mercredi 1 mars 2017

Le vilain secret des énergies renouvelables

Le recours aux sources d’énergie renouvelables a beaucoup progressé au cours de ces dernières années, pour le plus grand bénéfice de tous, mais ce qui semble une bénédiction recèle un vilain secret, affirme The Economist. En effet, des investissements énormes seront nécessaires pour qu’elles puissent totalement se substituer aux sources d’énergie polluantes. Mais il y a là un problème de financement, et pour le résoudre, il faudra développer un nouveau business model.

Près de 150 ans après la création des cellules photovoltaïques et des éoliennes, le solaire et l’éolien ne génèrent encore que 7 % de toute l’électricité consommée dans le monde. Mais ces énergies renouvelables progressent maintenant très rapidement, à la faveur de la réduction des coûts de production qui leur permet de devenir plus compétitifs à l’égard des sources fossiles.*

« Mais il y a un problème à 20 000 milliards de dollars », écrit The Economist. Car le déploiement généralisé de ces technologies requièrent d’énormes investissements pour remplacer les anciennes usines polluantes et moderniser le réseau d’électricité.


Perturbation du marché

Le marché de l’électricité est confronté à 3 difficultés : 

  1. La volonté de développer les énergies renouvelables a suscité la création de programmes de subventions. Au total, 800 milliards de dollars ont été versés depuis 2008, qui ont eu pour effet de dévoyer le marché en favorisant une surproduction de l’électricité, avec pour conséquence, la baisse des prix qui dissuade les investisseurs. En effet, avec des prix de vente plus faibles, les investisseurs mettront plus de temps à atteindre le point de rentabilité.
  2. Les énergies renouvelables sont intermittentes, ce qui implique que leur utilisation repose encore partiellement sur des centrales conventionnelles. Mais comme elles ne peuvent pas garantir un flux constant, elles attirent moins les investisseurs.
  3. Enfin, leur coût d’exploitation est minime (le soleil et le vent sont gratuits). Les éoliennes et les panneaux solaires sont donc plus compétitifs que les centrales électriques conventionnelles, ce qui incite les consommateurs à opter pour elles. Elles récupèrent donc des parts de marché auparavant détenues par les exploitants des énergies fossiles, ce qui oblige ces derniers à baisser leurs prix. 

Ainsi, plus le solaire et l’éolien se développent, et plus les prix de l’électricité baissent sur tout le secteur, en raison des faibles coûts de production de l’énergie propre. Mais cette baisse des prix a une conséquence gênante : elle fait fuir les investisseurs.

La double peine des gouvernements 

Ainsi, pour remédier à l’intermittence des énergies propres, les Etats sont obligés de payer pour assurer l’exploitation des centrales conventionnelles, désertées par les investisseurs. Ils financent donc, d’un côté, les subventions pour développer les énergies propres, et de l’autre, l’exploitation des énergies fossiles…

L’énergie renouvelable est donc confrontée à sa propre contradiction : sa généralisation est souhaitable, mais elle risque de susciter un problème de financement pour l’ensemble du secteur. Ce paradoxe explique pourquoi certains gouvernements ont déjà commencé à réduire leur subventionnement des énergies renouvelables.

Il sera donc nécessaire de définir un nouveau business model, qui permette de créer un marché de l’électricité plus flexible au niveau des prix. Les innovations en matière de stockage de l’énergie produite, de numérisation et d’amélioration des compteurs devraient également jouer un rôle favorable pour réorganiser ce marché.

sourcz:https://fr.express.live/2017/02/27/vilain-secret-energies-renouvelables/

ENR, mes amours intermitentes


Par Bernard Durand,
Ancien directeur de la division Géologie-Géochimie de l’IFPEN, puis de l’ENS de Géologie, ancien président du Comité Scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers.

Résumé :

