jeudi 19 juillet 2018

Le coût du soutien aux énergies renouvelables augmentera de4% en 2019


Le gendarme de l'énergie a évalué à 7,78 milliards d'euros pour 2019, en hausse de 4% par rapport à la prévision pour 2018, le montant des charges qui permettent de financer le soutien public aux énergies renouvelables.

Ces charges de service public de l'énergie (CSPE) sont évaluées par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), et doivent servir à couvrir les missions de service public assurées par l'opérateur historique EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l'électricité d'origine renouvelable, et à la péréquation tarifaire en outre-mer.


Dans sa délibération, la CRE note aussi que ce montant de 7,78 milliards d'euros représente une hausse de 12% du montant constaté au titre de l'année 2017.


Dans le détail, 68% du total correspond au soutien aux énergies renouvelables, dont 33% pour le solaire photovoltaïque et 17% pour l'éolien, 20% correspond à la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer, etc.), 9% au soutien à la cogénération (production de chaleur et d'électricité), 2% au soutien à l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz, 1% à l'effacement et 0,5% pour les dispositifs sociaux.


Anticipation du développement des filières des énergies renouvelables


La hausse du soutien aux énergies vertes résulte surtout "d'une anticipation du développement des filières photovoltaïques et cogénération", mais elle est limitée par l'augmentation des prix de marché de l'électricité et du gaz qui induit un besoin de soutien public complémentaire moins important pour le courant produit par les énergies renouvelables, explique la CRE.


Par ailleurs, elle table sur un "doublement" des charges liées au biométhane, du fait de la progression attendue des raccordements d'installations. En revanche, la partie de la CSPE finançant jusqu'à présent le soutien aux ménages précaires est attendue en forte baisse.


Le chèque énergie, qui remplace les tarifs sociaux, n'est en effet pas financé via la CSPE. A ce montant doit aussi s'ajouter la régularisation de charges avancées par EDF par le passé, et non encore remboursées par l'Etat, ainsi que diverses actualisations.


Au total, la CRE évalue donc à 8,970 milliards d'euros le montant total des charges à compenser en 2019. C'est au Parlement, dans le cadre de la loi de Finances, de déterminer à quelle hauteur ce montant sera effectivement financé via une taxe appliquée sur la facture d'électricité des consommateurs.


Source : batirama.com

mercredi 4 juillet 2018

Pourquoi j'ai changé d'avis.


« Je me disais que je devrais reconsidérer mon point de vue sur le nucléaire.
Mais qu’en est-il de Tchernobyl ? Et Fukushima ? Et les déchets nucléaires ? Ce sont des questions raisonnables à se poser... »
(d'autant plus que les réponses sont disponibles sur Internet avec la communication des chiffres officiels. OD)

 
Michael Shellenberger est un auteur américain, expert en politique environnementale , cofondateur de Breakthrough Institute et fondateur de Environmental Progress. Il a été nommé "héros de l'environnement en 2008. 

En 2017, Shellenberger a déclaré à The Australian : "Comme la plupart des gens, j'ai commencé assez antinucléaire et j'ai changé d'avis en réalisant que l'énergie solaire et éolienne ne peut pas être mise au service d'une économie moderne

TEDx est une communauté open-source d'événements organisés indépendamment qui inspirent l'innovation, le leadership éclairé et les idées visionnaires. Berlin est le lieu de reproduction idéal pour des idées puissantes. C'est pourquoi Berlin et TEDx sont une combinaison géniale et judicieuse.

Il est amusant que cette animation se déroule à Berlin, Pays où le nucléaire serait en voie de disparition, selon le vœu de son gouvernement.


Ce film d'une durée de 20 minutes est intéressant, car il démonte quelques contre-vérités dans lesquelles on veut nous enfermer.
 

samedi 30 juin 2018

Ne le dites pas à la présidente de région!


