de notre ferme, on se retrouve au total avec un parc de 8 éoliennes de 150 mètres de haut dont 6 sont à 720 mètres de notre habitation, les deux autres à environ 1 km.
On s’attendait peut-être à un peu de bruit, ou à ce que ça ne fasse pas très joli dans le paysage, mais on ne s’attendait pas perdre 50 bêtes par an, depuis que les éoliennes sont là. 
Au début, on n’a pas fait vraiment le lien. On a pensé à un problème sanitaire : dans l’élevage, on peut s’attendre à tout. On a fait venir des spécialistes (vétérinaires, nutritionnistes) : mais ils n’ont rien trouvé. Pourtant, nos veaux meurent, la qualité et la quantité de notre lait est catastrophique. On a déjà eu 4 menaces d’arrêt de collecte. 

Alors, comme on ne trouvait rien, et que nos vaches continuaient à refuser d’entrer dans le bâtiment quand les éoliennes étaient en fonctionnement, on a appelé le promoteur. Un actionnaire du Luxembourg est venu sur notre exploitation. Il ne nous a pas vraiment pris au sérieux : il a envoyé un geobiologue en pensant résoudre le problème mais celui-ci n'a pas réussi et n'a rien arrangé. Nous avons donc déposé une plainte à la préfecture, ce qui a déclenché une étude GPSE (Groupement Permanent de Sécurité Electrique), et l’envoi d’un expert. Dans le cadre du GPSE des expertises scientifiques ont été réalisées nous avons signé un protocole. 


Voilà pour l’instant où on en est : il y a des failles rocheuses et de l’eau sous notre bâtiment. Je vais essayer d’expliquer simplement pour que les gens comprennent : en gros, les câbles électriques qui récupèrent l’électricité de l’éolienne passent sous la terre. Cette électricité, quand il y en a trop les jours où ça tourne à plein régime, on ne sait pas la stocker. Alors le surplus, il part dans la terre. Et il vient se « mélanger » avec l’eau des nappes phréatiques. Pour faire simple, nos vaches ont 4 pattes, et elles se prennent des décharges en permanence. Les veaux sont les plus fragiles. On a beaucoup de morts subites. Nous avons d’ailleurs décidé de condamner certaines zones de notre bâtiment, celles où les veaux tombaient malades. C’est tout ce qu’on a pu faire.
Avec le GPSE, comme nous avons signé un protocole, pendant les études nous n’avions pas le droit de divulguer quoi que ce soit à la presse pendant une durée de un an. Les documents étaient estampillés « confidentiel ». Mais à présent, nous pouvons parler librement, et nous n’avons plus rien à perdre. Le géobiologue nous a conseillé, pour notre santé, de nous éloigner de notre élevage. Mais comment voulez-vous qu’on fasse ? On vit là, on travaille là, et on prend seulement une semaine de vacances par an. De temps en temps, je me rends chez mes parents, pour faire une pause. On ressent une fatigue extrême je multiplie les crises d’épilepsie, les chutes inexpliquées. 
Nos enfants ne sont plus à la maison en permanence, Dieu merci. Mais quand ils viennent nous voir ils nous disent à chaque fois… » Mais comment faites-vous pour tenir dans cet enfer, avec ces maux de tête, cette fatigue ? »
On n’est pas les seuls dans le secteur à souffrir de tous ces maux : Céline Bouvet a une exploitation pas loin, et elle vit exactement la même chose. Ce qui est curieux, c’est que, quand on essaie de parler à la presse, c’est comme si on parlait dans le vide. C’est un scandale, et personne ne le dénonce !
Actuellement, les expertises se poursuivent pour compléter celles qui ont été faites par le GPSE. C’est l’Etat qui a mandaté ces nouvelles expertises. Ils vont percer des trous partout dans nos parcelles Un des experts a fait de l’humour un jour et il nous a dit « mettez des bottes en caoutchouc à vos bêtes pour les isoler ! »


Je joins à mon témoignage des documents, pour les plus sceptiques, et notamment une expertise qui analyse le rendement de notre robot de traite. 

Voici la conclusion : « on constate une amélioration des performances de l’élevage et du comportement des animaux au cours de l’arrêt des éoliennes, avec une dégradation rapide lors de la remise en service du parc éolien »

Faites circuler notre témoignage. Les Français doivent savoir ce qu’on leur cache. 

Les éoliennes nous électrocutent à petit feu.

Témoignage recueilli par Sioux Berger