Depuis 15 ans environ la plupart des pays d’Europe s’efforcent à des degrés divers d’augmenter la part des électricités renouvelables intermittentes (ELRi), essentiellement l'éolien et le solaire photovoltaïque, dans leur production d’électricité. Les raisons officiellement invoquées sont de réduire substantiellement dans ces pays les émissions de CO2, et d’accroître leur indépendance énergétique.
L’étude d’un groupe de 15 pays d’’Europe de l’Ouest, à peu près homogène sociologiquement, technologiquement et économiquement, montre que les résultats de cette politique sont mauvais :
  • Les émissions de CO2 de la production électrique sur cette période y ont davantage diminué grâce au remplacement progressif de centrales à charbon par des centrales à gaz à cycle combiné, que grâce aux ELRi.
    En fait, les seuls pays qui ont des émissions faibles sont ceux dont le mix électrique repose maintenant principalement sur l'hydraulique et/ou le nucléaire. Ils n’ont donc eu nul besoin des ELRi pour abaisser leurs émissions.
  • Le prix de l’électricité payé par les ménages y a augmenté de façon directement proportionnelle aux capacités installées d’ELRi.
  • Enfin, le développement des ELRi nécessite, dans les pays sans ressources très importantes en hydroélectricité et/ou en nucléaire, de garder en soutien ("back-up") de grandes capacités de centrales à charbon et/ou à gaz pour gérer leur intermittence. Tant qu’on ne saura pas stocker les énormes quantités d’électricité qui sont en jeu, et cela n’en prend pas le chemin, ces centrales resteront indispensables.
    Le développement des ELRi liera donc dans ces pays l’avenir de la production électrique, y compris celui des ELRi, à la disponibilité future de ces combustibles fossiles. Mais en Europe, les productions de ceux-ci sont maintenant en déclin rapide, à l’exception de l’Allemagne pour le lignite. L’avenir de la production électrique et l’avenir des ELRi seront donc dans ces pays de plus en plus liés à la disponibilité de charbon et de gaz importés.
Si la politique actuelle de développement à marche forcée des ELRi est guidée par des motivations climatiques ou économiques, comme le prétendent les milieux politiques et les médias, c’est alors une grave erreur. Elle ne réduit pas de façon significative les émissions de CO2. Elle coûte cher au consommateur. En l’absence de stockages suffisants de l’électricité, elle rend aléatoire la stabilité du réseau électrique européen.
En France, où les émissions de CO2 sont déjà de loin les plus faibles de tous les grands pays industrialisés, elle les fera augmenter. Elle y fera aussi augmenter le prix de l’électricité pour les ménages. Elle rendra la France de plus en plus dépendante au charbon et au gaz importés.
Cette politique énergétique anéantira également l’avantage que possède la France sur les grands pays industrialisés de pouvoir mettre en place progressivement une mobilité électrique, donc sans pétrole, mais surtout très peu émettrice de CO2. Or cet acquis est précieux, étant données les inquiétudes sur le climat, l’incertitude croissante sur la disponibilité future du pétrole sur le marché international, et la diminution de déjà 50 % de sa production européenne qui est observée depuis 2000.

Article complet : http://fr.friends-against-wind.org/realities/electricite-renouvelable-intermittente

lundi 27 février 2017

Les éoliennes vécues comme une menace

L’implantation d’éoliennes suscite de plus en plus de réactions négatives. Il n’est même plus question de leur efficacité à produire de l’énergie mais tout simplement des nuisances qu’elles causent. A Leschères-sur-le-Blaiseron, les habitants dénoncent la perte de leur qualité de vie.


En s’approchant de Leschères-sur-le-Blaiseron, entre Vignory et Doulevant-le-Château, impossible de ne pas s’interroger sur l’omniprésence d’éoliennes, qui suscite un véritable sentiment d’encerclement. Le village est situé dans une cuvette, au bord du Blaiseron, et les pales des 38 éoliennes situées à proximité, sur les hauteurs, apparaissent de plus en plus comme une menace. Les six dernières installées par Eole Rees ont fait déborder le vase des habitants qui ne cachent plus leur colère. Ils parlent de démesure et n’admettent pas que des nuisances leur soient imposées au détriment de la qualité de vie. Bernard Thomas, l’un des riverains, résume la situation : «La journée c’est l’existence de cette enveloppe de mats avec la gesticulation des bras. La nuit c’est l’inondation de flash rouge ou blanc lors des fréquents dysfonctionnements. L’ensemble cause un bruit assourdissant au pied des habitations». Les propos sont confirmés par Daniel Nicolas, lui aussi habitant de Leschères.

Un brouhaha incessant envahit le village

Et effectivement, par un effet de résonance et donc d’écho, un brouhaha incessant envahit le village lorsque le vent vient du sud-ouest. Les habitants parlent d’un vacarme insupportable et nuisible. Pour eux, «l’un des seuls avantages de ce genre de petit village et, plus généralement, de la Haute-Marne est la tranquillité que l’on peut y trouver. Même cet aspect est désormais menacé en ne prenant pas en compte l’être humain local». Ils s’en amusent presque en remarquant que la population animale est davantage préservée des éoliennes que les hommes. Daniel Nicolas note d’ailleurs qu’il est fréquent d’enterrer les lignes électriques dans les villages au nom de la pollution visuelle mais que personne ne s’interroge au sujet des éoliennes. De toutes ces considérations, le précédent préfet a été informé sans jamais apporter de réponses comme si «90 habitants ne pèsent rien face à la puissance de l’argent». Bernard Thomas dénonce des conflits d’inté- rêts lors du vote du projet en conseil municipal. Il aimerait, par exemple, que les principaux concernés ayant des éoliennes dédiées ne siègent pas lors des délibérations. Il aimerait aussi que l’enquête publique soit plus transparente. Par exemple, dans celle des éoliennes de Leschères, des personnes témoignent en leur faveur alors qu’elles sont inconnues dans le village. Face à cette opacité, les habitants «ont même le sentiment d’être pris pour des demeurés». Ils se placent en alerte et souhaitent attirer l’attention de tous les Haut-Marnais : «Il en va du devenir de nos campagnes, de ceux qui vont venir et des nouvelles générations».

source: http://www.jhm.fr/monde-rural/les-eoliennes-vecues-comme-une-menace 

Frédéric Thévenin
Publié le 27 janvier 2017

samedi 25 février 2017

Malgré la hausse du parc installé la production éolienne a ...