Voici une interview en vidéo de Xavier Bertrand, président de Région Hauts-de-France, suivie d'un article, le tout publié hier par le quotidien 20 minutes :

« Qu'ils viennent vivre ici, bon sang ! Il y en a partout, et en plus cela continue à se développer. Si on ne dit pas stop maintenant, cela va continuer, continuer, continuer... »


jeudi 28 juin 2018

Parc éolien " les portes du soleil"



Voilà 2ans et 1/2 que Sylvain Fauvé et sa famille sont confrontés aux éoliennes à Montceau-et-Echarmant près de Beaune. 

Normalement, sous le régime ICPE, la DREAL aurait dû intervenir depuis longtemps et réclamer l'arrêt du parc éolien. Il n'en est RIEN!

Les victimes des nuisances des parcs éoliens sont abandonnées. Tous les intervenants se revoient la balle, le promoteur, la Dreal, la commune... Des études complémentaires sont réalisées, mais les résultats sont couverts par le secret professionnel!

Voici le témoignage de Sylvain Fauvé avec la copie de ses derniers mails. N'hésitez pas à faire passer ces informations à vos proches. 
 




vendredi 22 juin 2018

Le préfet du Maine et Loire et les élus ridiculisés par un promoteur éolien

C'est une véritable farce qui se joue à Dénezé (49) :

 


- Les élus communaux ont dit NON au projet éolien.

- Les élus communautaires ont dit NON au projet éolien?

Par référendum la population a dit NON au projet éolien

La LPO a dit NON au projet éolien

Le commissaire enquêteur a dit NON au projet éolien
Logiquement, le préfet de M&L a dit NON au projet éolien.
Mais cela contrarie le promoteur qui envoie donc le dossier devant le Tribunal administratif. Cette semaine, il a gagné.

Il va pouvoir installer ses machines au mépris de l'administration, des élus et des habitants concernés en premier chef.
L'association est stupéfaite, la population est furieuse.


Contact:

MDR Environnement

Mouvement pour les Droits et le Respect de l'Environnement

Association reconnue d'utilité publique

jeudi 14 juin 2018

Encore un témoignage


Témoignage d'un éleveur breton  diffusé au JT de 20 heures de France 2 le 12 juin 2018 :

Le propriétaire du terrain a beau toucher 2500 € par an grâce aux éoliennes, il regrette de les avoir laissé s’installer.
 
La nuisance sonore est énorme quand même!
 
 
 



mercredi 9 mai 2018

Les éoliennes ont décimé mon troupeau"

Témoignage de Yann Joly 

source: L'Action Agricole Picarde 03 mai 2018 à 06h00 | Par Alix Penichou

Stress et chute de la production de lait. Yann Joly et des experts auront mis des mois à comprendre que les éoliennes en seraient la cause.




Yann Joly a cessé de traire ses cent-vingt vaches en novembre 2015. Les éoliennes détraqueraient leur système nerveux.
Yann Joly a cessé de traire ses cent-vingt vaches en novembre 2015. Les éoliennes détraqueraient leur système nerveux. - © A. P.

Une salle de traite flambant neuf, avec une capacité de deux fois douze vaches… Un bijou à 80 000 € installé en 2010, qui permettait à Yann Joly, gérant de l’EARL.

Au Gré des roses depuis 1995, au Boisle, près d’Abbeville, de travailler dans les meilleures conditions. «On était heureux», souffle-t-il, les yeux humides. Cette utopie n’a duré que quelques mois. La «descente aux enfers» a démarré en 2011, date qui coïncide avec l’installation de douze éoliennes à 1,8 km de la ferme. «Puis les douze autres, montées en 2013, ont aggravé le cas», assure l’ex-producteur laitier.
Au départ, Yann Joly avoue qu’il était favorable à l’implantation du parc éolien, à cheval sur les communes de Brailly-Cornehotte, Noyelles-en-Chaussée et Gueschart. «Le côté énergie naturelle du projet était séduisant. Et une des éoliennes est construite dans mon champ. 1 600 par an pendant vingt-cinq ans, pour 30 ares de terrain utilisés, c’était bon à prendre.» Mais, à cette époque, ultrasons et infrasons étaient des termes bien vaporeux pour l’exploitant. Ces ondes seraient pourtant à l’origine des maux de ses trois cents bêtes, dont cent-vingt vaches à la traite.
«De 30 l de lait en moyenne chacune, elles sont passées, en trois mois, à 6 ou 7 l de lait en moins.» Santé des vaches, problème sanitaire, qualité des aliments… Les vétérinaires et techniciens ont écarté tous ces facteurs. Et puis la cause est apparue avec le relevé d’eau. «Je ne m’étais pas aperçu qu’elles ne buvaient presque plus, car elles allaient à l’abreuvoir, mais ne faisaient en fait que  jouer avec leur langue
Yann Joly se met alors à relever son compteur chaque jour. La consommation aurait dû s’élever à 15 m3, mais, au mieux, elle était affichée à 12 m3. Analyse de plomb, de bactéries. Là encore, rien. Et lorsque les vaches sont déplacées au pré, elle se remettent à boire normalement. «Avec les vétérinaires et un expert géobiologue, on a fini par faire le lien. Les éoliennes détraquent le système nerveux de mes vaches. Car elles ont la patte sur le fil : la rivière souterraine qui relie mon exploitation aux éoliennes fait que tout est accentué
Plus les éoliennes tournent, plus les laitières du Gré des roses dépérissent, et plus les charges s’accumulent. 100 000 € de suppléments alimentaires. De 15 à 37 € les mille litres de frais de vétérinaire. Un taux de mortalité en croissance exponentielle.
Yann Joly n’avait plus le cœur à se lever le matin. En 2013, le banquier du Crédit agricole frappe à la porte. Premières menaces de mise en faillite. «On me disait que j’étais fainéant, incapable… Ou fou !»  Les dernières laitières sont traitées le 23 novembre 2015. La salle de traite est revendue 20 000 Ä. Yann terminera de la rembourser en 2021.
Lettres envoyées à Stéphane Le Foll, ex-ministre de l’Agriculture, à Ségolène Royal, ex-ministre de l’Environnement, puis au préfet de la Somme… «L’administration s’efface devant les lobbying de l’éolien. Je suis le pot de terre contre le pot de fer.» La discussion avec le directeur de la société de gestion Sasu Caen Renewables Energy n’a rien donné. «Je demandais des moyens de déménager mon exploitation

Procès en cours
Alors, l’agriculteur dépose plainte en août 2015, et saisit un avocat, Me Boderau (installé à Arras), qui connaît bien le sujet, puisqu’il a obtenu le démantèlement du parc de Flers, à quelques kilomètres. En juillet 2016, Yann a gagné la validité de la plainte en grande instance, mais la société a fait appel. «C’est un procès de dix ans au moins. Ma crainte, c’est que la société finisse par disparaître, et la responsabilité de celle-ci avec
En attendant, l’agriculteur tente de se relever. Production d’œufs de plein air en vente directe, projet d’aire d’accueil de camping-cars… «Je continue à cultiver, et il me reste cinquante vaches à l’engraissement pour valoriser les prairies. Je fais aussi de la prestation de services dans les champs.» Mais l’EBE annuel de 160 000 € , grâce à un million de litres de lait et 160 hectares de cultures et prairies, a chuté à 70 000 € aujourd’hui. L’endettement, lui, reste à rembourser.Ce qui a fait sa force : le sourire qui ne le quitte pas. «Il paraît qu’il prolonge la vie. Et je n’ai pas envie de mourir jeune», plaisante-t-il. Et puis, surtout, le soutien de sa famille. Du soutien, Yann Joly essaie d’en apporter à son tour aux agriculteurs qui le contactent, après avoir vu son témoignage dans différents médias. «Des agriculteurs de Bretagne et de Loire Atlantique vivent la même chose.» Mais à l’EARL Au Gré des roses, le lait est bel et bien terminé. Les éoliennes, elles, continueront de narguer la cinquantaine de Prim’Holstein condamnées à l’engraissement - pièces à conviction si une étude devait être réalisée pour prouver ses dires - jusqu’en 2038