Le gestionnaire de réseau RTE a présenté ce matin le bilan électrique français pour 2016, marqué notamment par une baisse des productions d’origine nucléaire (-7,9%) fuel (-13,1%) et charbon (-15,4 %), largement compensée par une forte hausse du gaz (+ 60,8%). La production renouvelable, elle, reste stable malgré un accroissement de la puissance installée.


Le parc d’énergie renouvelable français a crû de 2 200 MW en 2016 (dont 1 345 MW d’éolien) pour autant la production est stable, voire légèrement en baisse : à 94,7 TWh contre 95,1 TWh en 2015.



La principale raison à ce résultat, de prime abord intrigant, est que la météo de cette année n’a pas été très favorable à l’éolien dont la production annuelle est en retrait pour la première fois malgré l’augmentation sensible du parc installé. Le vent a permis de produire 20,7 TWh d’électricité en 2016, soit 1,8% de moins qu’en 2015 alors que sur le même temps, le parc installé s’est accru de 13% pour atteindre 11 670 MW à fin 2016. 
« La ressource en vent s’est affaiblie, particulièrement sur la fin de l’année », a expliqué Françoi Brottes, ...

On s'en doutait bien, c'est de la faute à l'événement météorologique imprévisible !!! Mais n'installerait-on pas des éoliennes uniquement pour afficher du résultat côté objectif européen, et ce sans se soucier de la présence pratiquement chaque année ( été comme hiver ) de patates anticycloniques qui contrarient la bonne marche des éoliennes !? En tout cas, pour un tel résultat, c'est bien cher payé avec la nouvelle CSPE ( TICFE ) !

Posté par H.W

Sondage, Pour une fois la question est bien posée.

Chers Tous,

Merci de participer et de diffuser. Pour une fois la question est bien posée.


L’implantation d’éoliennes dans l’agglomération de Besançon est sujette à polémique. Qu’en pensez-vous ?

Je pense qu'il n'est pas inutile de ne pas laisser les sondages faire croire que la population est favorable à l'éolien.
Nouveau sondage sur le sujet

Vote >>>

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/02/23/l-implantation-d-eoliennes-dans-l-agglomeration-de-besancon-est-sujette-a-polemique-qu-en-pensez-vous?preview=true

De Michel de BROISSIA

Posté par H.W

mercredi 22 février 2017

Saint Bonnet les Bruyeres. Avis défavorable du commissaire enquêteur

Souvent, les mêmes causes.... produisent les mêmes effets!

source:  http://www.lejsl.com/environnement/2017/02/10/projet-eolien-au-champ-bayon-avis-defavorable-du-commissaire-enqueteur

Bonneval

Après l’enquête publique, déroulée du 14 novembre au 15 décembre, le commissaire-enquêteur, François Dimier vient de rendre un avis défavorable sur le projet éolien de Champ-Bayon.

 Le commissaire-enquêteur considère en conclusion de son rapport : « Que le projet est une affaire d’élus, attirés par les perspectives de recettes pour leurs collectivités, mais peu soucieux de démocratie participative. Que ces mêmes élus veulent néanmoins avoir la garantie absolue de la pérennité de leurs sources et de leurs captages, garantie que la CN’AIR (filiale de la Compagnie Nationale du Rhône) n’est pas en mesure de leur apporter à ce jour. »

Il poursuit : « Les observations des résidents proches du projet y sont très majoritairement hostiles et il existe à coup sûr beaucoup d’autres sites aussi propices, sinon plus, à l’installation d’un parc éolien, qui ne déclencheraient pas de conflits de proximité. » Enfin, pour le commissaire-enquêteur, « la procédure d’Autorisation Unique a privé le public de l’accès aux avis détaillés des différentes administrations. »
Après synthèse des avis reçus, le Préfet de Département tranchera et rendra sa décision sur la demande d’implantation du parc éolien.
De notre correspondant Jean-Claude Lagardette

 

jeudi 16 février 2017

Même en Ireland, ils réfléchissent....

frNOUVEAU: un rapport d'étude récemment publié par le ministère irlandais de l'Environnement sur ordre du commissaire à l'information environnementale montre que selon les chiffres du gouvernement, une distance d'eloignement d'au moins 1209 mètres d'une éolienne de 175 m / 3,5 MW est nécessaire pour atteindre une limite absolue de 40dB. C'est un fait nouveau majeur par rapport à la réglementation actuelle qui exige seulement 500m

lire la suite sur:  http://epaw.org/echoes.php?lang=fr&article=n598